
| DESTINS INVERSES | Auteur: IDEFIX | Vue: 898 |
| [Publiée le: 2008-05-01] [Mise à Jour: 2008-12-01] | ||
| G | Général/Suspense/Supernaturel | Commentaires: 25 |
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Description: Pour ceux qui ont vu le dessin animé,nous avons tous été frappés par la différence de vie entre Candy et Annie après l'adoption... Et si le choix des Brighton avait été différent ? NB : nous ne connaissions Annie qu'avec le nom des Brighton, il fallait qu'elle en ait un autre ! Plutôt que "Neige" (White en version anglaise, je crois), elle s'appelle dans cette version "Annie Flakes", soit "Annie Flocons"- ce qui allait aussi bien avec sa personnalité délicate et fragile. | ||
| Crédits: Les personnages ne m'appartiennent pas ! |
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Scandale au Collège[1635 mots] |
Publié le: 2008-11-06 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Scandale au Collège - 17
La gifle de Candy retentit dans la salle de bal, alors qu’Archibald et Alistaire se précipitent à son secours. Les invités et élèves s’arrêtent peu à peu de danser pour observer la scène.
- Terry, comment oses-tu ! Tu n’avais pas le droit !
- C’était plus fort que moi, je t’aime, Candy.
- Vous l’aimez ? Et comment pouvez-vous la traiter de cette façon ? Fulmine Archibald
- Oh vous, le Dandy, ça m’étonnerait que vous sachiez ce qu’est l’amour… la pauvre Annie risque d’attendre bien longtemps.
- C’est trop fort !
Malgré Alistaire qui essaye de le retenir, Archibald se jette sur Terry, et ils se battent ! Cette fois, ce sont les musiciens qui se sont arrêtés, le murmure monte, et Elisa triomphe.
- Regardez, je vous l’avais bien dit que cette fille n’avait rien à faire ici ! Terry ne s’y est pas trompé, jamais il n’aurait fait ça avec une vraie jeune fille du monde !
- ça se voit tout de suite, d’ailleurs elle est toujours prête à aguicher les garçons, renchéri son amie Louisa. Moi, je l’ai vue déjà partir avec plusieurs…
- Et d’ailleurs on s’était bien amusés, n’est-ce pas les amis ? Ajoute Daniel. Elle n’était pas aussi sauvage avec nous !
- Daniel, c’est un énorme mensonge ! Tu nous avais piégées, Candy et moi, et c’est Terry qui était venu nous sauver alors que vous nous maltraitiez !
- C’est vrai, Annie et Candy m’avaient tout raconté, dit Patty, je leur avais même dit qu’elle devraient en parler aux Sœurs.
- Et elles auraient du le faire. Jamais je n’ai vu de scène pareille dans cet établissement.
La Mère Supérieure ! Elle est tellement imposante et son visage est tellement dur que tout semble s’arrêter.
- Candice Neige Brighton et Terrence Granchester, vous êtes tous les deux consignés dans les chambres de méditation, et vous, Archibald Conwell, regagnez votre chambre. Une enquête sera faite, et nous aviserons sur votre avenir au Collège. En attendant, par égard pour les invités et la Tradition, le Festival de Mai continue, mais j’interdit à quiconque de parler de cet incident jusqu’à nouvel ordre.
Et le bal reprend, mais je n’ai vraiment plus le cœur à danser… j’observe Candy, entraînée par deux sœurs, et la voit échanger un regard avec Terry. Je préfère aller m’asseoir, rapidement rejointe par Patty et Alistaire qui essayent de me réconforter.
- Ne t’inquiète pas, Annie, la Mère Supérieur comprendra vite que Candy n’est pas coupable.
- Oui, c’est juste pour l’éloigner des médisances des Legrand…
- Mais pourquoi est-elle punie comme Terry ? C’est lui qui a commencé. Et Archibald est en retenue, lui aussi.
- Annie, croyez-moi, ne parlez plus d’eux. La Mère Supérieure a été très claire, il vaut mieux la laisser décider, elle a ses raisons.
Sœur Margaret est venue elle aussi m’apaiser, mais je suis au bord des larmes, et tellement déçue. Tous ses efforts pour que tout se passe bien, que Candy évite les obstacles et les erreurs, et malgré tout elle s’attire toujours autant d’ennuis ! Il faut bien reconnaître qu’Elisa fait tout pour lui nuire, et d’ailleurs, pourquoi Daniel n’est-il pas réprimandé après ses vantardises ? Tout me semble trop injuste, et je finis le Festival de Mai, commencé si glorieusement en suivant Patty et Alistaire.
Une semaine s’est écoulée et je suis au réfectoire à essayer de manger quand la Mère Supérieure me fait demander dans son bureau. En y entrant, j’ai la surprise d’y Monsieur et Madame BRIGHTON, ainsi qu’un homme fort élégant. La Mère Supérieure me présente :
- Voici Annie Flakes André, Monsieur Le Duc.
- J’ai reçu une lettre vous concernant, ainsi que Candy Brighton. Est-il vrai que vous avez grandi dans un orphelinat toutes les deux et que vous étiez domestique auparavant ?
- Bonjour Monsieur, oui,c’est vrai.
- Je suis le Duc de Grandchester, père de Terrence, et j’ai du mal à comprendre qu’un établissement que je croyais de qualité accueille des personnes avec ces antécédents, pas plus que votre adoption d’ailleurs.
- Un instant, Monsieur. Ma femme et moi avons adopté Candy il y a déjà plusieurs années, et c’est une fille charmante et nous n’avons jamais regretté son arrivée.
- Vraiment ? Pourtant on m’a écrit qu’elle était responsable d’un décès ?
- Ce sont des calomnies, Candy est une Brighton maintenant, et je réponds de son honneur.
- En tout cas, j’entends qu’il n’y ait plus de … relations entre elle et mon fils. Terrence est noble, héritier du Titre, et il aura d’autres meilleurs partis qu’une simple américaine.
- Nous souhaitons la même chose, votre fils a d’ailleurs eu une attitude fort peu convenable pour un héritier de la noblesse Britannique ! Ironise Mr Brighton.
J’assiste malgré moi au dialogue, aussi gênée que Mme Brighton et la Mère Supérieure. Que veulent-ils de moi ?
- Annie, nous vous avons fait venir afin d’avoir votre version de cet « incident » dans le parc avec les garçons.
- Oh, c’est très simple ma mère… et je raconte le guet-apens monté par les Legrand, les moqueries, la tentative d’humiliation et d’agression physique, et l’intervention de Terry. Je préfère évidemment taire les révélations de celui-ci sur sa mère « simple américaine » comme Candy !
- Terrence et Candy m’ont dit la même chose, donc on peut les croire. Nous sanctionnerons Daniel Legrand et ses complices, ils iront les remplacer en chambres de méditation pendant deux semaines.
- On peut s’étonner, ma Mère, que notre fille et Annie puisse être ainsi menacées alors qu’elle étaient sensée être dans un collège connu pour sa discipline.
- Nous assurerons plus de rondes dans le parc pendant le temps libre des élèves. Et pour vos enfants, je lève la consigne : ils regagnerons leurs classe, mais nous veillerons à ce qu’il ne se croisent plus.
- J’aurai une discussion avec Terrence pour lui faire comprendre sa conduite, assure le Duc.
- Nous en aurons aussi une avec Candy, dit Mme Brighton. Ma mère, puis-je voir Annie en particulier ?
- Je vous y autorise.
Mme Brighton et moi nous retrouvons dans un autre bureau. Elle me considère, puis refait le même geste que chez les André, en me caressant la joue…
- Annie, comment vas-tu ? Te plais-tu au Collège ?
- Je vais bien Mam… Madame. A part Candy, je me suis faite une autre amie, Patricia.
- J’ai souvent repensé à toi, surtout après t’avoir vue chez les Legrand. Je me sentais responsable, c’est moi qui t’avais recommandée- mais jamais je n’aurais cru que tu aurais été traitée ainsi ! Tu ne m’en veux pas ?
- Non, parce que sans vous, je n’aurais pas rencontré la famille André et n’aurait pas été adoptée.
- Pas par eux, mais sûrement par d’autres. Je peux bien te le dire : Candy est charmante, très vivante et même un peu trop. Je me demande parfois quelle aurait été notre vie si tu avais été notre fille, j’aurais sûrement eu moins de soucis. J’ai un grand service à te demander.
- Lequel ?
- Tu arrives à te faire plus facilement aux usages du monde et aux règles du Collège : acceptes-tu de veiller sur Candy et de tâcher de lui éviter de nouveaux déboires ?
- Je… j’essayerai, Madame.
Comment pourrais-je dire à Mme Brighton que c’est-ce que je fais déjà ? Et que je n’en peux justement plus ? Et que pour moi, elle était ma Maman d’une autre vie ? Je me retiens- elle n’est pas Albert, et je regrette déjà de m’être livrée à mon père adoptif. Notre conversation s’arrête là, je retourne saluer Mr Brighton, le père de Terry (comme il semble froid !) et la Mère Supérieure et retourne en cours.
Le lendemain, Candy nous rejoint, mais Patty et moi remarquons bien vite que nos camarades l’évitent et qu’Elisa a regagné ses anciennes amies. Tous estiment que ce n’est pas par hasard que c’est elle que Terry a embrassé en public, et moi, j’ai bien vu qu’elle ne l’a pas repoussé immédiatement mais répondu ! Nous avons plus de mal à voir les garçons : à mon désespoir, je n’ai plus de droit de parler à Alistair et Archibald, mais nos regards se croisent parfois à la Chapelle et je surprends ceux échangés entre Terry et Candy sous l’œil inquisiteur d’Elisa.
Le danger reste bien là !
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