
| Panique alimentaire | Auteur: tournesol | Vue: 96 |
| [Publiée le: 2008-01-17] [Mise à Jour: 2008-01-17] | ||
| G | One-Shot/Humour/Général | Commentaires: 2 |
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Description: (Se déroule pendant le tome 22, donc attention aux spoilers) Hatori a eu beaucoup de travail à l'hôpital, et n'aspire qu'à se reposer... mais l'un de ses patients a un grave problème! Pourquoi Kureno s'est-il mis dans cet état? | ||
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Panique Alimentaire[1577 mots] |
Publié le: 2008-01-17 Mis à Jour: 2008-01-17 | |
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Dédicacé à toutes celles et ceux qui ont dû un jour subir la nourriture d'hôpital...
Panique alimentaire
Hatori ouvrit la porte du local de repos des médecins de l'hôpital et fit un signe de tête à l'infirmière de garde.
"Réveillez-moi s'il y a le moindre problème." La jeune femme fit signe qu'elle avait compris et lui souhaita un bon repos.
Refermant derrière lui, il se laissa tomber sur une chaise, poussant un long soupir. Il n'avait jamais été aussi épuisé de toute sa vie. Il fallait dire que la semaine avait été plus que chargée, aussi bien en émotions qu'en travail.
Il ôta ses lunettes et se frotta longuement les yeux, repensant aux événements de ces cinq derniers jours. Lorsqu'une servante paniquée avait surgi dans sa maison, hurlant et le suppliant de venir au plus vite car Kureno avait été poignardé, Hatori avait cru au pire. Heureusement, son jeune cousin avait eu de la chance dans son malheur; aucun organe vital n'avait été touché, et même s'il devrait probablement marcher en s'aidant d'une canne pour le restant de ses jours, au moins il était toujours en vie. C'était la même chose pour la petite Tohru; elle était hors de danger à présent, et quelques semaines de repos à l'hôpital lui permettraient sans aucun doute de récupérer totalement de sa chute.
Hatori était si soulagé. Pour eux, évidemment, mais aussi, plus généralement, pour sa famille. Il n'osait même pas imaginer ce qu'Akito aurait fait si Kureno ou Tohru avaient succombé par sa faute. Il préférait ne pas y penser.
S'accoudant sur le bureau, il plongea la tête dans ses bras, s'apprêtant, pour la première fois depuis cinq jours, à profiter d'un moment de répit. Les choses semblaient s'être calmées à présent, même si -tous dans la famille Sohma le savaient- rien ne serait jamais plus comme avant. Mais il y aurait tout le temps pour penser à cela plus tard. Pour le moment, Hatori n'aspirait qu'à une chose: se reposer. Expirant profondément, il ferma les yeux et -
- manqua de tomber de sa chaise en sursautant lorsqu'une infirmière l'appela en hurlant. "Docteur Sohma! Docteur Sohma! C'est terrible!"
Le coeur d'Hatori s'accéléra. Que s'était-il passé? "Du calme, Mademoiselle Yamada," dit-il, tentant péniblement de ne pas paniquer. "Que se passe-t-il?"
La jeune femme avala sa salive plusieurs fois pour tenter de retrouver son sang-froid. "C-c'est K-Kureno-sama, docteur..."
Hatori écarquilla les yeux. Kureno? Une rechute? Mais son état s'était stabilisé, Hatori s'en était lui-même assuré quelques heures auparavant... "Qu'est-il arrivé?" demanda-t-il, comme l'inquiétude grandissait en lui.
"Il-il- on ne sait pas, docteur, nous venions de servir le repas et il - il s'est mis à crier, il..."
Sans même prendre le temps de reboutonner sa blouse, Hatori sortit du local et se précipita à l'étage supérieur, où se trouvait la chambre de Kureno. Son cousin n'était plus dans son lit, mais il ne fallut pas longtemps à Hatori pour le repérer; il fallait dire que, même en ne remarquant pas l'attroupement au pied de la fenêtre, il était impossible de ne pas entendre les hurlements de son cousin. Hatori s'approcha et fronça les sourcils; pour quelqu'un qui venait tout juste de se faire poignarder, Kureno était étonnamment énergique: il se débattait comme un diable entre les bras des deux infirmiers qui tentaient de le maîtriser, et hurlait des choses totalement incohérentes.
Il ne fallut pas longtemps à Hatori pour évaluer qu'il s'agissait là d'une crise de panique plus que de douleur. Il sortit de la chambre et revint rapidement, équipé d'une seringue. Il écarta doucement l'un des deux infirmiers et, sans davantage de cérémonie, injecta à son cousin une forte dose de calmant. Très vite, Kureno se relaxa et finit par s'endormir.
"Remettez-le dans son lit, s'il vous plaît," demanda Hatori aux infirmiers, qui s'exécutèrent.
Lorsque Kureno rouvrit les yeux, six heures plus tard, il paraissait totalement calmé. Hatori, qui avait finalement pu profiter de trois douces heures de sommeil, était assis à côté de son lit. Voyant que son jeune cousin était réveillé, il se leva et marcha vers la fenêtre. "Pour quelqu'un qui a passé la moitié de sa vie à tout faire pour ne pas se faire remarquer, c'était une magnifique scène que tu nous as fait hier. Même Tohru, qui est à l'autre bout du couloir, t'a entendu... Si Shigure apprend cela, il va passer les dix prochaines années à se moquer de toi, tu sais."
Kureno baissa les yeux, rougissant. "J-je suis désolé, Hatori-niisan. Je... je ne sais pas ce qui s'est passé, j'ai complètement paniqué..."
Hatori secoua la tête doucement. "Kureno, je suis médecin, j'avais bien identifié que tu avais fait une crise de panique. Tu n'avais pas besoin de préciser."
Kureno rougit de plus belle. "D-désolé, Hatori-niisan, je-"
"Si tu continues à t'excuser, tu vas rendre Ritsu jaloux," répondit son cousin en se rapprochant du lit. Il posa une main sur l'épaule de Kureno. "Tu veux me dire ce qui s'est passé? Pourquoi une telle panique soudainement?"
Kureno détourna son regard. "Ce... c'est... tu vas rire, Hatori-niisan."
Hatori sourit intérieurement, mais fit mine de prendre un ton sec. "Cela m'étonnerait, je n'ai aucun humour."
Son jeune cousin le regarda avec étonnement, puis sourit un peu timidement. "Et bien... voilà, j'ai paniqué à cause de la nourriture."
Hatori se tut pendant un long moment. Là, il ne comprenait vraiment pas. Bien sûr, la nourriture d'hôpital avait mauvaise réputation, mais de là à faire une telle scène, surtout pour quelqu'un d'aussi calme et réservé que l'ancien maudit du poulet-
- Hatori pâlit fortement. "Ne me dis pas qu'ils t'ont servi..."
"... du poulet, si," soupira Kureno, tremblant un peu. C'était un peu comme servir un steak à Hatsuharu, ou du jambon à Kagura... il y avait des choses qui ne passaient tout simplement pas. "En fait, cela fait depuis le début qu'ils m'en servent tous les jours. Au début, je me suis retenu, mais hier, je ne sais pas, je n'en pouvais plus, alors j'ai craqué..."
"Mais je ne comprends pas, je précise toujours au personnel pour vos régimes alimentaires, et je sais que je l'ai fait pour toi aussi, dès le premier jour! Je me vois encore en train de demander à Shigure d'aller porter le papier à-" Hatori s'interrompit brutalement, réalisant ce qu'il avait fait. Confier le bien-être de Kureno à Shigure, c'était comme demander à quelqu'un de donner un rein à son pire ennemi...
Hatori sortit en trombe de la chambre, y laissant un Kureno un peu perplexe.
Une fois hors de l'hôpital, Hatori composa furieusement un certain numéro de téléphone.
"Allô? Ah, Haa-san, c'est toi?" fit Shigure au bout du fil. "Comment va Tohru? Et ce brave Kureno..."
Hatori serra les dents. A cause de cet idiot, il avait manqué plusieurs précieuses heures de sommeil. Shigure allait vraiment, vraiment passer un sale quart d'heure.
Fin
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