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Naruto



Celles pour qui les frontières n'existent pas   Auteur: ChtitePomme Vue: 430
[Publiée le: 2008-05-23]    [Mise à Jour: 2008-08-29]
G Action-Aventure/HumourCommentaires: 2
Description:
Il existe, entre les mondes (Terre, Naruto, autres histoires...), des frontières infranchissables. Pourtant, deux amies peuvent les traverser en un seul pas. Et franchement, ça ne leur plaît pas...
[Warning, risque de spoilers]
Crédits:
Les personnages du manga "Naruto" appartiennent évidemment à son auteur. Je ferai peut-être apparaître d'autres personages ne m'appartenant pas, et dans ce cas je le préciserai. Les deux héroïnes m'appartiennent et existent en réalité.

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Rencontre

[979 mots]
Publié le: 2008-06-15Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Chapitre 6
Rencontre

[PDV Agathe]
Une douleur fulgurante me brulait les poignets, et, au moindre de mes mouvements, se propageait dans tout mon corps. Des gouttes de sueurs laissaient des traces d'humidité le long de mes manches. Mes larmes roulaient inlassablement sur mes joues pâles, et tous mes efforts pour stopper cette rivière demeuraient vains. Je voulus crier, mais ce luxe m'était impossible : je respirai avec peine. Le sommeil me guettait, mais ne m'attrappait jamais. Pourtant, j'aurais tant donné pour simplement dormir ! J'avais beau feindre, seuls mes assaillants s'y prenaient.

« Mmm... Je ne crois pas qu'elle nous soit d'un quelconque intérêt, Kabuto-sama. », Jugea une voix virile, sur un ton de marchand de poisson.
« Je ne te demande pas ton avis, jeolier. Elle est arrivée à la même minute que le nouveau corps, ce n'est peut-être pas qu'une coincidence. »
« La prudence, c'est vot' truc, sama. Mais moi, je persiste à dire que c'est inutile. C'est qu'elle est bien encombrée, ma prison ! Il n'y aura bientôt plus de places ! »

Les voix se rapprochèrent, jusqu'à parvenir sur le seuil de la prison. De lourdes chaines de fer enserraient mes poignets, et retenaient mon corps. Suspendue ainsi, le seul privilège dont je pouvais jouir se trouvait être la passionante vue sur les autres prisonniers – tous évanouïs – au fin fond d'une montagne, à l'intérieur d'une caverne sombre particulièrement vaste. Comme si je n'avais pas assez goûté à l'experience du pendouillage dans le vide !

Le plus jeune fit un bref geste du menton en ma direction, et le joelier s'avança. Le nez en l'air, il m'examina avec dégout, affirmant mon inutilité. Quand il évoqua mon corps mou comme une éponge (pourquoi une éponge ??!), et le jus de chaussette dans mes veines, je grinçai des dents :

« Georg va t'assomer avec sa basse... Tu vas voir c'est qui la limace... »

Seul un souffle exténué porta cette terrifiante menace au-delà de mes lèvres. A sa tête surprise, elle dut malgré tout lui parvenir. Derrière, la face de son copain 'sama' s'étendit en un large sourire.

« Tu vois, Baltar, j'avais raison, lança-t-il, elle a des alliés dans le coin... On va gentiment les attendre ici... »

La surprise passée, le sens de ses paroles se cognèrent à mon esprit. Georg Chépakoman (Listening ??) va venir me sauver ! [Pas tout seul, evidemment...] Gyaaaaaaah *.* !!!!!!!!!!

« Moi, j'pense qu'interroger le p'tit chouchou du Maître, c'n'est pas une mauvaise idée ! », S'exclama le marchand de poisson en s'éloignant.

Sama fit la moue, et secoua la tête en baissant la tête. Le 'p'tit chouchou du Maître', apparament, était inaccessible.

Puis, d'un coup, il s'évapora. Un premier temps stupéfaite, mon menton finit par retomber sur ma poitrine.

Un cliquetis me tira de mon sommeil. Je soulevai mes lourdes paupières avec peine. Quelques grognements de douleur franchirent le seuil de mes lèvres. Mes cheveux brillant de gras retombaient sur ma figure, me cachant à moitié la vue. Je ne saurais dire si le soleil s'était levé ou si la lune régnait au-dessus des étoiles. Aucune notion du temps ne s'inflitrait en ce lieu enterré. Une série d'alètements rapides, entrecoupés de sanglots étouffés, m'indiqua la présence d'un autre réveillé. Il tremblait de tout son corps, provoquant un concert de cliquetis. Des chaines le suspendaient à deux mètres de moi, décalé vers le bas. Je me tordis le cou pour l'apercevoir un peu mieux, mais l'obscurité embrumait la pièce d'un noir épais.

« Que vont-ils faire de nous ? », Questionnai-je soudainement.

La silouette se tut un moment, surprise par ma manifestation. Un silence froid s'installa, comblant cette atmosphère lugubre.

« Nous expérimenter », Répondit finalement mon mystérieux interlocuteur sans l'ombre d'une hésitation.

Je frémis. Ce terme si vague offrait libre cours à mon imagination. Les sanglots se firent moins fréquents, jusqu'à obtenir une dizaine de reniflements. Puis les chocs des chaines contre d'autres chaines permirent au prisonnier de se tourner vers moi. Ses larmes brillaient étrangement sur ses joues.

« Mais toi, ils vont surement te tuer. Ton corps est trop faible pour supporter les produits toxiques qu'ils veulent nous faire ingurgiter. », Ajouta-t-il sans s'émouvoir.

J'en eus le souffle coupé. J'imaginai les petits globules rouges du cours d'SVT, armés jusqu'aux dents, fuir devant des fioles décorées d'une tête de mort façon pirates. Louise allait venir me sauver. Ce fait était inéluctable. Même si la vision de son corps frêle et couvert de sang pendouillant à mes côtés suscitait une véritable terreur à mon esprit, il ne pouvait en être autrement.

« Qu... Qui es-tu ... ? », Demandai-je soudainement.

J'avais bien conscience que nourrir une amitié en ces lieux de misères était quelque chose de périlleux. Mais malgré tout, tout humain en ces dit-lieux recherchent du réconfort.

« Je m'appelle Haku. » , M'apprit mon nouveau voisin de chambre.

Il fit alors un geste admirable, un geste rempli de toute la douceur et la tendresse du monde : il me sourit. Mais pas n'importe quel sourire : son sourire. Gonflé d'espoir. Les coins de ses lèvres s'étirèrent. Des pommettes de poupée apparuent de chaque côté de son nez. Ses yeux en amande se bridèrent en d'adorables étincelles d'innocence. Je répétai doucement son nom.

Je voulais tant profiter de ce sourire que j'eus la mauvaise idée de poursuivre mon interrogatoire :

« Et comment es-tu arrivé ici, Haku ? »

Notre fabuleux échange prit fin à ce moment-là, à mon plus profond regret.

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