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Les Disparues De Tamba Sasayama
[Histoire Terminée] | Auteur: hello-kitty | Vue: 1645 |
| [Publiée le: 2008-07-10] [Mise à Jour: 2008-12-24] | ||
| AP | Suspense/Action-Aventure/Romance | Commentaires: 34 |
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Description: C'est la golden week. Kazuha espère passer ses vacances au côté d'Heiji, malheureusement le garçon a d'autres projets. Celui-ci s'en va dans l'arrière pays, dans un antique village médiéval. Il espère élucider les étranges disparitions de jeunes filles qui se produisent tous les dix ans... | ||
| Crédits: Aucun personnage issu du manga détective conan ne m'appartient. Qu'ils soient des personnages principaux, ou simplement cités : Kazuha, Heiji, Ran, Shinichi/Conan... sont la propriété de leur créateur Gosho Aoyama. En ce qui concerne tous les habitants de Tamba Sasayama, ces personnages proviennent de mon imagination et ne sont pas présents dans le véritable manga Détective Conan, tout comme les différents lieux cités. Ils sont propres à ma fan fiction. |
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Déduction et sens de l'orientation[3771 mots] |
Publié le: 2008-07-18 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Déduction et sens de l'orientation
- Non mesdemoiselles, vous n'êtes pas à Tamba Sasayama, expliqua le vieil homme. Ici c'est le village Tachikui. Votre chauffeur de taxi devait mal connaître la région, mais on ne peut l'en tenir rigueur. Les erreurs sont fréquentes. Les deux agglomérations sont si proches l'une de l'autre qu'elles finiront par se confondre. Il vous suffit de remonter le sentier. Vous parviendrez à destination dans une dizaine de minutes.
- Arigatô gozaimasu (merci beaucoup), le remercia Kazuha avant que l'informateur ne retourne à ses poteries.
Il était à peine plus de huit heures du matin. La fatigue se faisait sentir chez chacun d'entre eux, en particulier Sonoko, qui avait veillé tard, cela afin de regarder jusqu'au bout un film à l'eau de rose.
Ils avaient tous dormis chez Kazuha. Ran et Conan s'étaient vus prêtés des futons, tandis que Sonoko avait réquisitionné le canapé. Les parents de la lycéenne n'avaient émis aucune objection devant l'invasion de leur appartement. Bien au contraire : tous deux avaient été ravis de rencontrer la fille du détective Mouri, et l'héritière des Suzuki. Quant à Conan, il avait été si calme qu'il n'avait soulevé aucune remarque. Il s'était comporté en parfait bambin bien éduqué. L'expédition avait débuté tôt le matin. Kazuha était déjà prête des pieds à la tête alors que Sonoko ronflait encore. Elle avait ramené ses cheveux en queue de cheval, puis patienté jusqu'à ce que chacun fût sur le pied de guerre. Kazuha était impatiente de partir. Cependant Sonoko avait été d'une humeur massacrante depuis son réveil. Elle avait refusé de quitter les lieux le ventre vide.
- Je suppose qu'on a le temps pour un petit-déjeuner, avait-elle concédé.
Seule Ran l'avait entendu, car déjà, Sonoko accompagné de Conan s'était précipitée dans la cuisine. Le garçon avait aligné pots de confitures, miel, nutella, et sucre sur la table, pendant que la jeune fille s'était occupée des toasts. Ran leur avait, bien sûr, été d'une grande aide. Elle était la seule à s'occuper du logis en l'absence de sa mère, par conséquent, la seule à être en mesure de préparer un repas convenable. Elle avait regardé d'un air navré les tranches de pains brûlées de Sonoko. Évidemment, les Suzuki avaient leurs propres domestiques, inutile dans ce cas de comprendre le fonctionnement d'un grille-pain.
Ils avaient fini toutefois par s'attabler. Kazuha avait regardé le journal télévisé du Kansai, au cas où Heiji y apparaîtrait. Tout comme Shinichi à Tokyo, Heiji était très réputé dans sa ville. Il n'était pas rare qu'un journaliste évoque la résolution d'une de ses enquêtes. Conan avait également suivi les informations, non pas pour les mêmes raisons : il espérait obtenir tôt ou tard des renseignements sur les hommes en noir. L'Organisation ne relevait pas seulement du district de la capitale. Leurs filiales étaient internationales et, touchaient des secteurs variés du grand banditisme : vol, kidnapping, meurtre, chantage, trafic de stupéfiant... C'était le type d'informations dont les présentateurs raffolaient. Si un de leurs réseaux venaient à être démantelés, nul doute que les journalistes en auraient faits leurs choux gras. Malheureusement pour lui, on ne parla que de faits divers, sans lien, de près ou de loin, avec ses ennemis.
Après avoir débarrassé, Kazuha n'avait plus fait aucune concession. Elle les avait pressé jusqu'à la gare de Sasayamaguchi, où la ligne JR Fukuchiyama était censée les mener à Tamba Sasayama. Malheureusement pour eux, le train était bondé de touristes étrangers, qui profitaient de la période estivale pour découvrir Osaka et, sa périphérie de fond en comble. Ils avaient donc opté pour un taxi. L'homme, quoique novice dans le métier, s'était avéré sympathique. Cependant, il ne les avait déposé par mégarde, qu'à Tachikui. Elles en étaient donc venues à demander le chemin à un vendeur de poteries, des Tamba-Yaki.
Ils remontèrent la rue en silence, soit parce que la fatigue les rendait mués, soit parce que l'excitation les rendait incapable de formuler une pensée cohérente, soit parce qu'il ne désirait pas parler. C'était le cas de Ran. Au fond d'elle même, elle était jalouse de sa camarade du Kansai. Elle s'était toujours trouvée des ressemblances avec cette dernière : Ran aimait Shinichi, Kazuha de son côté avait Heiji. Les deux garçons étaient leurs amis d'enfance respectifs, tous deux fondus d'enquêtes policières. Mais là s'arrêtaient les similitudes. Car Kazuha s'apprêtait à rejoindre Heiji, alors que Ran ne parvenait même pas à contacter Shinichi. Elle se sentait seule. C'est alors qu'une petite main vint se glisser dans la sienne. La lycéenne écarquilla les yeux de surprise, pourtant tout comme Conan, elle se tut. Le visage pâle du détective rajeuni contrastait avec la véritable expression d'un enfant de sept ans, mais elle n'y prêta aucune attention. Ils gravirent le chemin ensemble, loin derrière Sonoko et Kazuha.
Cette dernière s'était octroyée le titre de guide. En effet, bien que ce paysage-ci lui soit inconnu, Kazuha était une habituée des randonnées autour d'Osaka. De plus, elle était dotée d'un excellent sens de l'orientation. Le sentier était parsemé de poussières de quartz, qui brillaient de mille feux sous les rayons du soleil naissant. L'astre était encore à moitié dissimulé derrière les remparts du château fort de Tamba Sasayama. Sa lumière dévoilait un cadre magnifique, qui ne manqua pas d'éblouir la jeune Sonoko. Bien qu'habituée aux luxes des villas de bord de mer, la future héritière savait reconnaître la beauté quand elle se présentait à elle. Elle fut charmée par les frondaisons basses d'un pommier en fleur, envoûtée par le calme paisible qui planait à l'orée de la forêt. Elle resta néanmoins sur le sentier. Elle se sentait cernée entre le bois profond et le vide qui bordait le chemin sur sa gauche.
Alors qu'ils apercevaient les premières habitations de Tamba Sasayama, une bouteille de Malibu vint heurter les pieds de Kazuha. Elle leva les yeux. Le chemin s'élevait légèrement devant elle. A son sommet, un jeune homme, au teint hâlé et aux cheveux rouge, ramassait les affaires qui s'étaient éparpillées autour de lui. La fermeture de son sac de voyage avait cédé. Kazuha, qui s'apprêtait à lui venir en aide, fut stoppée net dans son élan par Sonoko. Elle lui arracha la bouteille des mains sans sommation, afin de l'apporter à l'inconnu. Un grand sourire s'était plaqué sur ses lèvres. Kazuha ne pipa mot, malgré l'étonnement qu'elle éprouva face à ce comportement. Elle, Ran et Conan vinrent à la rencontre de l'adolescent. Lorsqu'ils lui proposèrent leur aide, celui-ci exécuta un vague geste de la main pour leur signifier que c'était inutile. Sonoko déposa le récipient dans son sac.
- Arrigatoooo (merci) chère demoiselle.
Le terme " chère demoiselle " était curieux dans la bouche d'un garçon de cet âgé. Ran jugea qu'il était à peine plus vieux qu'eux, la vingtaine tout au plus. Il n'avait aucune raison d'employer un vocabulaire aussi désuet. Conan lui en expliqua la cause, avec ce petit air prétentieux qu'il adoptait toutes les fois où il résolvait un mystère. Quand bien même une telle intelligence le rendait singulier pour un enfant, il ne pouvait se raisonner à ne pas faire étalage de ses connaissances, de temps à autre :
- Il est normal qu'il adopte un langage soutenu, expliqua-t-il à leur attention. Le japonais est une des langues les plus compliquées au monde, avec les autres dialectes asiatiques. Son apprentissage nécessite plusieurs années, donc les professeurs se limitent souvent à la formulation écrite de la langue, non à son parlé. L'élève s'exprime comme dans les livres. C'est le cas dans toutes les langues. Un anglais ou un américain aura souvent recours à l'expression " ain't " déformation de " is not " qui signifie " n'est pas ". Mais cette forme est proscrite dans une copie et ne s'enseigne pas. Ce monsieur en est témoin puisque lui même est anglais.
Le jeune étranger approuva avec conviction, et félicita Conan pour son esprit d'analyse. Toutefois, il ne put garder pour lui son étonnement :
- C'est exact, petit, approuva-t-il. Je me nomme Mark Miles, et j'arrive tout droit de Londres. Mais comment, diable, as-tu deviné ma nationalité ? Tu m'as l'air d'un garçon très intelligent, mais pas d'un médium.
Conan afficha un sourire triomphant. Ran se rappela avoir déjà croisé cette expression par le passé, mais elle ne parvint pas à se souvenir à quelle personne il se rapportait. Elle abandonna ses réflexions pour écouter avec attention le bilan de son protégé. Son sens de déduction ne cessait de l'étonner depuis leur première rencontre.
- Je ne l'aie pas deviné, rectifia-t-il, constaté serait plus exact. Votre physique prouve que vous n'êtes pas originaire du Japon, cependant vous auriez pu y vivre. Votre accent ainsi que, vos maigres connaissances de la langue l'ont démenti. Le Japon a une politique très isolationniste. Seuls de rares étrangers, qui manient parfaitement le japonais sont autorisés à s'installer, et encore, ils ne représentent que 0.5 % d'une population constituée de millions d'habitants.
Si l'inconnu fut vexé de la critique de sa prononciation, il n'en montra rien. Il était plus stupéfait qu'autre chose. Conan poursuivit :
- Puisque j'avais la confirmation que vous n'étiez que de passage, il ne me restait plus qu'à trouver de quel pays vous étiez originaire. Vous êtes jeune, autrement dit vous n'êtes pas habitué à conduire. Pourtant j'ai aperçu les clés d'une voiture de location, dans votre sac. En général, les gens de passage préfèrent d'autres moyens de transport tel le bus, ou le métro ici. Les vacanciers ne louent pratiquement jamais nos voitures, parce que, tout comme en Angleterre, nous roulons à droite. Cependant, cette spécificité ne vous a pas dérangé, vous y êtes donc habitué chez vous.
Conan eut droit à de chaleureux applaudissements. Il était rare que le détective se permette d'exposer ses théories face à des adultes.
- C'est époustouflant ! s'enthousiasma Mark. Je n'ai jamais vu d'enfant tenir un raisonnement aussi pertinent. C'est tout bonnement... impossible.
- Conan est un petit garçon beaucoup plus futé que la moyenne, approuva Kazuha.
Le sixième sens de celui-ci l'avertit que la situation lui échappait. Il afficha un sourire niais, puis s'exclama :
- Si je suis si fort, c'est parce que je lis énormément. De plus, j'écoute toujours avec attention les théories d'oncle Kogoro l'endormi. Il dit des trucs vachement chouettes - il se cachait naturellement derrière un langage enfantin afin de faire taire les soupçons.
Ran sourit à l'enfant. Elle le félicita pour son assiduité. Au fond d'elle même, elle ne savait qu'en penser. Était-ce vraiment un bienfait pour un enfant, d'entendre parler de meurtre à chacune de leur sortie ? Ran se promit de veiller personnellement à l'éloigner pour un temps des affaires de son père. " Autrement, il deviendra aussi dépendant aux enquêtes que ne l'est Shinichi, pensa-t-elle avec amusement. "
Mark Miles eut un mouvement de recul.
- Kogoro l'endormi, répéta-t-il, plongé dans ses pensées. Vous parlez du détective Mouri, le célèbre enquêteur de Tokyo ?
- Sa renommée est internationale, se moqua Sonoko.
Celle-ci ne quittait plus Mark des yeux depuis leur rencontre. Ran leva les épaules dans un mouvement fataliste. Avec sa meilleure amie à ses trousses, il n'était pas au bout de ses peines.
- Je suis sa fille, se présenta-t-il suivie par le reste du groupe. Je m'appelle Ran Mouri.
Une expression fugitive glissa sur le visage de l'anglais. Ran ne sut l'identifier comme provenant de l'excitation ressenti par un fan de son père, ou relevant d'un malaise plus profond. Elle en eut la chair de poule. Cependant le bouleversement du touriste ne dura qu'une poignée de secondes, puis s'estompa. Une durée insuffisante pour que d'autres ne remarquent quoi que ce soit de suspect chez l'individu.
- J'ai réservé une chambre à Tamba Sasayama, expliqua-t-il. Je voulais assister aux festivités organisées lors de l'éclipse lunaire. On dit que le spectacle y est féerique, les informa-t-il.
- Quelle chance ! s'exalta Sonoko, qui en profita pour se rapprocher. Nous avons exactement les mêmes projets. Passons la fête tous ensemble.
- C'est une idée, admit Mark.
Ils pénétrèrent donc tous ensemble sur l'allée principale. Ran et Sonoko s'époustouflèrent devant les magasins de souvenirs. Ils parvinrent enfin aux portes de l'hôtel Ishikawa, une immense baie vitrée sur une terrasse décorée de pousses de bambous. Ren Ishikawa, en parfaite hôtesse, vint les accueillir. Kazuha reconnut sa chevelure. La rage empourpra ses joues, ses poings se crispèrent alors que ses yeux lançaient des éclairs.
- Oide Yasu. Welcome. Bienvenue. Avez-vous réservé vos chambres ?
Aucun d'eux n'eut le temps de répondre. Heiji accourait déjà, moitié courant, moitié poussant des hauts cris.
- Kazuha ! Qu'est-ce que tu fais ici bon sang ? Dis-moi que je rêve !
La jeune fille sourit, crispée. Les ennuis venaient à peine de commencer.
Heiji se réveilla aux alentours de six heures. Il tenta de se rendormir, basculant tour à tour sur le dos puis le ventre, en vain. Il se leva une heure plus, tard, s’habilla, et descendit dans le restaurant. L’hôtel n’était pas assez fréquenté pour assurer le petit déjeuner au lit. Il se résigna à prendre un café et des tartines, qu’il grignota en lisant ses notes. Avant de partir, il avait entassé beaucoup d’informations sur le village et ses légendes, cela afin de ne pas être pris au dépourvus. Hiro le salua d’un geste de la main, trop occupé à servir les clients en terrasse. Ren, quant à elle, devait prendre en charge les nouveaux arrivants. Les touristes avaient envahis les locaux, tant dans le restaurant, que devant le guichet des réservations. En effet, l’éclipse lunaire était un évènement touristique très en vogue.
Heiji s'amusa à observer ceux, situés près de sa place. Assis autour d'une table, une famille conversait en français, plus loin c'était l'allemand qui supplantait les conversations voisines. La clientèle était majoritairement étrangère, mais il remarqua quelques japonais, qui discutaient à voix basse.
Tout à coup, Heiji recracha à moitié une gorgée de café. Le liquide macula sa chemise blanche, et le brûla. Il ignora la douleur lancinante qui lui vrilla l'abdomen. Ses yeux venaient de se poser par mégarde sur la terrasse. Il y avait alors reconnu le groupe de voyageurs, dont il redoutait tant la venue : non seulement Kazuha lui avait désobéi, mais elle en avait profité pour amener Kudo.
Ses rêves de gloire s'envolèrent, en même temps que l'idée de travailler au calme. Il se leva, écumant de rage, pour partir à la rencontre de ses amis.
- Kazuha ! Qu'est-ce que tu fais ici bon sang ? Dis-moi que je rêve !
La jeune fille sourit, crispée. Ran et Conan, d'un commun accord, s'étaient reculés d'un pas afin de ne pas être mêlés de trop près à cette querelle amoureuse.
- Dis-moi que je rêve, releva Sonoko avec malice. Parce que tu rêves souvent de Kazuha ?
Heiji ignora sa question. D'un geste vif, il venait d'empoigner Kazuha par les épaules, pour la forcer à le regarder droit dans les yeux. La colère, mais surtout l'inquiétude se lisaient dans ses yeux.
- Kazuha, vas-t-en immédiatement. Rentre à la maison, tout de suite, articula-t-il avec lenteur. Je refuse que tu t'attardes en ces lieux.
Kazuha se sentit perdre pied avec la réalité. Le décor s'estompa, seul Heiji subsista dans son champ de vision. Sa vue se morcela, et éclata en morceaux tout à coup. Mark Miles venait de s'interposer entre les deux lycéens.
- Who do you think you are, little boy ? l'harangua-t-il avec verve. Ce n'est pas une manière de se comporter avec les gens, surtout pas avec une jeune fille. Ta mère ne t'a donc jamais enseigné les bonnes manières ?
- La tienne ne t'a non plus jamais dit, qu'on ne devait pas se mêler des affaires d'autrui ? s'emporta Heiji. En clair, occupes-toi de tes oignons. Je m'adresse de la manière que je souhaites à Kazuha parce que, vois-tu, elle est ma... ma... mon amie d'enfance entêtée et arrogante.
Ran haussa un sourcil. Était-elle la seule à trouver ses propos, dépourvus de logique ? Mark Miles, également, était étonné. Apparemment le sens de la conversation lui échappait. Kazuha, de son côté, était vexée. Elle s'était attendue à un accueil plus chaleureux, malgré tout, elle parvint à se contrôler. Seuls le rouge, qui lui colorait les joues, ainsi que ses narines frémissantes, témoignaient de sa colère. Sonoko intervint :
- Kazuha nous faisait visiter les alentours d'Osaka, se disculpa-t-elle. Mais puisque tu es ici, on va te tenir compagnie.
Elle fit un clin d'oeil discret à Kazuha, tandis que Conan sautillait de joie.
- Je veux rester avec Heiji, répéta-t-il le plus fort possible, sans prêter attention au regard meurtrier que le détective lui décocha.
Il était prêt à tout, même à adopter le caractère d'un enfant de sept ans, pour participer à l'enquête. Tant pis, si pour se faire, il devait s'humilier.
- Je crois que tu n'as pas le choix, conclut Ran avec compassion.
Elle se sentait finalement désolée pour le lycéen. Si elle-même s'était interposée entre Shinichi et une énigme, nul doute qu'il se serait senti frustré. C'est sur cette pensée qu'elle pénétra dans l'hôtel avec Kazuha, Sonoko et Conan, au côté d'un Heiji déboussolé.
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