Ne pas suivre ce lien !
Bienvenue sur Les fanfictions (fanfic ou fanfiction) de Fanfic FR

Fanfic Fr


Publiez et gérez vos fanfics en ligne

Langage SMS Interdit !
 Créer un compte.20 novembre 2008 Accueil | FANFICTIONS | Votre Compte | Reportages | Tous les Sujets

Sommaire

 

Accueil


 

FANFICTIONS


 

Lecture


 

Entre Vous


 

Infos Perso


 

Divers


 

Internet & Liens



Partenaires


Japon Online

Bienvenue sur le site des fanfictions de Keina et isy

Mutantx-fr.net

Alice 19th

des centaines de poèmes, citations et bientôt des livres virtuelles ainsi que des biographies

Pensées de l Aube: Le Forum où Vous Avez la Parole !

Stellar Fan Fic Library

Fictions, héros et analyse

Manga Café

Visiter le site de BulleJapon (Lien externe)

Le monde d'Edenya

[ Nos Partenaires ]

ShoutBlock

Liste des connectés


Aucun connecté.

ShoutBlock

Derniers Blogs Modifiés


Evénements à venir


Derniers liens


Derniers articles


[ Tous les articles ]

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Captain Tsubasa



Dernière danse.
[Histoire Terminée]
Auteur: Celebrian Vue: 4008
[Publiée le: 2006-01-17]    [Mise à Jour: 2007-11-02]
13+ Drame/Romance/TragédieCommentaires: 72
Description:
"Devenir d'une génération en Or". Partie 2/3, peut se lire indépendamment.

"Flash spécial : Alors que leur avion devait les mener sur le sol allemand pour préparer la coupe du monde, Ohzora Tsubasa et Hyuga Kojirô, les deux vedettes de l'équipe nationale se trouvent actuellement à l'hôpital impérial de Tôkyô. L'avion a, semble-t-il, eu des problèmes peu après le décollage. L'équipage n'a pas pu maîtriser l'appareil qui s'est écrasé sur l'une des pistes de l'aéroport. Nous n'avons pour le moment aucune nouvelle de l'état des deux joueurs ni des dix autres personnes qui se trouvaient dans l'avion... "

Voici ce qui attend Sanae Nakazawa lorsqu'elle regarde la télévision. Cet accident a de terribles répercutions...

Crédits:
Hummm, Le fils de Sanae est à moi, ainsi que les personnages qui font de brèves apparitions comme Julie, Angélique, Natsumi et Butler, mais l'auteur conserve ses droit sur tous les personnages qui lui appartiennent. Les paroles de la chanson sont au groupe Kyo parce que j'aime bien. Et si vous n'aimez pas dites-vous bien que vous auriez eu du Dorothée si j'avais trouvé une chanson appropriée... Souriez.

<< ( Préc ) ( Suiv ) >>

Commenter: Long voyage.

Long voyage.

[3869 mots]
Publié le: 2006-02-10
Mis à Jour: 2006-07-20
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Après quelques temps nécessaires à la rédaction et à d’autres activités, me revoilà avec le troisième chapitre. Je tiens à remercier toutes les personnes qui lisent cette fic et surtout ceux qui font l’effort supplémentaire de commenter, et comme tout travail mérite salaire…

 

 

Emmy:...vite se remettre, vite se remettre...c'est vite dit...u_u...il faut du temps, des chapitres et des commentaires XD, non je plaisante, il me faut juste du temps et de l'inspiration, même si les encouragements ne sont pas méprisés...Merci pour les compliments ^^

 

Mimikaze:Toujours accrochée à Kojirô MTV ? XD ... Mais tu sais, tout le monde y passe un jour...Sanae n'y fera pas exception, c'est juste que je ne le décrirais peut-être pas...j'ai pas trop de temps et des projets à gogo...voici donc un nouveau chapitre qui a le même défaut que le précédent...il vient un peu tard...u_u

 

Sam: Je savais que ça n'allait pas te plaire u_u ...j'espère quand même que tu sera capable de lire la suite ^^

 

Laura:Tu a raison pour les noms de famille et les prénoms, j'ai du vérifier plusieurs fois l'ordre etc avant de publier le premier chapitre ^^ ...mais au moins cela laissait planer un doute quant à mes attentions donc au final cela m'a plutôt bien servis... Merci beaucoup ^^

 

Yayoi:...encore une qui pleure la mort de Tsubi alors qu'elle avait juré de ne jamais le faire...^_^...j'espère que tu aimera ce chapitre même si la tension baisse...

 

Sanae_O:...ah quelqu'un qui aime le couple Tsubi/Sanae...S'il faut que ce soit triste pour que les gens aient envie de lire la suite ça va poser problème...puisque l'on arrive dans une période pas trop utilisatrice de mouchoirs...>_< ...M'enfin j'espère que tous ces évènements ne t'empêcheront pas de lire la suite ^^

 

Lyskhat: pas de grand commentaire tout à fait inutile T_T ...snif...mais en tout cas, moi je les trouve très drôles tes commentaires ^^ ... une pro Koji qui pleure la mort de Tsubi *sourire sadique* je suis vraiment contente de moi...

 

Rinne: J'aime beaucoup les métaphores, surtout quand elles illustrent mon point de vue (enfin celui que j'ai en tant qu'auteur, même s'il se confond souvent avec le mien propre). Pour ce qui est des évènements ils sont prévisibles, il n'y a qu'à voir la lettre d'ouverture...mais je souhaite plutôt m'attarder sur la façon dont sont vécu ses évènements...je fait beaucoup d'essai au niveau de la narration en ce moment. Merci beaucoup, heureuse de savoir que tu arrive à t'identifier à Sanae...

 

Je vous souhaite une bonne lecture à tous, j’espère que ce chapitre vous fera plaisir comme ça me fait plaisir de le publier aujourd’hui. Je voulais aussi dire que ceux qui le veulent peuvent voter pour leur footballeur favori (parmi les personnages de Captain Tsubasa) sur le forum, dans la rubrique blabla et « Sondage Captain Tsubasa), bien sûr ma fic n’est nullement faite pour influencer les uns ou les autres…puisque tout le monde va en prendre pour son grade u_u…

 

Voilà c’était tout.

 

Bonne lecture et Merci !

 

Long voyage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hyuga Kojirô… Ainsi c’est lui… Quelle ironie du sort. Lui qui autrefois s’était nourri de sa rivalité avec Tsubasa vit aujourd’hui avec le cœur de mon fiancé.

 

-… L’opération s’est bien déroulée ?

 

Pourquoi cette envie de savoir ? Je ne le sais même pas. Je ne sais plus rien… Mais ai-je seulement su quelque chose à un moment donné ? … Si j’aimais Tsubasa, ça j’en suis certaine…

Le démon blanc ne répond pas tout de suite. Serait-il possible que la greffe n’ait pas pris et que j’eusse cédé une partie de mon amour en vain ? Tsubasa serait-il mort pour rien ?

 

-... A vrai dire, le patient ne s’est pas encore réveillé…

 

Le patient… un simple numéro sur ton dossier docteur ! Une série de chiffre qui n’a d’importance que dans l’avancement que tu espères… Ce monde est cynique et je le suis tout autant… L’amertume, me dit-on…

 

A ce moment précis, « sauvé par le gong », le malin personnifié se dérobe à toutes explications.

 

« Le docteur Akuma est demandé en salle de réveil, je répète le docteur Akuma est demandé d’urgence en salle de réveil »

 

-… Veuillez m’excuser, on me demande.

 

Le voilà qui détale sans demander son reste. Je suis officiellement hors jeu. Je m’apprête à partir lorsqu’une petite dame sort de la chambre de droite.

 

-Pardonnez-moi Mademoiselle, mais le docteur Akuma est-il dans les parages ?

 

-Non, il vient de se rendre en salle de réveil…

 

-Oh… dans ce cas je vais appeler une infirmière… Mais dites, il me semble vous avoir déjà vue…

 

Je la regarde attentivement. Quelle idiote ! Je l’ai pourtant vue un nombre incalculable de fois… et dire que je n’avais même pas fait le rapprochement. Il faut dire que la fatigue marque son visage plus que ne l’ont fait les rides ces dix dernières années…

 

-Madame Hyuga…

 

Elle sourit tendrement… Un tel sourire peut-il vraiment encore exister ? Je croyais cela perdu…

 

-Oh oui, je sais qui vous êtes à présent… Mademoiselle Nakazawa, je ne me trompe ?

 

-Non en effet, c’est bien moi.

 

Ma voix se fêle. Qu’il est dur de rester de marbre froid lorsque l’on a envie de pleurer à chaudes larmes… Cependant cette dame est trop maternelle pour que je me laisse emporter par l’âpreté de mon âme.

 

-Je le savais bien… J’espère que vous ne jugerez pas cela mal placé de ma part mais je tiens à vous remercier pour ce que vous avez consenti.

 

Avant que je n’eusse le temps de réaliser quoi que ce soit, la veuve s’inclinait jusqu’à terre, les larmes aux yeux.

 

-Merci d’avoir offert ce cœur à mon fils… Et toutes mes condoléances.

 

Il y a quelques heures encore je lui aurais lancé à la figure qu’elle m’avait volé l’homme que j’aimais, que la vie de son fils n’était due qu’à mon malheur et que je les haïssais… Toutefois c’était il y a quelques heures… Et je ne voulais pas la voir à genoux devant moi…

 

-Je vous en prie, relevez-vous… Ce n’est pas moi qu’il faut remercier… Je suis certaine que si on avait pu le lui demander, Tsubasa aurait volontiers accepté. Je n’ai été que son porte-parole en somme.

 

Cela me coûte de le dire mais c’est vrai et je le sais. J’aide la mère de Hyuga à se redresser.

 

-Sachez que je prie pour lui comme pour vous… Mais suivez-moi, voulez-vous…

 

Je n’ose pas refuser. Je suis à la fois intriguée et menée par des forces plus fortes que moi. Or je n’ai rien à perdre… On m’a pris mon amour et la raison me fait maintenant défaut. Je peux me jeter dans la gueule du loup, c’est lui qui frisera l’indigestion.

 

La veuve me prend par la main, j’avais effacé de ma mémoire ce qu’était le contact humain… La chaleur… Qui pourrait me soutenir que quelques semaines, c’est trop peu pour perdre le goût à tout ?

 

 

 

Nous entrons à l’intérieur de la pièce dans un silence religieux. Cette chambre aseptisée ne me fait que trop penser à celle où était étendue Tsubasa… Une morgue grise. Un triste cabinet où se décident vie et mort.

 

Hyuga aussi est allongé sur le lit dans ces draps, linceuls blancs. Il est immobile. Autour de lui gravitent trois enfants. Hauts comme trois pommes et plutôt jeunes ils ne font pourtant aucune sorte de bruits, respectueux du drame se jouant ici aussi. Cependant aucune tension ne se dégage de l’endroit. Tous sont calmes, à commencer par Mme Hyuga.

 

-Maman, il n’a pas bougé depuis.

 

La digne femme pousse un soupir de déception.

 

Dans son regard

On peut apercevoir

Qu'elle se prépare

 

 

-Dommage… Il y a quelques minutes à peine, il avait pourtant bougé ses doigts… Tant pis, nous allons patienter encore.

 

Souriante malgré tout, presque confiante, elle prend place sur une chaise et m’invite à faire de même sur l’autre siège dont vient de descendre sa jeune fille.

 

Nous n’échangeons pas un mot, attendant sagement qu’un miracle arrive, un heureux signe du destin. Et j’observe Hyuga comme j’ai contemplé Tsubasa. Passivement car je suis impuissante. Mais peut-être que cette fois-ci les choses seront différentes, peut-être que cette attente ne sera pas vaine. L’espoir fait vivre, disait Genzô à propos des amours de Ryô… moi l’espoir me fait survivre.

 

Je m’interroge, qu’est-ce que j’attends ? Qu’est-ce que j’espère ? Quel est le sens à tout ceci ? Je suis ignorante mais qu’importe, je ressens le besoin vital de m’occuper, d’occuper mon esprit tourmenté. Alors je dévisage la dernière action d’éclat de celui qui avait encensé ma vie. Je souhaitais seulement qu’il n’ait pas joué ce coup pour rien, tout bêtement. Que même dans la mort, il ait remporté une victoire in-extremis.

 

Sur le torse bronzé de Hyuga je peux distinguer le même bandage que celui que portait Tsubasa… C’est presque un transfert… Je me retrouve dans une situation identique à celle d’il y a quelques jours, à attendre le retour parmi les vivants d’une personne… Dans une chambre frise et insipide. Là aussi j’ai envie de dire « réveille-toi », mais bien que je sois de nouveau capable de guetter les signes imperceptibles d’un retour à la vie tant espéré, je suis inhabile à parler. Pas un mot ne parvient à franchir mes lèvres. Elles restent soudées.

 

Le temps s’écoule, je m’aperçois que la chambre possède une fenêtre…et le ciel s’assombrit.

 

Madame Hyuga décrète que chacun doit rentrer dormir à présent. Même elle. Demain elle travaille. Il faut bien qu’elle nourrisse les trois enfants qui sont actuellement à sa charge. Mais je vois bien à son regard qu’elle aurait souhaité se trouver aux côtés de son fils aîné. Je ne sais comment, pourtant je m’entends clairement lui proposer de veiller sur lui en compagnie des plus jeunes. Le plus étonnant est qu’elle accepte volontiers… Elle ne veut pas le laisser seul.

 

Je sors de la chambre, au détour d’un couloir je me retrouve nez à nez avec mon père… J’avais oublié qu’il m’avait accompagné à l’hôpital…J’oublie beaucoup de chose en ce moment… En tout cas, il a l’air furieux. Il hurle qu’il s’est inquiété pour moi, que je ferais bien de redescendre sur terre, que lui et ma mère se démènent pour moi bien que je sois incapable du moindre sentiment de reconnaissance…

Je lui réponds froidement ce que le médecin qui m’a examiné m’a dit : je vais physiquement très bien et je ne présente aucun symptôme de dépression. De plus je rentre chez moi ce soir, je n’ai plus besoin d’eux.

Mon père est abasourdi par le choc de mes paroles. Incrédule face à ce glacier que je suis devenue. Je le laisse planté là et prends le premier bus pour rentrer chez moi…

 

Je n’y avais pas mis les pieds depuis ce fameux jour… Celui où tout à basculé. Irrémédiablement.

Je vois bien que ma mère a fait le ménage, rangé ce qui aurait encore dû être là… La tasse brisée, la télé allumée… Non rien de tout ça, comme si tout avait été effacé par ceux qui ne voulaient plus entendre parler de ce jour maudit. Celui où leur fille unique a perdu la raison et le goût de vivre…

 

Mais ce n’est pas de ma faute

 

J’ai pu dormir de tout mon soul, et pour la première fois, sans un seul somnifère. Sur mon répondeur les messages se sont accumulés. Ma mère pleurant à chaude larme et me suppliant de ne pas faire de bêtise, de revenir chez elle… Mais je n’ai plus dix ans maman… Je dois continuer, seule, mais je dois avancer ! Même si ce chemin me conduit au bord du gouffre.

Je prends une douche chaude… J’aime sentir l’eau brûler ma peau d’être au sang froid. Comme si j’étais encore vivante… Puis je m’habille… Un tailleur noir devrait suffire. Je noue mes cheveux en un chignon serré…

 

Le bâtiment blanc me fait face, forteresse imprenable… Je grimpe les marches jusqu’au deuxième étage, là j’avance vers l’accueil et tourne à gauche passe devant la terne salle d’attente et prend à droite, couloir de gauche, chambre de droite… Une parfaite alternance inscrite dans mes gènes…

 

Je m’apprête à pousser la porte lorsqu’une petite main retient un pan de ma jupe.

 

-Tu va voir niisan' ?

 

C’est la petite fille qui se trouvait dans la pièce hier… La petite sœur de Hyuga. J’aimerais bien lui sourire mais j’en suis incapable. Je m’empare de sa petite main et entre dans le blanc tombeau avec elle. Deux minutes plus tard, deux garçons entrent à leur tour… Les frères de l’attaquant sur la touche…

 

Nous sommes autour du lit, attendant. C’est une activité récurrente dans notre société. On devrait l’enseigner dans les écoles. C’est plus utile que de lire l’heure car le temps passe et repasse indéfiniment, il n’a pas besoin de nous…chaque jour le cycle des minutes est le même, celui des heures aussi…D’abord une heure, puis deux heure, trois heure, quatre heure, cinq heure, …, treize heure, quatorze heure, quinze heure, on peut continuer comme ça pendant longtemps…

Attendre est autrement plus difficile. Il faut de la volonté, ou une absence totale de celle-ci, et bien d’autre chose encore… Je ne les connais pas toutes. Je n’ai pas attendu suffisamment longtemps pour ça…

 

Le soleil commence à pointer et même s’ils ne disent rien, je me doute que les enfants ont faim. C’est de leur âge et c’est normal, ils sont soumis aux règles de cette terre… Et je le suis également. Je me lève, les petits m’imitent. Nous descendons jusqu’à la cafétéria, je paye un sandwich à chacun et rapidement nous remontons. Il ne faudrait pas que le prince endormi se réveille sans que la cour ne soit à ses côtés pour l’accueillir.

 

Je fixe le rideau gris qui tente tant bien que mal de filtrer les rayons du grand astre. Il y a dans cette pièce terne et morbide quelque chose que n’avait pas celle où j’ai veillé le corps de mon aimé. Il y a la fenêtre. Et par elle, le soleil et sa chaleur, sa douce force qui raniment les cœurs. Mais cela suffira-il ? Le cœur de mon tendre Tsubasa battra-t-il à nouveau libre dans la poitrine de Hyuga ?

 

Mais qui peut répondre à mes interrogations ? Dieu n’a laissé aucune réponse pour moi dans son temple déserté par les fidèles. Cette cathédrale blanche, cette impie, ne laisse que des incertitudes et des incapables pour la servir, à la solde du démon.

 

Le crépuscule se fait ressentir, j’ai sur mes genoux un petit garçon de huit ans à peine qui s’est endormi, frappé par la fatigue. Ses frères et sœurs ne sont pas loin de faire de même. La porte s’ouvre soudain, une infirmière fait le tour du lit, vérifie que tous les appareils fonctionnent bien et repart sans mot dire. Quelques tours d’aiguilles seulement pour la trotteuse et la porte s’ouvre à nouveau. Mme Hyuga est là. Souriante. Elle passe une main amicale sur le front de son fils endormi contre moi, embrasse furtivement les deux autres et me salue. Elle se dirige par la suite vers l’objet de toutes nos attentions qu’elle effleure de ses lèvres.

 

Côte à côte nous attendons, les enfants dorment tous. L’immobilité les fatigue beaucoup à cet âge là, dit-on.

 

Les derniers rayons du soleil illuminent le visage de Hyuga. Et pendant un instant je me mets à penser que les miracles existent peut-être. Mais si cela était possible, Tsubasa serait là avec moi…

 

Mais ça ne change rien

 

Alors je n’attends plus rien, sauf que le temps passe, comme ces traits de lumières sur cette personne que nous souhaitons revoir à la vie.

 

C’est toujours lorsque tout espoir est perdu que Dieu fait un miracle, un de ceux dont il a le secret. Les doigts de Hyuga frémissent d’abord, puis se contractent, nerveusement. Nous retenons notre souffle, de peur que les mirages n’aient raison de nous. Mais le moment que nous vivons n’est pas à la folie, celle-ci chassée par les anges ne peut réapparaître devant les fidèles rescapés du naufrage.

 

Les sourcils noirs de l’enfant perdu se froncent, un son guttural parvient même jusqu’à nos oreilles. Aucun doute n’est permis, il revient à lui. Quelqu’un appuie sur le bouton de l’infirmière, je ne sais même plus qui dans cette heureuse confusion.

 

Celle-ci, dans son habituelle blouse blanche ne peut effacer le sourire qui semble animer mon visage. Elle se dirige vers le « patient », vérifient l’état des appareils et appelle le docteur. Le diable blanc ne peut qu’admettre la vérité, Hyuga Kojirô est un miraculé ! Il a su prendre la chance que le cœur de Tsubasa lui a offerte. Il cligne des yeux avant de les ouvrir sur cette assemblée hétéroclite qui a tant attendu le réveil de l’enfant prodige.

 

Son regard se porte sur chacune des personnes présentes, le docteur Akuma, l’infirmière, ses frères et sœur, sa mère… et finalement moi. Malgré son air comateux, il semble être quelque peu surpris. Il y a de quoi…

 

Soudainement, comme s’il avait trouvé une réponse à une question muette et intérieure il tenta de se relever. Cependant il n’en a pas la force et retombe sourdement sur le mince matelas qui recouvre la structure métallique servant de lit.

 

-Monsieur Hyuga, je vous en prie, vous venez tout juste de vous réveiller… après une telle opération…

 

-Une opération ? Quelle opération ?

 

Sa voie est rauque, il se prend la tête entre les mains.

 

-…L’avion, il… Il y a eu un problème… On ne peut pas être éjecté… Tsubasa et…

 

C’est même trop pour un seul homme

 

-Calme-toi mon chéri, tout va bien maintenant…

 

La veuve aide son fils à se rallonger. Celui-ci tente de reprendre ses esprits et d’assimiler ce qui se passe. Difficile lorsque personne ne dit rien.

Finalement c’est le docteur Akuma qui prend la parole.

 

-L’avion s’est écrasé, vous êtes le seul survivant mais il a fallu vous transplanter un nouveau cœur.

 

Ca a le mérite d’être synthétique… Mais je ne savais pas que les autres membres de l’équipage étaient également décédés.

Les yeux exorbités, Hyuga commence doucement à réaliser… Alors que moi j’ai mis tant de temps…

 

-Et Tsubasa ?

 

Il se tourne vers moi. Effrayé de l’inévitable et douloureuse vérité… Comprend-t-il ?

Je m’approche de lui doucement, impassible. Je suis un bloc de glace qui tente de bouger, ça fait mal. Hyuga tente de lire à travers moi mais je suis transparente, la glace n’a pas de consistance, pas vrai ?

Je pose alors ma main sur sa poitrine, sur ce bandage, preuve physique de la transplantation qui a eu lieu.

 

-Il est là…

 

Dans la pièce grise et triste sur laquelle le soleil s’est finalement couché, tous ont baissé les yeux. Même Mme Hyuga.

 

Les pupilles écarquillées, le jeune homme tente d’articuler pourtant les mots lui font défaut. Que pourrait-il dire ? Cela apaiserait-il la blessure qui a entaillé mon cœur et mon âme ?

 

Et voici que l’homme en blouse blanche brise le silence. Les flammes de l’enfer ne l’ont-elles pas encore emporté ?

 

-M. Hyuga, vous devez vous reposer, une transplantation cardiaque est une opération délicate. Tout choc physique ou émotionnel doit vous être évité.

 

Ces derniers mots me sont adressés…pas de choc émotionnel…. Ne pas parler de Tsubasa n’est-ce pas ? Ne pas parler de votre échec lamentable…

 

-…Votre famille et vos amis vont maintenant partir, ils pourront vous rendre visite demain.

 

Cet « éminent » chirurgien ne partira pas tant que nous n’aurons pas quitté cet endroit. Je ramasse mon sac et je sors, bientôt rejointe par Mme Hyuga et les trois petits.

 

-Je vous remercie d’être venue aujourd’hui.

 

-Ce n’est rien. Je voulais voir.

 

Nous descendons en silence, quittant l’arche de la grande faucheuse. Cette nuit nous dormirons tranquilles.

 

 

 

Je rejoins mon logement… Il est froid, plus froid encore que cet hôpital dont je reviens. J’éteins automatiquement le répondeur où s’amoncellent les messages de mes parents… Je n’ai même pas besoin de vérifier que ce sont eux…

 

Je prends le cadre à côté du téléphone, une photo de Tsubasa et moi, c’était il y a trois mois à peine. Nous sommes tous deux souriant et joyeux… La période de ma vie que je préfère…

Mais ma vie s’est arrêtée avec cet accident d’avion… Cette énorme erreur humaine.

Je caresse la photo, mais ce n’est pas le même contact que celui de la peau de mon fiancé perdu.

 

Je m’assoie sur le canapé le portrait du bonheur contre moi et fini par m’endormir.

 

Lorsque les rayons du soleil viennent me réveiller, les aiguilles de l’horloge indiquent déjà dix heure du matin, je prends une douche rapide. Une simple robe noire suffira à me couvrir au regard des gens.

Je me dirige machinalement vers la voiture et me rends à l’hôpital. Je ne veux pas savoir pourquoi je me rends encore là-bas, je sais juste qu’il faut que j’y aille.

 

Arrivée devant la chambre, j’hésite. Ce n’est pas ma place, je n’ai rien à faire ici. Ma main reste sur la poignée et je n’arrive pas à me décider. Finalement je n’ai pas à le faire. C’est le destin qui s’en charge pour moi.

La porte s’ouvre, la petite sœur de Hyuga a poussé le battant en bois. Derrière elle, sa mère pousse un fauteuil roulant dans lequel se trouve l’idole de toute une génération de petits garçons… Hyuga Kojirô.

Ils ont l’air gêné, et c’est moi qui le deviens. Je m’apprête à partir lorsque la veuve m’appelle.

 

-Mademoiselle Nakazawa… J’emmène Kojirô voir son médecin… Viendrez-vous avec nous ?

 

L’aisance avec laquelle elle parvient à faire ça… Je suis étonnée et soulagée, sans répondre je les suis.

 

Le docteur Akuma nous installe dans son bureau sans sourciller de ma présence. Cela lui importe peu à vrai dire.

 

-M. Hyuga, vous avez à présent un autre cœur. Le vôtre avait subi trop de lésions… Par conséquent vous allez devoir mener un autre train de vie.

 

Le regard de l’intéressé est baissé, il sait déjà ce qui va lui être dit…

 

-Désormais il est hors de question que vous jouiez au football, je suis désolé.

 

Le ton avec lequel tu le dis indique pourtant le contraire.

 

-…Vous allez devoir suivre une rééducation… Je vous suggère de prendre quelqu’un pour s’occuper de vous toute la journée… Une infirmière, peut-être… Mais il faut qu’une personne soit près de vous, ne serait-ce que pour vous aider à surmonter le choc post-traumatique qui viendra suite à l’accident…

 

Aucun des Hyuga n’ose prendre la parole. Hyuga Kojirô n’étant plus footballeur et ayant presque sa famille à charge, jamais ils n’auront de quoi payer une personne à plein temps…

Est-ce pour cela que je suis là ?

 

-Moi je tiendrai ce rôle.

 

Tous les regards se tournent vers moi. Et je me prépare.

 

Au long voyage

 

 

 


Commenter: Long voyage.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>


CrawlTrack: free crawlers and spiders tracking script for webmaster- SEO script -script gratuit de statistiques des visites des robots pour webmaster
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant (loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978). Pour toute demande, adressez-vous à: webmaster de fanfic FR
Déclaration CNIL N°1043245
Tous les Logos et Marques de ce site sont la propriété de leurs auteurs respectifs. Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs.

Page Générée en: 0.061 Seconds