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A L'Aube d'une Guerre
[Histoire Terminée] | Auteur: hecate333 | Vue: 893 |
| [Publiée le: 2007-12-08] [Mise à Jour: 2008-08-02] | ||
| 13+ | Heroic Fantasy/Action-Aventure | Commentaires: 7 |
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Description: Cette histoire se passe avant la bataille d’Asgard. Albérich a été banni du Royaume par Hilda de Polaris. Phoebus est devenu son maître, il est à la recherche de son jumeau et va intriguer pour le retour en grâce d’Albérich… | ||
| Crédits: Les personnages de Saint Seiya sont la propriété de Masami Kurumada et de Toei Animation. Par contre, les autres personnages sont ma propriété. |
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Mythe ou réalité[3882 mots] |
Publié le: 2008-01-24 | |
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Chapitre 6 – Mythe ou réalité
Syd enquêtait sur Frigg, il avait collecté des informations un peu partout dans tout le royaume. Mais, ses recherches devaient être remises à plus tard. Les habitants d’un des ses fiefs avaient sollicité l’aide de leur seigneur pour venir à bout d’une vieille femme qui était suspectée de sacrifier de jeunes gens pour retrouver sa jeunesse. Syd fut étonné de cette demande, lui qui ne croyait pas à ce genre de foutaises. Toutefois, il se rendit sur dans la forêt, revêtu de l’armure de Zéta où la vieille femme avait trouver refuge.
Il arriva à l’orée du bois où se trouvait une cabane entourait par des arbres immenses et danses. A côté de la baraque coulait une petite rivière qui rendait presque ce paysage irréel, comme si le temps n’avait pas de prise sur cet endroit. Syd remarqua plusieurs grandes formes en bois qui ressemblait à des croix disséminées autour de l’habitation et qui contrastait avec la beauté du lieu. Syd s’approcha. Pourtant, il n’y avait personne aux abords de l’habitation. Alors, Syd se rapprocha davantage et sa curiosité le poussa à regarder par la fenêtre. Il fut surpris de ce qu’il aperçut dans cet abri. Aucune vieille femme dans la maisonnée. Mais, une superbe jeune fille qui s’admirait dans un grand miroir. Ces cheveux avaient la couleur de l’or et lui descendaient jusqu’aux chevilles. Elle portait une robe de couleur blanche qui mettait en valeur son corps mince et sinueux. Une large ceinture faite d’un métal précieux accentuait encore davantage la finesse de sa taille. Syd la contempla un instant comme absorbé par la beauté qu’elle dégageait. La jeune fille se retourna et aperçut Syd. Elle sortit. Syd ne la quittait pas du regard et observa son visage aux traits lisses et parfaits. Elle le toisa de ses grands yeux mauves.
La jeune fille « Que venez vous faire dans ce lieu ? »
Syd « Je cherche des jeunes garçons enlevés par une vieille femme, les avez-vous aperçus ? »
La jeune fille « Non, allez vous en, vous voyez bien qu’il n’y a personne ici ! »
Syd « Très bien, excusez moi mademoiselle, je ne voulais pas vous déranger ! »
Syd s’apprêta à repartir, lorsque il entendit des cris qui venaient de l’autre côté de l’habitation. A mesure qu’il s’approchait les cris devenaient de plus en plus audibles. Il compris que les jeunes gens étaient prisonniers derrière la maison et qu’ils s’étaient mis à crier pour signaler leurs présences. Syd regarda la jeune fille et la questionna sur ces éclats de voie.
Syd « Ces cris ! Ce sont les garçons qui ont été enlevés, n’est ce pas ? »
La jeune fille cacha son visage dans ses mains et se mit à pleurer. Lorsque elle écarta les doigts et qu’elle releva la tête, son visage avait vieillit d’au moins une cinquantaine d’années et sa chevelure était devenue toute blanche. Puis, elle passa des larmes à un rire effroyable.
« Aah, aah, aah ! »
Elle leva les bras et une armure de couleur noire étincelante se plaqua sur la quasi-totalité de son corps. Son surplis semblait représenter un dragon avec de grandes ailes repliées dans le dos. Le heaume se referma et recouvrit la totalité de son visage, elle enflamma son cosmos qui prit une couleur rouge sang et attaqua Syd avec une violence inouïe.
« Par les maléfices d’Ajatar ! » cria t-elle.
Une avalanche de flammes arriva droit sur Syd qui eut juste le temps de se projeter sur le côté pour esquiver l’attaque.
« Pourquoi fais tu cela ? » questionna Syd
La vielle femme resta muette…
Cependant, Syd n’avait pas complètement évité les coups puisque quelques marques apparurent sur son armure à différents endroits.
Syd fit brûler son cosmos et déclancha une multitude de coups à la vitesse de la lumière.
« Par l’aube bleu ! » lança t-il
La sorcière bondit à l’air pour éviter les attaques de Syd. Mais, son âge avancé ne lui permis pas d’être aussi agile que son adversaire. Effectivement, Syd avait réussi à la toucher principalement aux jambes. Des traces de givres recouvraient ses membres inférieurs à divers endroits.
Toutefois, elle se releva et toisa Syd d’une œillade meurtrière avant de déclencher à nouveau son attaque.
Syd n’avait pas vu arriver la seconde attaque qui le toucha de plein fouet. Des flammes se mirent à danser autour de lui. La vieille femme s’approcha de Syd et posa son index sur sa tempe. A cet instant, Syd se tordit de douleur. Mais, faisant fit du mal qui le rongeait, il se mit en position d’attaque et ses ongles prirent une longueur impressionnante.
« Par la griffe du tigre wiking » s’écria t-il
Il concentra toute sa puissance en un seul point et frappa à nouveau. L’air était devenu glacial, la sorcière n’eut pas le temps de réagir à cette nouvelle attaque que Syd était déjà dans son dos. La veille femme grièvement blessée s’écroula sur le sol. Son armure avait subie de graves dommages. Mais, un incendie commençait à se propager dans la forêt et allait bientôt tout ravager.
Syd se hâta de porter secours aux jeunes garçons enfermés de l’autre côté de la maison. Il aperçut l’ouverture qui menait sous terre, descendit un escalier et arriva devant des grilles immenses. Il trouva les clefs sur la vieille femme, toujours inconsciente. Il libéra les prisonniers qui le gratifièrent chaleureusement. Puis, ils prirent le chemin de leurs maisons.
Syd débarrassa la veille femme du reste de son armure, l’attacha solidement et la fit monter sur son cheval pour l’emmener au palais. Il voulait en savoir plus sur cette femme et sur les pratiques qu’elle opérait. La veille femme reprenait doucement connaissance et vociférait nombre d’insultes bien copieuses à l’attention de Syd.
Cela faisait presque une heure que Syd et la vieille femme progressaient vers le palais, un guerrier vêtu de noir, le visage cachait sous une large capuche les suivait à bonne distance. Syd s’arrêta un court instant pour faire boire son cheval à la rivière. L’inconnu s’approcha d’eux sans bruit. Syd sentit sa présence. Mais trop tard, l’inconnu brandit un sac qui contenait une espèce de poudre blanche et la projeta aux yeux de Syd. Ce dernier fut aveuglé par la poussière et n’eut pas le temps de réagir lorsque le voleur monta sur son cheval pour s’enfuir avec la prisonnière. Les choses s’étaient passées tellement vite que Syd était resté bouche bée. Il porta la main à ses yeux pour ôter la poudre qui le gênait. Ensuite, furieux, Syd bondit sur son destrier et entama une course effrénée pour tenter de les rattraper. Mais, en vain… Son manque d’initiative leur avait permis d’être déjà loin. La poudre, à défaut de leur permettre de fuir avait la propriété d’effacer les souvenirs pendant un court laps de temps à celui qui avait la malchance de la respirer. Syd s’arrêta un instant, sa mémoire lui faisait défaut, il ne reconnaissait plus les lieux. Il se sentit stupide. Il comprit que s’était peine perdue que d’essayer de les retrouver et essaya de se remémorer le chemin du retour. Après avoir tourné un peu en rond, il reconnut la route et pris la décision de rentrer. Il emprunta un chemin escarpé qui montait légèrement et fit une petite halte sur un versant de montagne pour dominer le paysage.
Pourtant, Syd n’était pas au bout de ses surprises, instinctivement, il leva la tête, les nuages recouvraient le ciel et il faisait déjà presque nuit, de minuscules flocons de neige commençaient à tourbillonner légèrement. Il été temps de regagner son gîte se disait-il…
Soudain, il fut attiré par un point noir qui grossissait de plus en plus et qui se déplaçait au dessus de lui à vive allure. Syd fronça les sourcils et il perçut quelque chose d’incroyable, la tache noire n’était pas un oiseau… Il pouvait voir distinctement qu’il s’agissait d’autre chose de beaucoup plus gros qui piquait droit sur lui. Syd n’en croyait pas ses yeux, c’était bien un dragon. Ses grandes ailes noires battaient l’espace, l’animal ouvrit la bouche et cracha une rafale de flamme sur Syd qui recula afin d’éviter son assaut. Syd descendit de cheval, attrapa sa monture par la bride et de dépêcha de se réfugier dans une vaste caverne qu’il repéra non loin de lui. Mais, la bête fondit à nouveau sur Syd avec la ferme intention de l’agripper avec ses serres.
Syd et son destrier entrèrent dans cet abri de fortune, ils étaient provisoirement en sécurité. Le reptile volant s’approcha de la grotte, il introduisit sa tête dans l’antre. Cependant, le gîte était trop étroit pour que le dragon puisse seulement imaginer s’infiltrer davantage. Malheureusement, le dragon projeta à nouveau son souffle brûlant. Heureusement, le peu d’oxygène de la caverne évita à Syd de subir les conséquences de cette nouvelle attaque. Syd resta immobile, il n’osait même pas respirer, il voyait distinctement la tête monstrueuse de la bête. Syd ne saurait dire combien de temps il resta dans sa cachette…
Alors, comme si le dragon avait compris qu’il ne réussirait pas à les atteindre, il sortit de la caverne. Il s’envola dans les airs et disparu. Syd et son cheval sortirent de leurs abris, Syd ne le quittait pas des yeux, toujours sous le choc, il se demandait s’il était devenu fou ou si ce qu’il venait de vivre était bien la réalité. Un dragon cela n’existe que dans les comtes pour enfant. Personne ne le prendrait au sérieux. Par ailleurs, il avait eu assez d’aventures pour aujourd’hui. Après tout, même s’il avait laissé échapper la sorcière, faillit se faire « griller » par un dragon, il avait au moins sauvé les jeunes garçons voués à une mort certaine.
***
Non loin de là, Albérich et Phoebus incarnaient toujours les bienfaiteurs du royaume en soulageant avec un peu de nourriture le quotidien sinistre des pauvres gens. Pourtant, les journées qui suivirent furent longues et froides, tant est si bien qu’Albérich commençait sérieusement à perdre patience de jouer à ce jeu là. Mais, leurs efforts allaient être récompensés car trois personnes montées sur des chevaux sortirent de la forêt. Comme Phoebus l’espérait la Princesse Hilda arriva sur les lieux en compagnie de sa sœur Freya et d’Hagen de Meyrak.»
Phoebus et Albérich s’agenouillèrent en signe d’obéissance.
Hilda « Phoebus, Albérich ! Je suis surprise de vous voir ici, par un temps aussi hivernal ? »
Phoebus ne masqua pas sa stupéfaction « Votre altesse, je crois que l’agréable surprise est pour nous, nous n’aurions jamais pensé, mon cousin et moi vous voir sur les terres du domaine familial ! »
Hagen « Alors, ce que l’on nous a rapporté vous concernant est exact ! Décidemment, je n’en crois pas mes yeux, Albérich qui distribue de la nourriture aux pauvres ! »
Freya « Tu vois, Hilda, il ne faut jamais désespérer, Albérich est la preuve vivante que tout le monde peut changer ! On a eu raison de lui laisser une autre chance. »
Hilda « Oui, je dois dire qu’Albérich, là tu me surprends, je te connaissais pas ce côté altruiste. »
Hagen lui tapa même sur l’épaule « c’est bien ce que tu fais ! »
Phoebus « Mon cousin n’aime pas parler de ses bonnes actions à tout le monde, il est discret. Il préfère agir plutôt que de se perdre en long discours stériles, n’est ce pas Albérich ! »
Albérich joua le jeu en restant modeste « C’est vrai, je n’aime pas en parler, je trouve impudique de se vanter et de le rapporter partout ! »
Hilda « Je suis heureuse de voir que finalement tu suis mes conseils Albérich et que notre discussion n’a pas été veine ! … Mais, je suis ici pour une autre raison ! Phoebus, je ne veux pas vous donner de faux espoirs, mais il semblerait que quelques personnes aient vues une jeune femme qui correspondrait à la description votre sœur sur le domaine de Syd de Mizar. Elle se serait réfugiée parmi les villageois après l’incendie de son village. Il faudrait que vous m’accompagniez afin d’identifier cette jeune fille. »
Phoebus abandonna ces simagrées et sauta à cheval « J’arrive votre Altesse ! »
Ils chevauchèrent bien plus loin que les terres des Albérich, ils passèrent devant les habitations groupées des paysans avec leurs immenses fermes recouvertes de tourbes gazonneuses en guise de toit. Ils traversèrent plusieurs bois où la vastitude de la forêt n’en finissait plus. Après plusieurs pérégrinations, Hilda et tout les autres arrivèrent au domaine de Syd de Mizar qui attendait leur venue pour les conduire dans sa seigneurie. Syd avait des marques sur le visage qui attestaient qu’il s’était récemment battu.
Syd « Votre Altesse, je suis votre serviteur, suivez moi, je vais vous montrer le chemin, c’est tout prêt d’ici ! »
Hilda remarqua les égratignures et les coups « Mais que t’es-il arrivé Syd ?
Syd « Hier, j’ai du affronter une sorcière ! »
Freya « Une sorcière ? »
Hilda « Mais comment cela s’est-il passé ? »
Syd « Elle terrorisait les villageois et demandait des sacrifices humains pour conserver son éternelle beauté. Ses pouvoirs étaient étonnants, on aurait dit qu’elle commandait aux flammes de l’enfer. En plus, elle avait une cosmo énergie et une armure comme les guerriers divins. Heureusement qu’avec son âge, elle n’était plus aussi rapide. J’avais réussi à la maîtriser et à libérer les jeunes gens. J’avais l’intention de l’emmener au palais pour l’interroger et en savoir plus sur ses sacrifices, mais quelqu’un est intervenu pour la libérer. Je n’ai rien pu faire. Mais ce n’est pas tout, j’ai vu quelque chose d’extraordinaire, un dragon voler dans le ciel, l’animal s’en est même pris à moi mais j’ai réussi à lui échapper en trouvant refuge dans une caverne. »
Hilda « C’est hallucinant, et dire que l’on s’est moqué de Freya qui nous a rapporté l’histoire ! Excuse moi petite sœur, j’aurais du te faire plus confiance ! »
Phoebus écoutait Syd religieusement. Il n’était guère étonné du récit qu’il venait de lui narrer et l’espace d’un instant son regard se voila d’une lueur de crainte mais il se reprit aussitôt « Syd ! Vous avez une imagination débordante ! » Déclara-t-il.
Syd se sentit offusqué « Vous sous entendez que j’ai inventé cette histoire ? »
Mais Phoebus était quelque peu chatouilleur « Une petite question Syd : lorsque vous avez affronté la sorcière et échappé au dragon, vous avez trouvé refuge dans une caverne ou dans une taverne ? »
Les yeux de Syd lançaient des éclairs et il était prêt à sauter à la gorge de Phoebus qui le toisait d’un rictus sur les lèvres.
Hagen lui prêta main forte « Mon ami Syd n’a point l’habitude d’inventer des inepties de ce genre et j’affronterai quiconque se permettra de dire le contraire. »
Phoebus se disait qu’il fallait éviter les effusions devant les deux princesses même si l’envie d’affronter et de balayer ces deux avortons le démangeait au plus haut point. Il repris son flegme habituel « Ce n’était qu’une question, Syd… Une simple question ! »
Hilda se tourna successivement vers Phoebus, Syd et Haggen « Assez messieurs ! Nous ne sommes pas ici pour cela ! »
Phoebus lui adressa un sourire enjôleur « Princesse, je ne ferai jamais rien qui puisse vous offenser ! »
Les six cavaliers suivirent Syd en direction du village et arrivèrent bientôt à destination. Ils Pénétrèrent dans la cour d’une vaste ferme. Ils descendirent de leur monture et tapèrent à la porte. Un homme âgé et bedonnant ouvrit et ils entrèrent dans l’humble demeure. Le sol était constitué de terre battue, une fosse à feu chauffait et éclairait l’ensemble du bâtiment. L’homme se saisit d’une lampe à huile et les accompagna à l’étage supérieur. Il avançait le premier, l’escalier de bois grinça sous ses pas.
« Venez ! Entrez ! La jeune fille se trouve dans la chambre du haut. Mais, je vous averti elle n’a pas dit un mot depuis son arrivée, elle est très choquée et refuse de se laisser trop approcher ! »
Peu après une jeune femme les cheveux retenus par une étoffe vulgaire et vêtue d’une robe simple, apparue en haut des marches, sa peau et ses vêtements étaient noircis à cause de l’incendie.
Albérich ne put s’empêcher une remarque désagréable avec un geste de la tête dans sa direction « C’est ça votre sœur ? »
Phoebus resta figé quelques instants, comme absent, puis partit à la rencontre de sa sœur. Il ne dit pas un mot et la serra dans ses bras et la fit descendre.
« Viens ! Allons nous en ! »
Phoebus questionna le propriétaire des lieux pour savoir si toutefois la vieille femme avait donné signe de vie. Mais l’homme lui appris qu’hormis sa sœur, l’incendie n’avait épargné personne. Phoebus devait se rendre à l’évidence, sa grand-mère était morte et il allait devoir l’apprendre à sa sœur dès que son état s’améliorerait. Sans plus attendre, il demanda qu’on lui attelle un cheval et la fit monter en scelle. Il pris le chemin du retour et ne manqua pas de remercier l’homme qui avait recueilli Sélène.
Syd arriva à sa demeure et sur l’autorisation de sa souveraine, il prit congés pour laisser toute la petite troupe prendre la direction de la demeure des Albérich. Ils franchirent un petit pont et arrivèrent devant une lourde porte. On les introduisit. La mère d’Albérich les accueillis. Elle ordonna que l’on apporte des boissons chaudes et tous s’installèrent autour de la cheminée pour se réchauffer.
Le chat était à côté de l’âtre et se frotta aux chevilles de Phoebus pour ensuite sauter sur ses genoux et recevoir son lot de caresses.
Hilda « Oh ! Il est à vous ce chat ? Il est magnifique ! »
Phoebus « Oui, j’adore les chats ! Il s’appelle Midgard.»
Hilda s’approcha de Phoebus pour caresser le chat à la luxuriante fourrure grise « Oui, moi, aussi, j’aime les chats ! » Hilda en dorlotant l’animal effleura la cuisse de Phoebus et elle se mit à rougir, elle n’avait jamais été aussi proche de lui.
Brunehilde « Vos altesse soyez les bienvenues, ainsi que le Seigneur Hagen, vous me feriez, un grand honneur en restant dans notre demeure pour la soirée !
L’envie de rester en compagnie de Phoebus enchantait Hilda mais sa bonne éducation lui dictait de repartir « Vous devez avoir envie de rester en famille, notre présence vous incommoderez, nous allons partir. »
L’intervention d’Albérich acheva de la convaincre « Les routes de traverse la nuit tombée sont si peu sûres, vous aurez bien le temps de repartir demain à la première heure. Restez au moins pour la soirée, je vais faire préparer vos chambres. »
Albérich appela d’une voix qui ne lui ressemblait pas et les domestiques plus inquiets que d’accoutumée arrivèrent en hâte.
« Mon seigneur ! »
Albérich « Nos altesses et mon camarade Hagen vont rester pour la soirée, préparez leurs appartements s’il vous plaît. Autre chose, je vous la confie ma cousine qu’on lui prépare un bain. Et ce sera tout ! Merci.»
Phoebus ne répliqua pas un mot. Le reste du groupe le regardèrent impressionné, ils n’avaient pas l’habitude de le voir se comporter de façon si aimable. Les domestiques accompagnèrent la jeune fille dans la salle d’eau où on apporta de l’eau chaude pour lui préparer un bain.
Elle ne voulut pas se monter nue devant les servantes venue l’aider. Toujours silencieuse, elle leurs fit signe de se retourner. Un peu surprise, elles s’exécutèrent et la jeune fille retira ses haillons et le morceau de tissus qui cachait ses cheveux. Elle entra dans la baignoire et les soubrettes se mirent à lui frotter l’ensemble du corps et à lui laver les cheveux à grand coup de sceau d’eau. Elles furent étonner de voir des petits lambeaux de peau morte se détacher d’un peut partout de son corps. Sans doute, les résultats de l’incendie… Puis, toujours avec pudeur Sélène sortit de la baignoire et s’enroula dans une grande serviette. Elles démêlèrent sa chevelure et la préparèrent pour le repas du soir. On apporta une robe élégante gentiment empruntée à Brunehilde qui sur les conseils de Phoebus se voulait noire en signe de deuil pour sa grand-mère.
Sélène descendit les marches qui menaient à la salle de réception. Tous furent époustouflés devant sa beauté. Sa robe était un peu trop courte, tant la jeune femme était grande et longiligne. Albérich le premier fut agréablement surpris et la couleur de ses cheveux le fascina. « Ca alors ! Elle a les cheveux couleur de sang ! »
Elle prit place parmi les convives à côté de son fère. Brunehilde en maîtresse de maison parfaite orchestra le repas qui se déroula de façon plutôt agréable jusqu’à ce qu’Hilda voulut en savoir plus sur les circonstances du retour de Phoebus à Asgard et sur l’autre branche de la famille des Albérich. Elle commençait à poser beaucoup de questions qui avaient du mal à trouver des réponses concises dans la bouche d’un Phoebus embarrassé.
Hilda « Vous ne me parlez jamais de vos parents, Phoebus, ils vivent toujours ici à Asgard ? »
Phoebus regarda Albérich et Brunehilde d’un air inquiet et grimaça quelque chose qui semblait être un sourire « euh, Non ! Enfin, c’est compliqué… »
Freya intriquée fronça les sourcils « Compliqué ? »
Mais, une alliée providentielle vient à son secours.
« Mon frère et moi sommes nés à Asgard. Notre mère est morte à ma naissance et je n’ai jamais connu mon père puisque lui aussi est mort. La personne chez qui nous avions été placé ne pouvait plus s’occuper de nous alors nous avons été séparés très jeune. J’ai été confié à une vieille dame que j’ai toujours appelée grand-mère. Phoebus a été recueilli par mon oncle et ma tante. Le royaume d’Asgard est si vaste que mon oncle et ma tante n’ont pas réussi à me retrouver. En plus, je ignorais l’existence de Phoebus. Ce n’est que très récemment que ma grand-mère m’a révélé que j’avais un frère. Elle m’a appris que Phoebus était parti en Grèce après le massacre de la famille royale et la mort de notre oncle. Puis, Phoebus est revenu pour me retrouver. Il y a quelques semaines, un incendie a anéantie le village que j’habitais avec ma grand-mère. La petite cabane où nous vivions a été ravagée par les flammes, j’ai vu le toit s’effondré sur grand-mère, je ne me rappelle pas comment je suis sortie. Mais, lorsque je me suis réveillée, j’étais chez cet homme qui m’a recueilli et la suite vous la connaissez puisque vous m’avez fait chercher. » Relata Sélène aux personnes qui l’écoutaient comme suspendue à ses lèvres.
« Cela répond-il à vos interrogations sur mon frère et moi, vos Altesse ? »
Hilda quelque peu désappointée « Oui… Tout a fait… Cela a du être très dur pour vous. Vous m’en voyez désolée... Je dois dire que depuis que je connais votre frère c’est la première fois que j’en sais autant sur lui et sur vous ! »
Albérich épaula Sélène pour éviter de voir les princesses ne deviennent trop curieuses « Oui, mon cousin n’est très bavard quand il s’agit de la famille. Enfin, me voilà heureux de constater que ma cousine est dotée de la parole ! »
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