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On veut changer les bases
[Histoire Terminée] | Auteur: hello-kitty | Vue: 68 |
| [Publiée le: 2008-07-30] [Mise à Jour: 2008-07-30] | ||
| G | Humour | Commentaires: 2 |
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Description: One shot assez loufoque ou quand une maison d'édition veut changer Détective Conan, les réactions des protagonistes... Bonne lecture ! | ||
| Crédits: Aucun personnage de Détective Conan ne m'appartient. Ran et Conan sont la propriété du mangaka Gosho Aoyama. Bien que le nom de l'auteur soit cité, son personnage est totalement fictif et sans aucun rapport avec la réalité. |
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On veut changer les bases[1086 mots] |
Publié le: 2008-07-30 | |
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On veut changer les bases
Gosho Aoyama fit craquer les jointures de ses doigts, puis soupira d'un air las au-dessus de sa table de travail. Le célèbre mangaka, connu dans le monde entier, dont les mangas s'étaient diversifiés - tant en films, qu'en dramas, ou en animes- le meilleur des mangakas ( au diable la modestie ! ) dont les enquêtes policières rivalisaient avec celles des plus grands ( Agatha Christie pouvait toujours bouder dans son coin, on ne changerait pas d’opinion sur le sujet) , lui, Gosho Aoyama, avait reçu des « conseils » ( = critiques acerbes ) concernant les personnages de son manga phare : Détective Conan ! La maison de publication souhaitait voir apparaître un changement radical dans la tenue des personnages : un Conan sans son costume et noeud de papillon, mais plus dans l’air du temps, ainsi qu’une Ran plus... enfin plus femme.
Gosho Aoyama se frotta les yeux. Toutes ces années, il les avait passées avec ses personnages. Il leurs avait donnés une consistance/ existence/ apparence. Était-il vraiment nécessaire de remettre en question toutes les bases de ce qui avait jusque là constitué un succès indéniable ? Peut-être avaient-ils tous pris un coup de vieux, sans s’en rendre compte. L’heure était à la modernité. Vive la J-pop et Hello kitty.
Plein d’une vigueur nouvelle, il prit son courage à une main (pour tenir le crayon dans l’autre), et entama les modifications. Il ne restait plus qu’à convaincre les personnages.
- Ran, tiens-toi tranquille. J’ai presque terminé de te dessiner. Voilà les boutons de ta chemise (refermés jusqu’au dernier) ... C’est fait !
Ran attendit que le mangaka esquisse une glace pour s’admirer. Il n’y avait rien de changé en elle. Même si depuis le temps écoulé depuis le premier tome, la lycéenne aurait dû atteindre la majorité, Ran n’avait pas pris une ride, et affichait toujours son air innocent.
Soudain- ô angoisse ultime ! - Ran leva les yeux, juste à temps pour apercevoir son créateur penché au-dessus d’elle, une gomme à la main. Elle eut à peine le temps de se réfugier derrière la psyché.
- KYA !!!!! Au secours ! ON VEUT M’EFFACER, sanglota-t-elle au milieu de cris d’hystéries.
- Ran, voyons, la consola-t-il. Je vais juste t’enlever cette tenue pour une autre.
- Pervers !
- Reviens, s’impatienta-t-il.
- Jamais, traître ! C’est fini entre nous, je veux rompre notre contrat. Mon agent m’a déjà proposé d’intégrer l’équipe de Death Note. Shinichi, viens à mon secours ! Tu n’es jamais là quand on a besoin de ton aide.
Ran fouilla dans ses poches, pour constater avec horreur qu’elle n’avait aucun téléphone sur elle. Gosho, qui était désolé de voir son héroïne dans cet état, dessina à son attention un I-phone flambant neuf au milieu de la feuille. Il y a rajouta une petite note en bas de page : Pour Ran, avec toutes mes excuses, Aoyama. La vérité était bien là : qu’on soit un mangaka ou un homme marié, la vie est faite de compromis...
Ran regarda avec envie le portable, sans se décider pour autant à sortir de derrière le miroir.
- Fais glisser ce téléphone jusqu’à moi, où je quitte cette feuille pour toujours. Et je demanderais une pension au juge, ajouta-elle afin de donner plus de force à ce chantage affectif.
Le dessinateur se résigna à obéir. Il esquissa des lignes de mouvements au portable, jusque devant la glace. Ran, refusant d’exposer son minois, de peur que le psychopathe qui lui serve de créateur ne lui applique du maquillage, sortit sa main de sa cachette, et tâtonna à la recherche de l’objet. Nul besoin de carte sim dans un dessin. Elle n’eut qu’à appuyer sur une touche pour appeler son détective.
- Moshi moshi... Ran, je suis en pleine enquête ! Je m’apprêtais à dénoncer le coupable, tu ne peux pas attendre un moment ? C’est urgent ? Bon, j’arrive, mais tu vas être surprise.
En effet, ce ne fut pas Shinichi qui apparut au coin du papier, mais le petit Conan, toujours mis sur son trente et un. Ni une, ni deux, Gosho dessina un piquet ainsi que, une paire de menottes afin de maintenir l’enfant en place.
- Eh ! T’es ouf Gosho. Libère moi fissa, où je te dénonce à la protection de l’enfance. T’en as minimum pour dix ans de tôle !
Sans plus se préoccuper des menaces de son protégé, celui-ci entreprit d’effacer le neuf de papillon, puis le reste du costume à contre coeur. Bientôt le petit Edogawa se retrouva vêtu d’un caleçon décoré d’un logo de Sherlock Holmes. Quand on est fan, on l’est jusqu’au bout.
- Conan, viens m’aider ! cria Ran, toujours cachée.
Ses cris empêchaient le mangaka de réfléchir correctement. Pour quelle tenue opter : salopette ou blouson de cuir ? Il dessina, en attendant, une paire de lunettes de soleil noire, digne de celles dont étaient dotées les hommes en noir.
- Cool, souffla Conan.
- Viens me sauver, réitéra Ran.
- Une minute, râla le garçonnet. Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, j’ai mes propres problèmes. Le temps de trouver une solution - et des vêtements, je décalque le chetron de Gosho contre le mur, et je te ramène chez le père Kogoro.
L’auteur prit son visage entre ses mains. Assez, c’en était assez. Ran, dont le QI n’égalait pas celui d’un bigorneau, Conan, à moitié nu, qui jurait comme un charretier, c’en était trop pour lui. C’est avec soulagement qu’il déchira sa feuille en deux, la froissa puis la jeta à la poubelle.
Au diable sa maison d’édition. Détective Conan resterait tel quel.
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