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Les Disparues De Tamba Sasayama
[Histoire Terminée] | Auteur: hello-kitty | Vue: 1638 |
| [Publiée le: 2008-07-10] [Mise à Jour: 2008-12-24] | ||
| AP | Suspense/Action-Aventure/Romance | Commentaires: 34 |
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Description: C'est la golden week. Kazuha espère passer ses vacances au côté d'Heiji, malheureusement le garçon a d'autres projets. Celui-ci s'en va dans l'arrière pays, dans un antique village médiéval. Il espère élucider les étranges disparitions de jeunes filles qui se produisent tous les dix ans... | ||
| Crédits: Aucun personnage issu du manga détective conan ne m'appartient. Qu'ils soient des personnages principaux, ou simplement cités : Kazuha, Heiji, Ran, Shinichi/Conan... sont la propriété de leur créateur Gosho Aoyama. En ce qui concerne tous les habitants de Tamba Sasayama, ces personnages proviennent de mon imagination et ne sont pas présents dans le véritable manga Détective Conan, tout comme les différents lieux cités. Ils sont propres à ma fan fiction. |
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Enlèvement[3595 mots] |
Publié le: 2008-08-26 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
ENLEVEMENT
Tout en se lavant les mains, Kazuha scruta son visage. Ses yeux étaient cernés par la fatigue accumulée par ses derniers jours. Cependant, elle ne regrettait en rien d’avoir rejoint Heiji à Tamba Sasayama. Elle se rendait compte de la nécessité pour elle d’avoir le détective à ses côtés, et pourtant, elle ne parvenait pas à y remédier.
« Il faudra bien, pourtant, songea-t-elle avec amertume. Heiji ne fera pas un ménage à trois, simplement pour me faciliter l’existence. Si ce n’est pas Ren Ishikawa, il s’agira d’une autre. Seulement dans tous les cas, il finira par tomber amoureux, et se trouver une petite amie. Si seulement je pouvais avoir quand même une place dans sa vie future… »
Elle se sécha les mains, et poussa la porte. C’est alors qu’elle eut la surprise de rencontrer Hiro. L’homme portait plusieurs caisses d’aliments. Son visage semblait plus vieux que la veille, comme si l’obscurité avait caché sa véritable nature à Kazuha. Elle se surprit néanmoins à lui sourire. Hiro Hayashi lui avait été d’une aide extraordinaire lors de leur dernière rencontre. Elle lui en était extrêmement reconnaissante.
- Tiens, la p’tit de la forêt. Tes problèmes de cœur vont mieux ?
- Heu, oui je crois, marmonna-t-elle, le feu aux joues.
- Tant mieux, tant mieux, grogna-t-il, à moitié dissimulé derrière des cageots de fruits. Ca tombe bien, je voulais te voir.
- Vraiment ? S’enquit Kazuha, curieuse.
Hiro continua son chemin, et pénétra dans les cuisines, Kazuha sur ses talons. Ils se trouvaient dans une salle très lumineuse, tout en blanc. Plusieurs apprentis couraient d’une casserole à une autre, d’où s’élevaient des chapes de fumées, et des nuages de graisses. Hiro déposa la nourriture sur une table de travail, où un jeune cuisinier coupait du pain.
- Surveille moi ça une minute, tu veux Rui ?
Le dénommé Rui acquiesça sans perdre de vue son travail. Il s’agissait d’un jeune homme d’une vingtaine d’année, plutôt musclé, et à l’air très concentré.
- Pas de problèmes, mais c’est donnant-donnant, d’accord ? Décida l’intéressé.
Hiro ria face à son sens des affaires.
- Pas de problèmes, accepta-t-il avec un sourire. Que veux-tu en échange ?
- Ta recette de tempura (beignets).
En réponse, Rui reçut une claque dans le dos. Puis se tournant vers Kazuha :
- Pardon, s’excusa-t-elle. Mais qu’est-ce que tout cela a à voir avec moi ?
- Tu ne cherchais pas le manuscrit de la malédiction, que je sache ? Lui demanda Hiro. Je l’ai trouvé à ta place. Il est dans la section des enluminures de la bibliothèque. J’y ai jeté un coup d’œil et l’ai laissé en évidence. Mais je n’ai pas eu le temps d’aller le chercher. Trop de boulot.
Kazuha laissa échapper un cri de joie. Plusieurs cuisiniers, dont Rui lui jetèrent un regard étonné.
- Où se trouve la bibliothèque, s’enquit-elle.
- Une rue en contrebas. Tu n’as qu’à descendre par la porte de la cuisine, tourne à gauche dès que tu pourras et tu tomberas sur une grande maison à un étage.
- Arigato ! Entendit-il tandis que Kazuha se ruait sur la sortie, sans même songer à prévenir ses amies.
Derrière elle, Hiro pouffa de rire, tout en récupérant ses caisses. Rui le regarda faire.
- Pauvre idiote, va, murmura-t-il après son départ.
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La bibliothèque était un bâtiment imposant, comme le constata Kazuha, en arrivant à sa devanture. L'édifice était relativement ancien : on y retrouvait les mêmes éléments architecturaux que les villas du quartier des samouraïs, ainsi que des panneaux, à l'intention des touristes, narrant les hauts faits histoires qui s'y étaient produis. Apparemment, elle avait été construite sur ordre du seigneur de la région au 16ème siècle, puis rénové après la seconde guerre mondiale. Là, japonais et américains s'étaient entraidés pour remettre sur pied ce temple de la connaissance. Kazuha médita sur cet élan de solidarité, les yeux fixés sur l'immeuble à un étage, dont les volets entrouverts s'entrechoquaient sous une brise pratiquement inexistante. A elle seule, cette bibliothèque représentait des valeurs humaines de générosité et d'entraide, avant d'être un lieu d'étude. Le cœur y était aussi important que la tête. A présent Kazuha était certaine que les réponses qu'elle cherchait, elle parviendrait à les trouver ici. Car, non seulement elle souhaitait retrouver une trace écrite de la malédiction du samouraï, mais elle était également motivée par ses sentiments : Heiji lui avait reproché d'être un fardeau, une gêne pour son enquête. Elle refusait de le laisser dans l'erreur, et comptait lui prouver son soutien. Il ne lui restait plus qu'à entrer, emprunter ce qu'elle cherchait, puis le ramener au détective.
Cependant, son but avait beau être défini, Kazuha ne parvenait pas à faire un pas. Son cœur battait la chamade, son esprit semblait s'être vidé de toute pensée. Sans en comprendre la raison, un sixième sens criait à l'adolescente de retourner sur ses pas, de rejoindre Ran et Sonoko au fast-food, quand bien même l'étranger avec qui elles déjeunaient paraissait des plus singuliers. Malgré tout, elle ignora cette invective mentale, puis pénétra dans l’enceinte. L’entrée était une porte, en bois, à deux battants, dont l’un était déjà entrouvert. Elle le poussa, étonné de le trouver si lourd, et sursauta lorsque dans un grincement dantesque, la porte glissa sur ses gonds, avant de se refermer brutalement. Kazuha déglutit péniblement. La bibliothèque était une pièce unique au rez-de-chaussée, composée d’un large espace avec bureaux et chaises consacrés à l’étude. Plus loin, ce n’étaient que d’immenses étagères, qui grimpaient jusque dans l’obscurité du plafond, et s’alignaient en une dizaine de colonnes. Leurs couloirs étaient relativement longs, de sorte que, seules les premières lettres de chaque rangée étaient visibles. La lycéenne d’Osaka s’approcha du guichet d’accueil, réservé aux prêts et aux retours, étonnée de n’y trouver personne. Il était un peu plus de une heure de l’après-midi, l’employée aurait dû être à son poste. Malgré tout, Tamba Sasayama était un petit village. Peu de gens devaient se rendre à la bibliothèque, particulièrement en ce jour de fête. La golden week était une période touristique de première ampleur cette année, les commerçants avaient donc autrement mieux à faire qu’à lire. Satisfaite de son raisonnement, elle oublia l’absence de bibliothécaire, cela afin de se consacrer sur son objectif : le recueil de la malédiction du samouraï. Hiro Hayashi lui avait parlé d’enluminures. Kazuha observa les grandes rangées de livres, certaines qu’elle n’y trouverait pas l’objet de ses recherches. Les enluminures étaient des ouvrages précieux et anciens. Nul doute qu’ils étaient interdits aux prêts, et trouvables uniquement en salle de consultation. Kazuha devait monter à l’étage.
Kazuha longea les murs, jusqu’à trouver l’escalier de secours, menant à l’étage. Un plafonnier vétuste distillait une faible lueur clignotante, qui parvenait à peine à atténuer l’obscurité. Kazuha gravit péniblement les marches, tâtonnant par endroit de peur de rater une marche. Une dizaine de secondes plus tard, elle arrivait dans une pièce moins spacieuse, encombrée de cartons et de piles de livres. Les volets étaient pour la plupart ouverts, de sorte que les rayons du soleil au zénith éclairaient le moindre recoin. La lumière jugula l’angoisse de Kazuha. Cette bibliothèque était relativement différente du bâtiment public d’Osaka, où elle avait l’habitude d’étudier avant les examens. Beaucoup plus sombre, et moins perfectionnée. La seule ressemblance résidait dans le silence qui y régnait- ponctué par le moteur ronronnant d‘une climatisation au rez-de-chaussée quoiqu’elle ne résultait pas ici d’un caractère studieux.
Les yeux de Kazuha se fixèrent sur le seul présentoir à livre. En même temps un sourire radieux naquit sur ses lèvres, car c’est là qu’elle trouva le fruit de ses recherches, comme lui avait promis Hiro. Le visage de l’homme apparut dans son esprit, et elle lui adressa mentalement des remerciements. Nul doute qu’avec de telles sources, l’enquête d’Heiji progresserait à grand pas. Elle caressa l’épaisse reliure de cuir, où l’on voyait un samouraï brandissant son katana au dessus de la courtisane. La jeune fille s’en empara, sans demander son reste en promettant de s’expliquer plus tard. Elle ne cessa de fixer l’ouvrage, même en descendant les marches. Elle s’empêcha toutefois de courir afin de rejoindre Heiji, de peur de tomber.
Kazuha se demanda un instant si la version, qu’Hiro lui avait contée la veille, apparaissait dans le recueil. Elle oublia tout à coup cette préoccupation lorsqu’un claquement sec résonna dans la bibliothèque. Kazuha tendit l’oreille. Au même moment, l’escalier sombra dans l’obscurité. Son cœur rata un battement. « Kazuha calme toi, s’ordonna-t-elle alors qu’elle remettait de l’ordre dans ses pensées. Cet endroit est vétuste, les plombs ont dû sauter. Ce n’est rien de grave. » Elle reprit par trois fois sa respiration, la main agrippée sur son portable. Elle mourrait d’envie d’appeler Heiji à l’aide. Néanmoins, elle parvint à se contenir : après tout, Heiji avait une affaire à résoudre, il n’avait pas de temps à perdre, surtout qu’elle s’était jurée de ne plus être un fardeau, mais une aide pour son ami d’enfance. C’est sur cette pensée qu’elle descendit les dernières marches.
L’ensemble des locaux était privé d’électricité. Kazuha, appuyé contre l’angle du mur, joua avec l’interrupteur, dans l’espoir que le système se remette à fonctionner en vain. Cela fait, elle tendit l’oreille. Nul bruit, autre que sa respiration saccadée. Apparemment, tout tendait à penser qu’elle était seule. Il ne s’agissait donc qu’un pur effet de son imagination. Un sourire naquit sur ses lèvres à la pensée de la réaction d’Heiji si elle lui aurait finalement téléphoné. Au départ, il aurait été inquiet pour elle, nul doute. Ce qui enchantait Kazuha, même si cette inquiétude s’apparentait à la profonde amitié qu’il lui portait. Dans un second temps, le jeune homme lui aurait finalement ri au nez pour avoir pris peur sans raison. Cet aspect d’Heiji l’enchantait déjà moins... Elle entendait déjà sa voix la narguer si elle venait à lui narrer les faits : « Kazuha, plus qu’une rangée de livre à traversée, et tu pourras sortir. Tu pourras y arriver seule ? A moins que je ne doive te tenir la main ? »
- Cet idiot ne perd rien pour attendre, ragea-t-elle entre ses dents. Il aura intérêt à me remercier pour ce service, autrement j’exécuterai un ippon, dont il ne se relèvera pas.
Serrant le livre contre sa poitrine, Kazuha marcha rapidement. Les encyclopédies défilaient lentement sur sa gauche, dans la section des langues étrangères. Elle ne prenait pas la peine de déchiffrer leur entête dans cette obscurité, trop impressionnée par l’écho profond de ses pas.
Échos ?
Kazuha pris conscience une seconde plus tard de ce caractère inhabituel. Prise d’un sérieux doute, elle s’arrêta immédiatement, l’oreille aux aguets. Son cœur avait beau marteler sa poitrine, elle discerna toutefois sans encombre le frottement d’une semelle dans une rangée voisine. L’angoisse lui noua la gorge : il n’y avait pas d’échos, seulement une seconde personne, qui jusque là n’avait pas souhaité se faire remarqué. Un incoercible tremblement s’empara d’elle, et elle retint avec énormément de peine le hurlement qu’elle avait sur le bout des lèvres. Que se passait-il au juste ? Quel genre de personne pouvait se terrer avec elle dans une bibliothèque obscure ? Kazuha l’ignorait mais la solution s’imposa d’elle même. Sans plus réfléchir, elle composa le numéro d’Heiji. Automatiquement, une voix électronique lui annonça que le réseau ne passait pas dans son secteur, la pria donc de réitérer dans un autre lieu son appel.
A l’autre bout des colonnes, l’inconnu dût entendre la messagerie, car, à présent découvert, il ne s’embarrassa plus de discrétion, et se dirigea droit vers la source du bruit. Kazuha entendit ses pas se rapprocher. S’empêchant de courir, de peur qu’on ne la rattrape avant d’atteindre la sortie, Kazuha se baissa, et avança à tâtons. Elle voulait courir, crier à éclater les tympans de l’inconnu, et puis pleurer. Mais elle n’en avait pas le droit. Il fallait qu’elle parvienne à retrouver Heiji, afin de lui remettre le manuscrit. Rejoindre Heiji... pour être en sécurité.
- AH !
Elle hurla de peur, lorsque, sans prévenir, une main puissante sortit de la rangée voisine, renversant une quantité de livre. Kazuha s’éloigna du membre, trébuchant, tremblante. La main se referma sur du vide, plusieurs fois de suite, alors que Kazuha courrait se réfugier dans un autre couloir. Elle voulait mettre le plus de distance entre elle, et son agresseur, sans trop savoir où aller. Derrière elle, la lycéenne percevait l’homme qui était à sa poursuite. Son souffle rauque accompagnait chacune de ses foulées.
Ses membres étaient comme ankylosés. A croire que l’adrénaline avait l’effet inverse de ce dont elle avait besoin. Elle courut maladroitement jusqu’à la sortie, imprégnée de sa sueur âcre.
- Ouvre-toi, bon sang, supplia-t-elle, tout en tirant, et poussant successivement sur la poignée de la porte d’entrée.
Malgré ses efforts, la porte demeura close. Elle tenta malgré tout de faire pression sur les battants de bois, lorsque la chute d’un livre, l’informa qu’on avait retrouvé sa trace. Ses yeux, inondés de pleurs de détresses, furetèrent dans les moindres recoins, jusqu’à s’attarder sur le comptoir des prêts. Un soupir de soulagement lui échappa des lèvres, tandis qu’elle se glissait derrière le bureau, sans trop savoir quoi faire. Elle était allongée de tout son long sur son ventre, le poids du livre lui enserrant la poitrine, lorsqu’une voix retentit.
- Tu peux te cacher, tu peux te cacher, murmura-t-elle d’un ton goguenard. Mais tu es à ma merci.
Pour preuve de ses dires, l’homme fit cliqueter les clés de la bibliothèque qu’il tenait serrées dans sa main. Kazuha étouffa un gémissement plaintif.
- Pauvre petite, pauvre Kazuha, répéta l’inconnu, dont la voix pourtant lui semblait familière. Personne n’est là pour te sauver, personne n’est là, sauf nous deux. Toi et moi, moi et toi, nous allons bien nous amuser au chat et à la souris, ricana-t-il.
Elle l’entendit reprendre sa marche, puis le bruit d’une chaise qu’on pousse sur le côté.
- Es-tu là ? S’exclama-t-il en se penchant sous les bureaux. Non ? S’étonna-t-il. Mais qu’importe, j’ai tout mon temps. Je finirai bien par te trouver…
Les pensées de Kazuha s’emportèrent dans une profonde réflexion. Ce qu’il disait était vrai. Aucun de ses amis ne savaient actuellement où la chercher, d’ailleurs, avaient-ils connaissance de l’existence de cet endroit ? Elle ne pouvait compter que sur elle-même.
« Agis, songea-t-elle très fort. D’accord l’entrée est verrouillée, et il n’y a aucune sortie de secours. Cependant si je parviens à monter à l’étage, je pourrai peut-être sauter par une des fenêtres. Le bâtiment ne comprend qu’un étage, au pire je me casserai une jambe, mais je serai sauve… Le plus important est de sortir, pour… »
- Trouvé !
Kazuha pivota rapidement, et hurla de terreur, lorsqu’elle sentit des doigts enserrer sa cheville, et la tirer de sa cachette.
- Lâchez moi, laissez moi ! Cria-t-elle de tout la force de ses poumons. Lâchez moi ! A l’aide !
- Arrête de te débattre, pauvre idiote ! Grogna l’homme.
Mais Kazuha refusait de perdre la partie. Elle s’accrochait au rebord du bureau, donnait des coups de pied dans le vide. Soudain, elle heurta le thorax de son agresseur, qui sur le coup lâcha prise. Sans perdre un instant, elle s’engagea dans une allée, bifurqua dans une seconde, afin de brouiller les pistes. Son genou heurta l’angle d’une étagère. Elle s’écroula sous le choc, puis parvint à se relever maladroitement. Elle n’entendait plus aucun signe de l’inconnu, et n’arrivait pas à le discerner dans l’obscurité ambiante. Les larmes coulaient sur ses joues, sans qu’elle songe à les essuyer. Elle s’était perdue dans les méandres des couloirs, sans parvenir à se rappeler où se trouvait l’escalier de secours. Une succession de questions, auquel elle était sans réponse, la submergeait, et l’étourdissait : que se passait-il exactement ? Qui était cet homme ? Pourquoi l’harcelait-il de la sorte ?
Elle frissonnait sous la brise de la climatisation. Elle entoura sa taille de ses bras. Pourquoi Heiji n’était pas là ? Pourquoi l’avait-elle quittée comme une idiote ?
Le souffle dans sa nuque ne s’arrêtait plus. Elle comprit alors que la climatisation s’était éteinte, en même temps que la panne d’électricité. Avant même qu’elle eut exécuté le moindre mouvement, elle reçut un coup de pied au creux du genou, et s’effondra.
- Piégée !
Une jambe posée sur sa nuque, une autre sur ses reins, il entreprit méticuleusement de lier ses bras et ses jambes dans son dos.
- Pitié, pleura-t-elle, incapable du moindre mouvement, laissez moi partir, laissez moi partir !
- Ferme la, petite idiote ! Lui ordonna-t-il en lui bandant la bouche.
Il lui glissa ensuite une cagoule. Kazuha, encore consciente, se sentit perdre pied avec la réalité. A chaque respiration, le tissu rêche se collait à ses narines. Elle ne parvenait pas à s’arrêter de hurler, quand bien même son cri ne parvenait pas à pénétrer la porte de ses lèvres. Elle ne cherchait plus de l’aide, elle ne voulait pas se faire entendre. Cette plainte était seulement la résultante de la terreur qu’elle éprouvait. Elle était enfermée dans un cauchemar dont elle ne pouvait se réveiller.
Peu après, l’agresseur lui injecta une seringue dans la jugulaire. Malgré ses efforts pour garder les yeux ouverts, Kazuha perdit lentement conscience.
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