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Negima le maitre magicien



Titre à venir   Auteur: Sakuragi-Nagisa Vue: 129
[Publiée le: 2007-04-16]    [Mise à Jour: 2007-04-16]
AP Mystère/Drame/Yuri (FxF)Commentaires: 4
Description:
Que se passerait-il si Chisame trouvait un étrange cahier noir en rentrant des cours ? Que se passerait-il si le cahier noir en question avait la capacité de tuer tous ceux dont le nom est écrit à l’intérieur ?
Crossover [DeathNote X Negima] Attention ! Possibilité de spoiler tome 1-5
[Mystère] [Drame] [Crossover] [Yuri]
Crédits:
Les personnages et l'univers de Negima appartienne à Ken Akamatsu.
Le Death Note et tout ce qui s'y rapporte appartienne Tsumugi Ooba.

<< ( Préc )

Commenter: Chapitre 1 - Le Death Note

Chapitre 1 - Le Death Note

[3948 mots]
Publié le: 2007-04-16Format imprimable  
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Bonjour / Bonsoir tous le monde !
Cela faisait longtemps que j’avais très envie de commencer à écrire une fanfiction sur Negima. Mais malheureusement, je ne trouvais pas de scénario qui me plaisait beaucoup, où alors ceux-ci n’étant pas assez développés pour en faire une longue fanfiction comme je le souhaite.
Alors qu’un soir, je relisais le tome 1 de Death note tout en écoutant de la musique, m’est venu à l’idée d’écrire un Crossover Death Note X Negima.
L’idée était bonne, et j’avais de quoi alimenter le scénario. Mais me manquait-il encore une chose : L’héroïne.
Oui, car qui choisir ? 31 élèves… J’avais l’embarras du choix.
J’ai tout d’abord pensé à Asuna. Mais j’ai vite fait une croix dessus. Les fanfictions centrées sur les personnages principaux de Manga, j’en avais eu largement ma dose.
Alors que les héroïnes se succédaient dans ma tête, le scénario se ficelait peu à peu. Les idées se développaient et je commençais à déborder. Je me suis dit que je devais choisir une héroïne très rapidement.
Mais pas question de choisir au hasard. Il fallait que je choisisse une fille avec qui je me sens proche, que j’arrive plus où moins à comprendre. J’ai très longtemps pensé à Natsumi. Cette petite bouille me fait craquer, et je l’apprécie beaucoup. Néanmoins, elle n’avait pas ce que je voulais pour être l’héroïne de cette fanfiction.
Pourquoi me suis-je décidée sur Chisame ? Tout simplement parce que pour moi, elle avait le profil idéal pour jouer ce « rôle ». Et j’ai écrit de très nombreuses fanfictions sur elle. (Que je n’ai pas publié et que je ne ferais pas.) J’arrive très facilement, comparés à d’autres personnages, à retranscrire ce qu’elle pourrait penser, à deviner ses réactions plausibles face à différents éléments…
Je l’ai également choisie pour autre chose… Mais ça, vous ne le saurez pas maintenant.^^

Bonne lecture !


*3e Années : Correspond à notre 3e.
*3A : Nom raccourci de la classe des 3e année A
*Cosplay : Se déguiser comme un personnage de Manga ou de jeux vidéo
*Ryôchi : Ne connaissant pas le prénom de M.Nita, j’ai dû lui choisir un prénom moi-même
*Incho-san : Signifie “Déléguée” en Japonais. Appelé quelqu’un « Déléguée » faisant un peu étrange, j’ai décidé de gardé le mot Japonais « Incho-san »

Note :
L’école au Japon débute en avril. L’année est divisée en trois trimestres (avril-juillet / septembre-décembre / janvier-mars). Les vacances principales (celles qu’en France nous appelons grandes vacances) séparent le premier et le deuxième trimestre ; elles ont lieu en août et durent un mois environ. D’autres vacances sont programmées entre chaque trimestre, à Noël (15 jours), et à la fin de l’année scolaire (3 semaines)



CHAPITRE I : Le Death Note

La jeune fille sortit du collège en courant. Vite, que cette journée se termine le plus rapidement possible. Que cet enfer disparaisse, qu'elle puisse rentrer chez elle, loin, loin des gens, loin de leurs sarcasmes et de leur maltraitance.
Son sac de cour sous le bras, Chisame Hasegawa s'engouffra dans le train qui ramenait les étudiants aux dortoirs. Il était quasiment vide. Rien de plus normal en une fin de matinée. La plupart des élèves avaient encore cours. Elle était dans une des rares classes qui étaient libres le Jeudi après-midi. Ses autres journées n’en étaient en revanche pas moins chargées.
D’habitude, elle passait à la cafétéria s’acheter un déjeuner, puis elle mangeait dans l’herbe, derrière l’école, loin des autres, devant son ordinateur portable. Mais aujourd’hui, elle avait décidé de faire autrement. Finalement, rien de mieux que d’être seule dans les dortoirs des 3e années*. Il n’y aurait personne pour la déranger.
De plus, la chaleur devenait insupportable. Bien que Mai commençait à peine, les températures étaient anormalement élevées. On se serait cru en été. Etre dans sa chambre avec son ventilateur lui avait semblé la meilleure astuce.
Elle s'assis à la place la plus proche, et, après que quelques autres élèves qu'elle ne connaissait même pas de vue arrivèrent, le train démarra.
« Une autre journée de terminée... » Songea t-elle, fixant le paysage défilant à toute vitesse derrière la vitre trouble. « Une journée en moins avant la fin de l'année... Une journée en moins en compagnie de ces folles... »
Par « ces folles », elle désignait toutes les élèves qui peuplaient sa classe. Naines, géantes, étrangères, hystériques, timbrée, où muettes comme des carpes... Il y en avait de tous les genres. Il se trouvait même qu'une d'entre elles n'était pas humaine : Des articulations mécaniques, de longues oreilles plastifiées assemblées de boulons et de plaques de métal (et qui ne ressemblaient en rien à des oreilles), un visage dénudé de sentiments... Karakuri Chachamaru avait en effet toute l'apparence et tout le comportement d'un robot. Et il semblait que Chisame était la seule de la classe à l'avoir remarqué.
Mais le plus bizarre et le plus fou de cet école de tarés, c’était bien lui : Negi Springfield. 10 ans. Professeur d’anglais dans un collège pour filles, et professeur principal d’une classe de 3eannée.
Enseignant à 10 ans… C’était ridicule. Jamais personne n’aurait accepté qu’un petit gamin minuscule de dix petites années enseigne. Ca ne pouvait être qu’une mauvaise blague, et rien d’autre.
C’est ce qu’avait cru Chisame lorsque l’on leur avait annoncé que le garçon deviendrait professeur stagiaire pendant trois mois dans sa classe. Une blague. C’en était forcément une. Un professeur de 10 ans, c’était insensé…
Et bien non. Negi Springfield était bel et bien resté leur professeur d’Anglais pendant trois mois, et, après avoir finit son stage, devint officiellement un salarié dans le monde du travail, en tant que professeur d’Anglais au collège Mahora, et en tant que professeur principal de la 3A*.
Non, Chisame ne se plaignait pas. D'ailleurs, elle ne pouvait pas se plaindre. Qui l'aurait écouté ? Ses amis ? Elle n'en n'avait guère... Son seul ami, c’était son ordinateur. Et elle n’en demandait pas d’autres. Sa seule joie et son réconfort, c’était de parcourir le net, et d’améliorer son site personnel, encore et encore.
Oui, car Chisame avait un site. Elle avait même plus qu’un site. Elle avait une identité, une seconde vie sur le web. Dans le monde d’Internet, elle ne s’appelait plus Chisame Hasegawa. Elle était Chiu. De nombreuse personne la connaissait. Elle était célèbre. Et elle le savait. Son site, où elle exposait de nombreuses photos d’elle retouchées avec soin auparavant sur Photoshock, était le plus visité et le plus populaires de tous les sites. Et Chisame en était plus que fier.
Dans la vraie vie, Chisame était beaucoup plus passive. Elle ne parlait jamais pour ne rien dire, ne s’exposait pas au danger, se tenait à l’écart de toute conversation et fuyait toute relation, aussi bien amicale que amoureuse. Personne ne pouvait se douter que derrière cette fille froide, distante et sans intérêt se cachait Chiu, l’idole numéro 1 du net. Car Chiu ne portait ni lunettes horribles, se coiffait bien plus originalement qu’avec une simple queue de cheval, avait des seins bien plus gros, la taille fine et parfaite, la peau lisse et sans impuretés, et se mettait bien plus en valeur que la fille qui l’interprétait.
« La vie sur le net est si facile… Les gens gobent tout. Ils ne voient même pas que les photos ont été retouchées. »
Chisame pensa avec envie à tous les commentaires qui l’attendaient sûrement. « Que tu es belle Chiu ! » Où encore « T’es vraiment bonne Chiu ! »
Même les remarques les plus simples comme celles-ci suffisaient à faire monter ses points et son nombre de visite. Quel bonheur !

Le train s’arrêta soudainement. Chisame mis quelques secondes à se rendre compte qu’elle était arrivée aux dortoirs. Saisissant son sac d’une main, elle se leva et se dirigea vers la sortie.
Derrière elle, elle entendit les portes du train se refermer, et le véhicule s’éloigner.
Alors qu’elle s’apprêtait à partir vers les dortoirs, quelque chose retint son attention.
Elle se retourna, fît quelque pas en direction de la chose en question, et tendis la tête.
Sur l’asphalte gisait un cahier noir.
Elle s’approcha plus près, se pencha en avant et ramassa le carnet. Sur la couverture noire était écrit en lettres dorées :

Death note

Il était comme neuf. Chisame effleura la couverture du bout des doigts, puis l’ouvrit.
Les pages étaient vierges. Sans aucune corne ni pliure.
Mais ce fût sur ce qu’il y avait d’écrit sur la couverture intérieur que le regard de Chisame se porta.

The Human whose name is written in this note shall die.

« De l’anglais ? … L’humain dont le nom est écrit dans ce cahier… mourra ? »
Chisame resta stupéfiée devant l’absurdité de cette phrase. Et puis quoi encore ? Comme si l’on pouvait tuer quelqu’un rien qu’en écrivant son nom dans un carnet.
Elle parcouru la couverture des yeux. D’autres phrases, toutes écrites en anglais, et dont elle ne saisissant pas entièrement le sens étaient inscrites sur le papier.
Un petit sourire moqueur apparu sur le visage de la jeune fille.
« Il y en a vraiment qui n’ont que ça à faire… Ecrire des choses stupides dans un cahier stupide. »
Avec un soupir exaspéré, elle lâcha le carnet noir et s’en alla.
Néanmoins, le mystérieux Death Note ne voulait plus quitter son esprit. La jeune fille essayait vainement de penser à autre chose, mais c’était peine perdue.
Plusieurs fois, elle s’arrêta. Plusieurs fois, elle faillit faire demi-tour et retourner chercher le cahier. Plusieurs fois, elle y renonça et repartit vers les dortoirs. A contrecœur…
N’y résistant plus, Chisame fît demi-tour et repartit près de la gare.
« Dire que je perds mon temps à cause d’un cahier… Pfff… »
Elle accéléra le rythme. Elle avait d’autres choses à faire aujourd’hui, notamment ses devoirs, dans lesquels elle ne s’était pas du tout avancée de la semaine.
Elle aperçut la gare après avoir tourné à une intersection. Elle se dirigea vers le quai.
Le cahier était encore là. Personne ne l’avait apparemment ramassé.
« Après tout, qu’est-ce que je perds si je le prends avec moi ? C’est désert ici, personne ne me verra… »
Regardant autour d’elle pour être sûre d’être bien seule, elle se pencha en avant une seconde fois et attrapa le Death Note.


Chisame se laissa lourdement tomber sur sa chaise de bureau. Pour une raison inconnue, elle était épuisée.
Elle laissa échappé un long soupir. Machinalement, elle alluma son ordinateur, comme à chaque fois qu’elle rentrait des cours.
Elle se connecta sur son site. Surprise ! Les photos qu’elle avait mises en ligne le matin même avait attiré de nombreux fans. Plus de 200 visites en quelques heures et 98 nouveaux commentaires.
Chisame en rougit presque de plaisir. Elle alla regarder ses statistiques…
Encore première ! Et de loin.
Chisame gloussa, sauta de sa chaise et partit fouiller dans son armoire des habits qui seraient dignes de faire une photo de cosplay* encore inédite sur son site.
Le carnet disparu de son esprit tout le restant de la journée.

Le lendemain matin, Chisame se réveilla en retard. Elle avait passé la veille à faire des photos d’elle et à les retouchées pour son site. Résultat : Elle était épuisée et allait devoir se passer de petit-déjeuner si elle ne voulait pas rater son train.
Ce fut quand elle fît son sac en vitesse qu’elle se souvint du Death Note.
Le petit cahier noir était bien là, entre deux livres, toujours aussi neuf que la veille, et toujours aussi étrange.
Après être resté un moment perplexe, Chisame décida de l’emmener avec elle au collège. Si elle avait le temps, elle irait emprunter un dictionnaire d’anglais à la bibliothèque pour traduire les phrases qu’elle ne comprenait pas.

Chisame arriva à la gare juste à temps : A peine avait-elle posé le pied dans le train bondé que celui-ci ferma les portes et démarra.
Reprenant sa respiration tant bien que mal après la course qu’elle venait de mener, elle s’essuya le front avec la manche de son uniforme. Le soleil n’attendait pas l’après-midi pour taper !
Les pensées de Chisame étaient rivées sur le Death Note. Que ferait-elle si tout cela n’était pas vrai ? Si cela n’était rien qu’une blague ? Serait-elle déçue ? Ou serait-elle soulagée ? A y penser, c’est vrai qu’il y avait beaucoup de personne dont Chisame aurait aimé se venger. Mais se venger à quel point ? Au point de leur donner la mort ?
Et si jamais le cahier marchait vraiment ? Si elle pouvait vraiment tuer les gens en écrivant leur nom dessus, que ferait-elle ? Le garderait-elle avec elle ? Où l’abandonnerait-elle quelque part ?
« Bien sûr que non…. Un cahier ne pourra jamais tuer des humains. C’est beaucoup trop incrédible, cette histoire. C’est du n’importe quoi…»

Les deux premiers cours de la journée se déroulèrent sans encombre. Correction des exercices, étude d’une leçon, copie de la leçon… Cinq minute d’intercours, et c’est repartit pour un tour : Correction des exercices, étude d’une leçon, copie de la leçon…
Chisame savoura l’heure de la pause avec soulagement. Non pas que M.Seruhiko, leur professeur de Mathématiques, était ennuyant, mais parce qu’elle était impatiente de traduire ces fameuses phrases inscrites dans le Death Note.
Elle passa emprunter un dictionnaire à la bibliothèque. Mais à peine se fût t-elle installée que la cloche de début des cours sonna. Elle fût alors bien obligée de reporter sa traduction au temps de midi.

Après avoir acheté son déjeuner, elle fît le tour de l’école et s’assis sous un arbre, à l’ombre, et sortit son matériel.
Sur une feuille arrachée à un cahier de cours, elle écrivit la traduction de toutes les phrases marquées sous le mot « Instructions ».


- L’humain dont le nom est écrit dans ce cahier mourra.
- La mort ne marchera qui si celui qui écrit connaît le visage de la personne dont il souhaite la mort. De cette manière, les personnes portant le même nom ne seront pas affectées.
- Après l’écriture du nom, la personne à 40 seconde pour ajouter la cause de la mort.
- Si la cause de la mort n’est pas spécifiée ou si elle n’est pas entièrement écrite dans un délai de 40 secondes, la personne dont le nom est écrit mourra d’une crise cardiaque.
- Après avoir spécifié la cause de la mort, des détails comme l’heure et le lieu peuvent être ajoutés dans les 6 minutes et 40 secondes qui suivent.

Ce fût tout ce dont elle eu le temps de traduire. La sonnerie de reprise des cours retentit, et elle fût à regrets obligée de remettre son travail à plus tard.
« Que tout cela soit vrai ou pas, c’est plutôt divertissant. » Songea t-elle tout en entrant dans la salle de classe.
C’était l’heure du cours de Japonais, avec M.Nita.
Il n’y avait pas grand monde qui appréciait le Japonais. Déjà parce que c’était une matière très difficile, mais aussi, et surtout, parce que M.Nita était d’une sévérité sans limite.
Non, la sévérité n’était pas le mot exact pour le qualifier. Il était cruel, sans pitié. Il ne ratait pas une occasion pour punir ou humilier un élève.
Lorsque elle s’assit à sa place, à côté de Yue Ayase, sa voisine de table, Chisame avait un mauvais pressentiment. Elle ignorait quoi, mais elle avait la désagréable impression d’oublier quelque chose.
Ce fut lorsque M.Nita leur ordonna de prendre leur cahier pour corriger les exercices que Chisame se rendit compte de son oublie :
Ses devoirs !
Elle avait tellement été absorbée par son site la veille qu’elle en avait complètement oublié de faire ses devoirs !
- Alors, qui n’a pas fait les exercices que je vous avais demandés ? Vous avez intérêts à vous dénoncer, car si jamais je vois qu’un seul d’entre vous n’a pas fait les siens, c’est 3 heures de colle COLLECTIVES !
Un frisson parcouru l’assemblée des élèves. 3 heures de colle, ce n’était pas rien. Et à coup sûr, Nita les leurs colleraient un jeudi après-midi.
Craintivement, Chisame leva la main. Elle baissa la tête, fixant anxieusement le bout de ses chaussures.
Elle sentit tous les regards se tourner vers elle. Elle releva nerveusement la tête. En effet, toutes les têtes étaient belles et bien tournées en sa direction.
- Tiens donc, tiens donc. Il semblerait que Mlle.Hasegawa n’ai pas fait ses devoirs ? Demanda t-il en s’approchant de l’élève. Et pourquoi ?
- … Oublié…
- C’est MAL !
Chisame sursauta à ce brusque changement de ton. En plus de Nita qui la dévisageait intensément, tous les autres élèves avaient les yeux fixés sur elle.
- C’est bien dommage, Mlle.Hasegawa. Vous étiez pourtant une élève modèle. Commença t-il, tout en faisant des allées retour entre les rangées. Je ne comprends pas ce brusque changement de comportement. C’est bien la première fois depuis votre première année ici que vous oubliez de faire vos exercices. Que s’est-il passé ? Vous êtes déjà fatiguée ? Pourtant, il semblerait que votre Jeudi après-midi soit libre. Vous auriez du avoir, comme vos camarades, tout le temps de faire vos devoirs. Je n’aime pas du tout ce laissé aller !
Chisame ouvrit la bouche pour tenter de se défendre, mais Nita ne lui en laissa pas le temps.
- Et bien je crois que nous allons nous voir, jeudi prochain. Repris t-il. Je vous mets 3 heures de colle, Mlle.Hasegawa ! Que l’envie ne vous ne reprenne pas de négliger vos devoirs !
- Mais M. Nita…
- SILENCE ! S’écria t-il en abattant son livre sur sa table. Vous feriez bien de vous faire petite !
C’en était trop. Beaucoup trop. Chisame sentit les larmes lui montées aux yeux. Elle tenta de les retenir, mais en vain. Elle se mit à sangloter misérablement, et publiquement. Elle baissa la tête, les larmes coulant à flots le long de ses joues.
- Vous pourrez pleurer autant que vous le voudrez, Mlle.Hasegawa, mais je ne reviendrais pas sur ma décision ! Vous resterez l’après midi aux collège pour refaire vos exercices !
Les lunettes de la jeune fille glissèrent et tombèrent sur le sol. Yue, la fille qui était assise à côté d’elle, se pencha pour les ramasser. Elle les déposa sur la table et lui tapota amicalement l’épaule.

A la sortit du cours, la plupart de ses camarades l’attendaient. Chisame savait pourquoi : Elles souhaitaient la réconforter, la soutenir, l’encourager. C’était classique. On voyait bien que ce n’était pas elles qui venaient de se faire coller tout un après midi, et qui avaient pleurer en publique.
Mais Chisame n’avait nullement besoin d’être réconforter. En fait, ce n’était pas tellement qu’elle n’en n’avait pas besoin… Mais elle avait trop honte pour parler à ses camarades. C’était la première fois qu’elle se ridiculisait autant en public.
C’était clair et net : Elle haïssait M.Nita. Au point de vouloir le tuer.

Le tuer…

Chisame fonça hors de la salle. Elle bouscula toutes les filles qui l’attendaient à la sortie de la classe. Elle les entendit l’appeler, mais elle n’y prêta pas attention.
Elle allait avoir l’occasion d’essayer le Death note.

Elle sortit en trombe du bâtiment. Il n’y avait personne à par elle.
Elle ouvrit son sac et en sortit le Death note. Rien n’avait changé. Il était toujours aussi noir, et toujours aussi neuf. Saisissant un stylo d’une main tremblante, elle écrivit sur une ligne du cahier :

Ryôchi Nita*

« Si la cause de la mort n’est pas spécifiée ou si elle n’est pas entièrement écrite dans un délai de 40 secondes, la personne dont le nom est écrit mourra d’une crise cardiaque… »
Chisame compta dans sa tête. Elle eu l’impression que ces 40 secondes étaient les plus longues de toute sa vie. Elle transpirait, suait à grandes gouttes. Jamais elle n’avait attendu un évènement avec autant d’appréhension.
Une brise légère se leva. Ses mèches trempées de sueur collaient à son front. Ses cheveux suivirent le mouvement de l’air.
Ca y est. Il était mort.
Chisame sentit une goutte de sueur brûlante dégouliner tout le long de son visage. Elle se leva, les jambes flageolantes. Rangeant fébrilement le Death Note et son stylo dans son sac, elle pénétra dans le collège.
A peine avait-elle fait quelque pas que Ayaka, la déléguée de classe, vint à sa rencontre.
- Chisame, te voilà ! Mais qu’est-ce qui t’as pris de sortir comme ça ? Nous nous inquiétions pour toi.
Les profonds yeux verts de la déléguée se plongèrent dans ceux de Chisame. Celle-ci se pétrifia littéralement sur place.
Ayaka fît un pas vers elle, anxieuse. Elle lui attrapa la main et l’entraîna avec elle.
- Suis moi. Le cours d’anglais a déjà commencé.
Chisame s’arrêta, tout en gardant sa main dans celle de la déléguée.
- Euh… Ayaka…
- Un problème ?
Chisame déglutit difficilement et demanda d’une voix nerveuse :
- M.Nita… Il ne lui est rien arrivé ?
Ayaka la dévisagea, l’air plus que perdue.
- Non, pourquoi ?
Chisame s’empressa de se contredire.
- Non, rien du tout. Excuse moi de t’avoir embêtée avec ça.
Ayaka la regarda interrogativement, puis, voyant qu’elle n’obtiendrais pas plus d’informations, haussa les épaules et repartit en direction de la salle de classe.
« Finalement… Ce n’était rien d’autre qu’une blague… Un cahier ne pourra jamais tuer un humain. Ca serait beaucoup trop beau. Je suis vraiment une idiote pour y avoir cru… »

- Excusez-moi ? M.Negi ? Demanda Ayaka et faisant coulisser la porte de la salle de classe. Nous sommes de retour !
- Ah, Incho-san*, te revoilà ! Bonjour Chisame ! Répondit l’enfant.
Chisame se glissa discrètement derrière Ayaka et, se faufilant parmi les tables, rejoins son bureau le plus rapidement possible. Ayaka en fît de même. Le garçon de 10 ans pris une craie et commença à écrire au tableau.
« Finalement… Il ne s’est vraiment rien passé… » Songea Chisame tout en sortant ses affaires d’Anglais.
Son regard se posa sur le petit carnet noir.
« Cahier à la con… »
Au moment où elle se faisait cette réflexion, M.Takamichi pénétra en trombe dans la salle.
- Negi ! Viens avec moi !


L’agitation dans la classe était son comble. Cela faisait déjà une demi-heure… Une demi-heure que toutes les filles se demandaient pourquoi M.Takahata était venu chercher Negi avec cet air affolé. Quelque chose de grave s’était-il passé ?
Chisame restait assise sur sa chaise sans bouger, sans parler. Elle ne savait plus quoi penser. Tant d’évènements étaient arrivés ces dernière 24 heures… Elle ne savait plus quoi faire. Elle se sentait si bizarre. Elle avait un étrange pressentiment. Elle avait l’impression qu’elle devait à tout prix profiter des dernières minutes qui s’écoulaient. Elle avait l’affreuse sensation que, lorsque M.Negi reviendrait, rien ne serait jamais plus comme avant.
C’est à ce moment là que Negi entra dans la classe, l’air anéanti, suivi par Minamoto Shizuna, sa tutrice. Celle-ci avait placé une main sur l’épaule du jeune garçon et lui chuchotait quelque chose à l’oreille.
Le jeune professeur se tint debout devant son bureau, et se mis à balbutier :
- Euh… Euh, j’ai… J’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
Chisame eut l’impression que son cœur loupa quelques battements.
- M.Nita est mort il y a quelques minutes d’une crise cardiaque. Je… Je suis désolé de devoir vous l’apprendre. Je comprends que cela vous fasse un grand choc, et… j-je vous prierais de lui accorder une minute de silence …
La classe était plongée dans une silence total. Sidérées, les élèves ne pouvaient pas émettre le moindre son.
- … Je suis désolé…
Il avait ajouté ces derniers mots d’une voix à peine audible.
Mais Chisame, elle, n'écoutait plus depuis le mot "cardiaque".

___________________________________________________________

J’espère que cela vous a plu et que vous avez passé un bon moment à lire cette fanfiction. Je pense que le chapitre 2 arrivera avant dimanche prochain.
Si vous avez des remarques, des questions où des critiques, n’hésitez pas ! Les commentaires me font toujours extrêmement plaisir et m’encourage toujours beaucoup à faire la suite. ^^





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