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Les Disparues De Tamba Sasayama
[Histoire Terminée] | Auteur: hello-kitty | Vue: 1647 |
| [Publiée le: 2008-07-10] [Mise à Jour: 2008-12-24] | ||
| AP | Suspense/Action-Aventure/Romance | Commentaires: 34 |
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Description: C'est la golden week. Kazuha espère passer ses vacances au côté d'Heiji, malheureusement le garçon a d'autres projets. Celui-ci s'en va dans l'arrière pays, dans un antique village médiéval. Il espère élucider les étranges disparitions de jeunes filles qui se produisent tous les dix ans... | ||
| Crédits: Aucun personnage issu du manga détective conan ne m'appartient. Qu'ils soient des personnages principaux, ou simplement cités : Kazuha, Heiji, Ran, Shinichi/Conan... sont la propriété de leur créateur Gosho Aoyama. En ce qui concerne tous les habitants de Tamba Sasayama, ces personnages proviennent de mon imagination et ne sont pas présents dans le véritable manga Détective Conan, tout comme les différents lieux cités. Ils sont propres à ma fan fiction. |
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Sa priorité[3520 mots] |
Publié le: 2008-08-08 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Sa priorité
Minuit était passé lorsque Ren Ishikawa déposa une tasse de thé fumant devant Heiji. Malgré lheure tardive, elle avait fait une exception pour son détective, et avait rouvert les cuisines. Le jeune homme avait les traits tirés, et se frottait continuellement les yeux, comme pour les empêcher de se fermer deux-mêmes, et de le plonger dans le sommeil. Elle lui avait conseillé à plusieurs reprises de monter dans sa chambre, mais le lycéen avait refusé. Que ce soit en raison de son enquête, ou pour dautres affaires dont elle navait connaissance, Ren avait compris quHeiji nirait pas se coucher tant que quelque chose ne se serait pas produit.
- Vous voulez à manger ? Lui proposa-t-elle.
Heiji se contenta dhocher négativement la tête. Le silence, voilà ce qui était le plus insupportable pour la jeune femme. Elle comprenait quHeiji ne puisse pas évoquer ses avancées concernant sa mission, cependant, était-il forcé de ne pas ouvrir la bouche du tout ? Il lavait remercié dun hochement de tête, avait murmuré un vague « pourquoi pas » quand elle lui avait montré du doigt une théière, et depuis lors, sétait contenté de regarder par le fenêtre. Une, à deux fois, elle lavait vu esquissé le geste de se lever. Pourtant, à chaque fois que cette envie lui en prenait, Heiji se rasseyait subitement. Lair plus renfrogné que jamais, il fixait alors intensément la nuit dencre à travers les interstices du volet. Ren, en ramenant ses longs cheveux blonds derrière elle, sourit. Décidemment, les hommes venaient bien de Mars, et les femmes de Vénus : il ny avait aucun moyen pour quelle parvienne à comprendre ce qui se tramait dans lesprit dHeiji !
Quelques minutes plus tard, alors que Ren songeait à abandonner son hôte, pour rejoindre son futon, un petit garçon descendit de lescalier. Il sagissait de Conan. Le bruit de ses chaussons nétait quun bruissement dair sur les lattes du parquet, pourtant il brisait le silence incongru planant sur la pièce. Ren se leva et le prit par la main.
- Non, non, non ! Le réprimanda-t-elle avec fermeté. Ce nest pas une heure pour quun enfant soit debout. Retourne te coucher.
- Mais Heiji est debout, lui !
- Heiji est un adulte, il en a le droit.
Alors que Ren sapprêtait à prendre lenfant dans ses bras, Heiji choisit dintervenir.
- Laissez-le, Ren. Jirai moi-même le recoucher.
La jeune femme voulut ouvrir la bouche puis se ravisa. Dès larrivée des trois adolescentes et du garçonnet, celui-ci avait accouru vers Heiji. Nul doute que tous deux étaient très proches. Elle se décida à les laisser seule. Après les avoir salués, puis proposé à boire à Conan, qui refusa poliment, elle monta se coucher. Conan attendit dentendre le verrou de sa chambre pour prendre la parole.
- Tu as besoin daide ?
Sans un mot, le détective dOsaka déposa une feuille de papier, sur laquelle il avait couché lénigme et toute son étude. Conan ny jeta même pas un coup dil.
- Nao Kaneda a fait passer un message lors de sa visite guidée. Un message sous forme dénigme dans le but dun échange. Il faut trouver le lieu, lheure, du rendez-vous. De plus certains points restent obscurs. Si on les élucide, alors il ne nous restera quà
- Plus tard, le coupa-t-il.
- Quest-ce que tu racontes, Kudo ! Sexclama-t-il. Il y a des vies en jeu, on na pas le temps dattendre ton bon-vouloir !
Lobscurité pénétrait dans la pièce, cachant aux yeux du garçon, lexpression de son rival de Tokyo. Heiji bouillait de fureur. Il voulait travailler sur ce code, réussir à coincer le monstre qui avait tué Sarah Blade, empêcher une nouvelle disparition dune adolescente le lendemain au soir ! Il y avait tant à faire pour donner un sens au mot « justice », redonner un morale à ce monde, sauver des innocents ! Ils ne seraient pas trop de deux pour accomplir cette tâche. Pourquoi Conan sentêtait-il à ce calme, alors que tout en Heiji lui hurlait dagir ? Finalement, comme sil navait pas prêté attention à lapostrophe de son ami, lenfant prit la parole :
- Vous criiez tellement fort quon a tout entendu den bas. Ran et Sonoko étaient désolées pour Kazuha. Elles voulaient la réconforter, cependant elle a filé comme léclair en dehors de lhôtel. Est-ce que tu las retrouvée ? Est-ce que tu las cherchée au moins, ou ton égo est-il si démesuré, quil ten a empêché ?
Tout à coup Heiji se sentit mal, fautif. La culpabilité était un étau qui lui comprimait la poitrine. Pourquoi nétait-il pas allé sur les talons de son amie denfance ? Il aurait pu aisément la rattraper. Cependant, ne se serait-il pas ainsi présenté comme responsable de leur altercation ? Dun côté, ne létait-il pas ? Durant tout ce temps, Conan lavait fixé, sans broncher. Son expression nétait pas celle dun enfant, même pas dun adolescent. En cet instant, la maturité quil affichait, étonna Heiji.
- Seul Dieu peut rendre la justice sans faillir, affirma Conan. Et toi Heiji, tu nes pas un dieu, juste un crétin qui pense pouvoir lêtre. Tu as un devoir envers toi-même, avant daméliorer ce monde, de quelque aspect que ce soit. Tu as le droit à une vie, tu dois construire ton bonheur. Si tu ne ten occupes pas, personne ne le fera à ta place. Kazuha est prête à passer en seconde position, après tes enquêtes. Elle a accepté de ne pas être ta priorité, à condition que tu ne lempêches pas dêtre à tes côtés. Elle est là, prête à taider. Toi et moi, on a des amies exceptionnelles, qui nattendent quun mot de nous. Alors, si comme tu le dis tu veux vraiment rendre ce monde meilleur, commence dabord par la rendre heureuse elle.
Heiji soupira : il était bien plus facile de résoudre un meurtre, plutôt que de comprendre les sautes dhumeur de Kazuha ! Pourtant, Heiji savait quil devrait y faire face tôt ou tard. De son côté, Conan le regarda méditer. Certain alors, quil avait saisi le message, il alla se coucher., non sans lui souhaiter « bonne chance ». Car les deux détectives avaient beau être des génies des enquêtes, concernant les affaires de cur, ils nen restaient pas moins des amateurs.
Kazuha sentit sa colère se relâcher après avoir descendu lallée principale. Elle avait entendu les appels de Ran et Sonoko, alors quelle traversait le restaurant en courant, mais elle avait refusé de sarrêter, et avait fait mine de ne pas les entendre. Elle était réticente à parler de cette querelle, encore plus à lidée de mettre des mots sur tous les sentiments qui bouillonnaient dans son esprit. Quand bien même ses amies auraient pu la consoler, elle ne voulait pas de leur aide dans limmédiat. Elle ne demandait quun peu de calme.
Lentrée, ou dans ce cas la sortie, de Tamba Sasayama se présenta à elle . Elle nhésita pas une seconde à la franchir, et dévaler le sentier quelle avait foulé le matin même. Non pas quelle songeait à retourner à Osaka et laisser Heiji seul comme il en avait fait la demande, mais elle ne connaissait pas assez le village pour visiter ses méandres. Elle avait vécu trop démotions dans cette soirée pour avoir en plus à retrouver son chemin. Cest pourquoi, elle préférait se rendre en terre connue. Le vent agitait la poussière du chemin, et lélevait en des nuées vespérales qui lui brûlaient les yeux. Le chemin senfonçait dans cette brume de terre, et le dissimulait aux yeux de la jeune fille. Un instant elle songea à renoncer, et à rentrer. A quoi bon continuer, au risque de tomber de la falaise, alors quelle savait pertinemment que sa place se trouvait avec le détective. Il ne lui restait quà rentrer, sexcuser, et tout reprendrait sa place. Cependant, elle laissa ce projet pour plus tard. Elle était encore trop agacée pour être en mesure de lui parler calmement. Revenir la conduirait à une nouvelle dispute.
Elle cacha à moitié ses yeux derrière ses doigts, puis avança à tâtons. Chaque pas lui était difficile, autant par manque de visibilité, que par la fatigue quelle avait accumulée, et qui la rendait fragile. Elle se résigna à pénétrer à lorée du bois. Ainsi protégée par la végétation, elle pouvait progresser plus librement. Malgré tout, ses yeux irrités durent affronter lobscurité profonde de la forêt.
- Voilà où jen arrive, marmonna-t-elle alors quelle faillit se prendre le pied dans une racine, tout cela à cause dHeiji.
Malgré tout, cette pensée la fit sourire. Heiji la pousserait probablement à dautres extravagances dans le futur, mais quimporte puisque cétait lhomme quelle avait choisi. Un sourire naquit sur ses lèvres avec lespoir quau moment même, Heiji, rongé par le regret, devait la chercher en vain. Peut-être était-il temps de rentrer
Tout à coup, alors quelle sapprêtait à tourner les talons, elle remarqua une silhouette sur sa gauche. Son cur manqua un battement. « Calme-toi Kazuha, pensa-t-elle très fort à son intention, il sagit dun effet de ton imagination. En plus, léclipse aura lieu demain, il ny a pas de samouraï dans cette forêt. Bouge ! » Mais son corps demeurait paralysé. La forêt toute entière lui parut alors hostile. Les arbres se dressaient devant elles, comme les barreaux dune prison qui lenfermait, en attendant que le rôdeur vienne la chercher. Sa voix sétait éteinte au tréfonds de sa gorge et une sueur froide dégoulinait sur son front, alors quelle essayait deffectuer en vain des mouvements. Elle distinguait à présent une forme arrondie, qui cachait par endroit les trous des fougères, qui laissaient passer des rayons de lumière. Soudain, une voix rauque retentit :
- Qui est là ? demanda-t-on.
Le soulagement relâcha les muscles de son corps. Kazuha se sentit libérée, au moment où elle reconnut le destinataire. Il nétait autre que le barman, Hiro Hayashi. Hiro savança jusquà elle, une lampe dans une main, lautre serrant un gros sac de toile doù dépassait des outils. Une ride barrait son front. Il leva la lanterne vers son visage.
- Tes une ptite qui loge à lhôtel, toi. Tu devrais pas traîner la nuit en forêt, y a rien de bon à trouver. Au mieux des araignées, parfois des trucs plus gros, des serpents le plus souvent. Allez viens avec moi.
Kazuha se laissa conduire docilement le long du sentier. Elle se présenta, puis remercia chaleureusement Hiro, quelle trouvait très sympathique. Au moment où il lui demanda la raison qui lavait poussé à partir de lhôtel, à une heure si incongrue, elle hésita, puis avoua sa dispute avec son colocataire.
- Heiji, répéta Hiro. Je le connais : cest le détective lycéen qui sest installé pas plus tard quhier. Alors comme cela, tu es sa petite amie.
- Non, non ! affirma une Kazuha aux joues aussi rouges que des tomates, rien de cela. On est juste ami.
- Evidemment, ironisa lhomme, qui avait bien plus dexpérience que des adolescents pour reconnaître une dispute de couples quand on lui en racontait une.
Kazuha ne remarqua pas son sourire en coin. Par la suite, ils continuèrent calmement leur route, en silence. Le chemin du retour semblait dautant plus long que lallée, quils étaient retardés par les rafales et la pénombre. Finalement, Hiro reprit la parole.
- Tu me rappelles la femme de la légende, la courtisane, lui confia-t-il tout à coup.
Kazuha resta silencieuse, mais son expression trahissait à elle seule son étonnement. Elle attendait ses explications pour comprendre en quoi elle ressemblait à une meurtrière.
- On raconte que le samouraï et la courtisane saimaient passionnément, passé une époque. Mais il la faisait souffrir atrocement à partir toujours guerroyer, avec le risque quil ne la rejoigne finalement pas. Chaque matin où elle le voyait partir, elle savait que quelque part, une autre femme attendait son amant, un enfant bâtard voulait voir son père. Mais malgré la souffrance quil lui faisait endurer, malgré les calvaires de cette vie, la courtisane continuait à laimer, et finissait toujours par le rejoindre. Tout comme toi, pour ton ami.
- Alors le samouraï était infidèle ? senquit Kazuha.
- Non, rectifia Hiro, le samouraï était un homme. A lépoque, ladultère ne relevait daucune signification comme de nos jours. Il nétait quun soldat avec des habitudes libertines, comme il était coutume.
- Mais il la faisait souffrir ! senragea Kazuha, attristée par le sort de cette femme. Elle laimait, elle lattendait, et lui il la trahissait sans cesse !
- Dix ans après le commencement de leur liaison, continua Hiro sans se soucier de la révolte de ladolescente, la courtisane avait le cur brisé. Son cur était brisé, mais elle ne parvenait pas pour autant à en mourir. Alors, pour faire taire son chagrin, elle comprit que le seul moyen était de tuer le samouraï. Enfin elle savait quelle serait sa dernière amante.
Kazuha laissa reposer cette histoire quelques secondes. Dès son arrivée à Tamba Sasayama, on lui avait présenté la courtisane sous un aspect négatif, comme si elle était lunique responsable. Si elle sappuyait sur les dires de Hiro, cette femme avait longtemps souffert avant den arriver à de telles extrémités. Les gens ne pouvait rejeter lentière faute sur elle, alors quen définitive, le comportement du guerrier lavait conduit à sa perte. Kazuha trouvait cette légende trop injuste.
- Dix ans, réfléchit la jeune fille, est-ce pour cela que le fantôme revint après une décennie ?
- Cest une possibilité, accepta Hiro. Mais ce nest quune version de la légende, comme il en existe dautres.
Elle réfléchit un instant. Comment Heiji pouvait élucider le mystère qui planait sur cette malédiction, sil navait pas lhistoire dans sa totalité ? Il avait besoin de bases solides pour avancer. Cest dans cette optique quelle interrogea lemployé de lhôtel :
- Comment démêler le vrai du faux ? Il doit bien exister une version manuscrite du conte ?
- Les incunables des archives doivent relater cette histoire, émit Hiro. Mais succinctement. Il est trop tard pour sy rendre ce soir, mais si tu le souhaites, jirai y jeter un coup dil demain. La bibliothécaire madore, plaisanta-t-il.
Ils venaient de pénétrer de nouveau à Tamba Sasayama. Kazuha accepta son aide avec le joie, et le remercia chaleureusement. Il la déposa à lentrée de lhôtel. Alors quil sapprêtait à rejoindre son appartement, Kazuha ne put retenir une dernière question.
- Hiro ?
Lhomme se retourna.
- Quy-a-t-il ?
- Je me demandais, continua-t-elle avec gêne, mais incapable de réfréner sa curiosité. Quest-ce quun homme comme vous peut faire dans les bois si tard ?
- Je revenais du château, lui expliqua-t-il après un moment dhésitation. Il est dans ma famille depuis plusieurs générations, alors il est de mon devoir de men occuper. Comme tu le vois, je nai pas les moyens de le réparer de fond en comble. Cependant je me débrouille.
Il désigna son sac doutil avant de prendre congé. Kazuha le regarda séloigner, certaine quHiro ne lui avait pas tout dit. Elle haussa les épaules. Hiro Hayashi nétait ni un proche, ni un ami, juste un homme avec qui elle avait effectué un bout de chemin. Il nétait pas dans lobligation de lui rendre des comptes. Kazuha étouffa un rire : Hiro navait pas à lui procurer des explications, mais Heiji si !
Kazuha ne put retenir un cri de surprise, lorsquelle découvrit Heiji, attablé au fond du restaurant. La salle étant plongée dans le noir à son arrivée, elle était persuadée de ne trouver quiconque réveillé. La vue du jeune homme lui fit peur. Heiji se leva alors, et vint à sa rencontre.
- Idiote, ne cri pas aussi fort. Tu vas réveiller tout le voisinage.
- Cest que, prétexta la lycéenne, sa voix devenant un murmure, je ne mattendais pas à te trouver ici.
Lobscurité dissimula le sourire du garçon.
- Qui aurait pu être à ma place, alors ? Le samouraï ?
Kazuha choisit de ne pas répondre, mais le rouge sur ses joues témoignât de sa gêne. Heiji ne savança pas plus loin sur cette voie, de peur que les braises de leur dispute ne reprennent feu. Il attrapa la main de son amie, qui sur le coup, hoqueta de surprise.
- Heiji
- Il est tard, je suis fatigué, et demain jai du boulot. Nous devons être les seuls de tout le village à être debout.
Tandis quil montait les marches, Heiji en train de tâtonner pour ne pas tomber, Kazuha fut étonnée quelle seule puisse entendre les battements de son cur. Elle avait limpression que celui-ci allait sortir de sa poitrine. Un mélange de joie, de soulagement, et de quantités de sensations inconnues lavait submergée, et létourdissait, à tel point quelle ne se souvint plus trop comment elle monta le reste des marches. A leur arrivée, Heiji lenvoyât se coucher sans sommation, puis senferma dans la salle de bains. Une minute plus tard, le bruit de la douche retentit en écho, et berça les prémices du sommeil de Kazuha. LorsquHeiji la rejoignit enfin, elle sétait depuis longtemps endormie, assommée par le stress quelle avait enduré. Le garçon ladmira en silence, et caressa ses longs cheveux dénoués du bout des doigts. Il écouta sa respiration régulière. Certain quelle nétait pas éveillée, il se pencha vers son oreille, si proche que lodeur de sa peau lassaillit;
- Tu ne passes pas après mes enquêtes, lui susurra-t-il. Tu es ma priorité dans ce monde. Rien, ni personne ne changera ce que je ressens pour toi.
Il effleura sa joue, puis sallongea à ces côtés, incapable de fermer lil. Si le bonheur pouvait se mesurer, alors Heiji aurait pu certifier quil était le plus heureux des hommes.
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