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Naruto



Celles pour qui les frontières n'existent pas   Auteur: ChtitePomme Vue: 429
[Publiée le: 2008-05-23]    [Mise à Jour: 2008-08-29]
G Action-Aventure/HumourCommentaires: 2
Description:
Il existe, entre les mondes (Terre, Naruto, autres histoires...), des frontières infranchissables. Pourtant, deux amies peuvent les traverser en un seul pas. Et franchement, ça ne leur plaît pas...
[Warning, risque de spoilers]
Crédits:
Les personnages du manga "Naruto" appartiennent évidemment à son auteur. Je ferai peut-être apparaître d'autres personages ne m'appartenant pas, et dans ce cas je le préciserai. Les deux héroïnes m'appartiennent et existent en réalité.

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Commenter: Où suis-je ?

Où suis-je ?

[1400 mots]
Publié le: 2008-07-11Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Hallo !! Déjà le septième !! On va plus parler de Louise maintenant, vu qu'Agathe n'a pas grand chose à faire à part discutailler avec... Haku !!!!! Oui, je l'avoue, je me suis permise quelques modifications de l'histoire du manga : disons que le Providence est descendue du ciel et a ressucité Zabuza et Haku... En tout cas ils ne sont pas morts et voilà, donc réjouissez-vous. Juste un détail : Zabuza est maintenant convaincu de son amour pour Haku, grâce à Naruto (amour pa-ter-nel, evidemment !! esprits tordus va !!)
J'espère que ce chapitre vous plaira, et j'essaie de mettre un peu plus d'humour parce que la vraie Agathe dit que ce n'est pas marrant maintenant...
Je voulais aussi vous demander deux trucs : un, quels logiciels vous utilisez pour mettre vos fics sur ce site ? et deux : vous pourriez pas me laisser un peu de rewiews ?? *espoir, espoiiiir*
Bsx !!!
L'autatrice en chef

Chapitre 7
Où suis-je ?

[PDV Louise]
Lontemps, mes yeux demeurèrent clos. Un flash aveuglant restait imprimé dans mon cerveau, ranimant le dur souvenir des phares du véhicule sous lequel je devais surement me trouver en cet instant, broyée dans une mare de sang. La sensation d'un liquide s'imbibant dans mes vêtements et alourdissant mes cheveux confirmait cette vision d'horeur. Pourtant, malgré l'étrange flottement autour de moi, je ne ressentait pas la douleur qui me semblait évidente. Un bon mal de crâne réglait l'histoire des membres écrasés sous les pneus crasseux. Au bout d'un moment, j'osais remuer un bras. Puis les deux. Puis les jambes. A première vue, tout fonctionnait... J'eus alors l'idée d'ouvrir la bouche, c'est là que les choses se compliquèrent. Le fameux liquide entra dans mes poumons à une vitesse surprenante : de l'eau. Seulement de l'eau. Rien que de l'eau. Non, je ne risquais pas de mourir écrabouillée... mais noyé !

Lorsque enfin ma tête émergea de la mince rivière où j'avais attéri, je ne pus reprendre mon souffle tant je suffoquais. Une quinte de toux me piqua afreusement la gorge et ébranla mes maigres épaules. L'odeur nauséabonde de poubelles m'arracha une grimace, et je jetai un regard autour de moi. L'eau, au goût âcre et amer des senteur urbaines, comme ces filets liquides et verdâtres parcourant les pavés moyen-âgeux, remplissait une genre de cuve en ciment d'où s'élevaient de faibles clapotis. Des déchets fleurissaient l'endroit de sacs en plastiques, peaux de bananes, et autres pouritures. Je voulus me hisser sur la rive, mais mes mains ne rencontrèrent qu'une matière visqueuse... Les égouts. J'étais entrain de patoger dans des égouts.

L'écho de mes pas se répercutaient inlassablement dans le tunnel interminable. Mon souffle s'apparentait à celui d'un buffle après un marathon d'Europe. J'avais tant de mal à garder les paupières levées que je me laissai glisser le long de la paroi dure et rèche, qui m'écorcha mon tee-shirt déjà bien usé. L'odeur insurmontable s'attaqua à ma gorge, et je dus, malgré la fatigue, poursuivre mon exploration. Une birfurquation plus loin, mes pupilles aveuglées perçurent un rai de lumière illuminant l'intérieur de ce luxe. A mon apparition, un rat fila entre mes jambes, son ombre se deformant dans la soudaine clarté. Je n'y fis pas attention : des barreaux rouillés me faisaient face, incrustés dans le ciment. Un faible sourire encouragea mes bras à saisir la première barre de l'échelle.

La cité était tout le contraire de ses égouts : autant ces derniers n'abritaient que crasse, obscurité et puanteur ; autant la ville me paraissait propre, acceuillante et fleurale. Un ciel étoilé la couvait d'un oeil unique et bienveillant. Une série d'habitats proprets, tous identiques et devancés d'un carré de jardin arborant lilas, roses et tulipes, bordaient des routes de sables d'une couleur pastelle. Derrière les volets clos, on devinait les petits anges blonds endormis dans des rêves innocents. La caricature du pacifisme, du bonheur et de l'ordre, en somme. Enfin, d'apparence...

J'avisai l'entrée d'un parc endormi, où une balançoire solitaire se balançaient doucement sous la brise nocturne. Une mélodie macabre, née des grincements du jouet pour enfants, s'élevait dans la pénombre, brisant le voile du silence recouvrant bien des mystères. Soudain, je fus prise de vertiges. Le décor tangua comme sur un bâteau en furie. Je me recroquevillai entre les racines noueuses d'un platane taillé comme pour le quatorze juillet et posai ma tête sur mes genoux tremblants. Vêtue seulement d'un short autrefois quaqui et d'un tee-shirt blanc à présent transparent, je grelottais. Mes cheveux dégoulinaient sur mes épaules, et tout mon être dégageaient des relents de pouritures et de moisis. Ignorant ces inconvénients, je basculai sur le côté et entra dans une léthargie digne d'un zombie, classée entre l'éveil et le sommeil.

« Hé ! Hé ! », m'appella une voix juvenile.
« Mmm... »

Un faible grognement, en guise de réponse, sortit de ma bouche. Une main s'abbatit sur mon épaules et la secoua brusquement.

« Hé !! J'ai un p'tit que'qu'chose pour toi ! », insista l'inconnu.

Je me frottai les yeux pour m'apprêter à les ouvrir. Je n'y parvins qu'à moitié. Un adolescent d'une quinzaine d'années s'acroupit à moins de trente centimètre de ma puanteur. Ma première pensée – débile comme toutes mes premières pensées – m'indiqua son courage hors du commun, vu que moi-même ne me serait pas approché par peur de risquer un intoxication nasale... Vu son style, il devait appartenir à une secte satanique ou un truc du genre. Quoique, peut-être que dans le monde où je me trouvais Satan existait bel et bien, et règnait pas loin d'ici... Non, impossible, il aurait interdit les volets verts en forme de coeur et les bouquets de jasmins aux fenêtres...

« T'as fugué ? », demanda le serviteur de Lucifer.

Son intervention interomptit ma disserte sur le sujet suivant : « Comment se présente la petite maisonnette du Diable ? », et, lentement, me reconnecta à la réalité.

« Je... Non... », balbutiai-je en levant de grands yeux gris et fatigués sur le visage de mon interlocuteur.

Sa peau brillait presque dans le noir de la nuit tant sa paleur devenait translucide. Du maquillage noir, autour des yeux, représentait de vagues motifs – bien que, de loin, on pouvait facilement les confondre avec des coquards, un peu moins artistiques. Ses lèvres étaient épaisses et bien dessinées, rendues violettes par le froid ambiant. Ses cheveux d'un noir bien trop sombre pour être naturel se dressait en pics sur sa tête. A chacuns de ses mouvements, sa dizaine de piercings étincelaient comme une montagne de bijoux.

« Eh ! T'es seule ? »

Méfiante, je hochai la tête après quelques secondes de silence.

« T'as peur, hein ?! Moi, je veux juste t'aider ! J'ai un truc pour toi. », continua-t-il.

Il accompagna sa réplique d'un genre de rictus déformé. Je compris que c'était là un sourire sensé me réconforter... J'y répondis par une moue pas convaincue...

« J'peux te filer le bonheur, le paradis, l'amour, tout ce dont tu rêves... Comme ça, d'un coup ! », il laissa filer un moment de suspense, puis déduit : « T'y crois pas, hein ?... Héhé... »

Là, il commençait à sérieusement déconner, ce type. Et puis d'abord, ça se fait pas de réveiller les gens en pleine nuit ! Même les clochardes trempées, puantes et gelées qui squattent les parcs publics !

« Tiens... Regarde... », proposa-t-il.

Je me plaquai au tronc de l'arbre, esperant me fondre à son écorce. Le fou ouvrit la bouche et une langue presque aussi blanche que sa peau se tendit pour dépasser le seuil des lèvres. Dessus, un comprimé finissait de fondre, répendant une poudre pâteuse entre les dents du satanique. De la drogue. De la d-r-o-g-u-e.

« Eh ! Fais pas cette tête là ! Je ne vais pas te manger ! »

Au bout de cinq minutes, il conclut :

« Reste pas dehors. Viens, j'ai des potes pas loin. », voyant mon immobilité, il ajouta en haussant un sourcil : « T'inquiète pas, s'sont tous sympas... »

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