
| DESTINS INVERSES | Auteur: IDEFIX | Vue: 895 |
| [Publiée le: 2008-05-01] [Mise à Jour: 2008-12-01] | ||
| G | Général/Suspense/Supernaturel | Commentaires: 25 |
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Description: Pour ceux qui ont vu le dessin animé,nous avons tous été frappés par la différence de vie entre Candy et Annie après l'adoption... Et si le choix des Brighton avait été différent ? NB : nous ne connaissions Annie qu'avec le nom des Brighton, il fallait qu'elle en ait un autre ! Plutôt que "Neige" (White en version anglaise, je crois), elle s'appelle dans cette version "Annie Flakes", soit "Annie Flocons"- ce qui allait aussi bien avec sa personnalité délicate et fragile. | ||
| Crédits: Les personnages ne m'appartiennent pas ! |
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DES DEBUTS REMARQUES[1973 mots] |
Publié le: 2008-09-25 | |
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Chapitre 14 - Des débuts remarqués
- Les voilà ! Les Voilà !
- Elles sont arrivées !
- Candy, Annie, nous sommes là !
Toutes à la joie de les revoir, nous nous précipitons vers Archibald et Alistair. Nous sommes enfin réunis ! Chacun parle, s’exclame, surtout Archibald et Candy, les plus exubérants. Avant de monter en voiture, je surprends son regard qui suit la silhouette de… Terry ! Lui, part en solitaire, il n’a ni parents ni amis pour l’attendre sur le quai- pour la première fois, il me fait de la peine.
Nous prenons le temps de visiter Londres, les garçons nous montrent les principaux monuments et nous sommes enchantées jusqu’au moment où Archibald nous explique que « ça ne sera pas pareil dans la prison ».
- La prison ? De quoi parles-tu ? Lui demande Candy
- Du collège, bien sûr ! Par exemple, tu n’auras pas le droit de garder Capucin.
- Mais c’est ridicule ! Que deviendrait-il alors ?
- Vous pourriez le déposer dans un zoo, suggère Mr Georges
- Dans une cage, sûrement pas ! Il restera avec nous, n’est-ce pas, Annie ?
Je me souviens alors du récit de l’arrivée de Candy au Collège, qui avait déplu à la Mère Supérieure dès le début avec la fuite de Capucin. Il faut que ça se passe mieux cette fois-ci, à tout prix ! Je n’ai pas pu empêcher la mort d’Anthony, mais il y a tellement d’heures heureuses à venir au Collège, si seulement elle accepte quelques compromis…
- Annie ? Eh bien, tu rêves ?
- Non, non… je pensais juste que Capucin n’avait pas l’air très heureux quand je le cachais dans ma chambre, chez les Legrand.
- Mais tu habitais dans un placard, c’est pour ça ! Là, nous aurons de plus grandes chambres, j’en suis sûre !
- Mais Capucin est surtout heureux dans la forêt ou un jardin.
- Tu veux le mettre au zoo, dans une cage ?
- Non, il ne nous verrait plus. Dis, Archibald, il y a un parc dans le Collège ?
- Mais oui, et même un très grand parc ! Nous avons mis plus d’une semaine pour en faire le tour !
- Si il allait se cacher dans un arbre, nous irions le retrouver- dis oui, Candy, ce sera notre secret à tous les quatre, ça sera si amusant !
- Dans un arbre ? Pourquoi pas, j’irai le retrouver en haut, ça m’évitera de me rouiller !
- Toi, rouiller, Candy ? Tu es impayable ! Alistaire éclate de rire
- C’est vrai que tu n’as rien à voir avec les filles du collège- elles ont toutes l’air de porter un carcan, renchéri Archibald, en la regardant trop tendrement à mon goût.
Archibald, regarde-moi ! Moi aussi, je suis différente des autres, et moi je ne te confondrais jamais avec un autre garçon. Candy rit innocemment avec lui, toute à la joie d’avoir une solution pour avoir près d’elle ceux qu’elle aime- ses amis, sa « soeur » et son raton laveur. Le chauffeur fait le tour du bâtiment sur les indications de Mr Georges, qui avait déjà accompagné les garçons au Collège, et nous arrivons à l’arrière. Candy sort de la voiture avec Capucin dans les bras, et lui explique qu’il doit choisir un arbre pour se cacher mais que nous viendrons très vite le voir. Mr Brighton, qui semble amusé, lui fait la courte échelle pour escalader le mur et elle s’installe à califourchon pour le lâcher. Quand à moi, je suis restée en bas, priant le ciel pour qu’elle tombe pas, le mur est si haut ! Nous entendons alors une voix qui dit ironiquement de l’intérieur.
- Que faites-vous en haut, vous ? Vous cherchez une proie à croquer, Melle Tâches de Son ?
- Oh ! Mais je vous reconnais ! Qu’est-ce que vous faites-là ?
- Vous ne m’avez pas répondu, et j’ai posé la question en premier. En tout cas, j’ai une jolie vue d’ici, vous avez un charmant jupon.
- Espèce de malotru, je ne vous permets pas !
- Continuez à grogner, c’est parfait ! Tout d’un fauve ! Oh, cachez-vous, on vient !
Candy descends précipitamment du mur, et nous entendons un dialogue.
- Terrence Grandchester, que faites vous ici ?
- C’est l’heure libre, ma sœur, je cherche la liberté.
- Elle se termine, regagnez votre classe.
- Je n’y verrai sûrement pas des choses aussi intéressante que dans ce parc… à bientôt, les animaux sauvages !
Nous attendons quelques minutes que Terry et les Sœurs s’éloignent puis remontons en voiture. Une sœur nous attend derrière la haute grille du Collège.
- Vous êtes Candice Brighton et Annie Flakes André ?
- Oui, bonjour Ma Sœur.
- Vous êtes en retard toutes les deux, la Mère Supérieure vous attends.
- Bonjour Ma Sœur, Puis-je accompagner ma fille Candy et son amie ? Demande Mr Brighton.
- Les parents et autres membres de la famille ne sont pas admis dans l’enceinte du Collège, sauf exception. Prenez maintenant congé de votre père, Candy. Et vous, Messieurs, vous connaissez le chemin pour les salles de cours des garçons, allez-y.
Candy se blotti dans les bras de son père- on devine une grande complicité entre eux, et toute la difficulté qu’ils ont à se séparer. Je salue Mr Georges, et fais un signe de la main aux garçons- à bientôt !
Nous avons bien sûr eut droit à un discours de la Mère Supérieure sur la nécessité de respecter le règlement, et d’être à l’heure, puis Sœur Margaret nous accompagne dans nos chambres. Quelle joie ! Nous sommes l’une en face de l’autre. Je me hâte de m’installer, puis ouvre la porte pour aller retrouver Candy. Je me retrouve alors face à… Patricia ! Elle est aussi dans cette vie ! Candy surgit alors dans le couloir.
- Annie, je l’ai appelé mais pas revu ! Oh- pardon, je ne t’avais pas vue.
- Bonjour, je m’appelle Patricia O’Brien, mais mes amies m’appellent Patty.
- Bonjour, je suis Candy Brighton, appelle-moi Candy, et voici mon amie Annie.
- Oh ? Vous vous connaissez déjà ?
- Bonjour, je suis Annie Flakes André, et Candy et moi sommes arrivées par le même bateau.
- Cette sonnerie, c’est l’heure libre ! Allons au foyer.
Et Patty nous fait visiter le Collège. Candy lui demande si elle a vu un raton laveur, et, évidemment, elle lui dit que oui, dans un zoo ! Nos regards se croisent : il faudra le chercher plus tard. Alors que nous arrivons au Foyer, une surprise désagréable nous attend.
- Mais c’est Annie ! Et Candy !
- Tu les connais, Elisa ?
- Oui… vous me laissez vous présenter, toutes les deux ?
- Si tu veux, Elisa, répond Candy, encore naïve.
Elisa recule et parle d’une voix suffisamment forte pour être entendue de tous
- Voici Annie Flakes, qui m’a servi de bonne et de cuisinière avant de réussir à s’introduire dans la famille André ! Si elle se présente comme Annie André, rappelez-lui bien son vrai nom- où plutôt celui qu’on lui a donné faute de mieux, c’est une enfant trouvée dont les parents se sont débarrassés quand elle était bébé.
- Tu es cruelle, Elisa, de quel droit parles-tu comme ça ?
- Cruelle ? Moi au moins, je ne suis pas une meurtrière, pas comme toi, Candy.
- Une meurtrière ? Se récrient les pensionnaires
- Elle a entraîné mon cousin Anthony dans une course dangereuse, à cheval, pendant une réunion de famille, exprès dans un endroit où personne ne pouvait lui venir en aide !
- C’est faux, c’était un accident !
- Croyez-moi, ces deux filles portent malheur, surtout Candy. Éloignons-nous, mes amies ! Tu viens, Patty ?
La tête baissée, Patty suit les autres. On la devine mal à l’aise, timide dans ce groupe de filles plus assurées qu’elles, et qui chuchotent déjà en nous regardant en coin. Candy et moi passons le reste de la journée à l’écart, même à table puisque les autres refusent de s’asseoir à nos côtés. Sœur Margaret, qui préside le repas, le remarque, et nous fait venir à la fin du dîner.
- Mesdemoiselles, vous êtes à peine arrivées aujourd’hui, et déjà vous ne vous intégrez pas au groupe de nos pensionnaires. Que se passe-t-il ?
- C’est Elisa Legrand, ma sœur, répond Candy. Nous la connaissions déjà en Amérique, elle nous en veut à chacune, et elle a dit aux autres de nous éviter.
- Et elles l’écoutent, bien sûr… Elisa a beaucoup d’ascendant, elle s’est vite constitué un petit « groupe ». Alors il faut que vous évitiez toute distinction avec les autres pour mieux être acceptées, vous me comprenez ?
- Toute distinction ? Que voulez-vous dire ?
- Par exemple, faites attention aux uniformes : le blanc est pour la classe, le noir pour la messe. C’est à vous de vous faire accepter, que ce soit par les élèves ou les enseignantes.
- Et supporter sans rien dire Elisa ? Mais c’est injuste !
- Suivez mon conseil, et prenez patience.
Nous faisons donc ce que Sœur Margaret nous a conseillé, et assistons le lendemain à la messe en uniforme noir (malgré le « coup monté » d’Elisa, qui a envoyé Patty avec de fausses informations). Nous assistons, comme les autres, à l’esclandre de Terry, qui interrompt la messe… et je remarque l’échange de regard entre Candy et lui- déjà ! Et en sortant de la chapelle, un groupe de filles nous fait face.
- Repartez d’ici tout de suite ! persifle Elisa
- Repartir ? Et pourquoi ? Demande Candy
- Parce que nous, nous avons droit à une bonne éducation dans un collège réputé. Vous, vous n’avez rien à y faire, ça se voit tout de suite, même si vous vous déguisez avec l’uniforme !
- Elles ne sont pas les seules à être déguisées. Moi, je vois une vipère envieuse qui fait semblant d’être une jeune fille de bonne famille.
- Moi ? Qui êtes-vous pour oser dire ça?
- Terrence Grandchester, pour servir les vraies demoiselles. Et vous, vous êtes tellement jalouse que vous en êtes affreuse, Melle Poil De Carotte ! D’ailleurs vous vous êtes reconnue tout de suite ! Au plaisir !
Un murmure monte des élèves, tous les regards sont braqués sur nous, et sur Terry. J’en rougis de confusion, et me cache derrière Candy. Nous qui ne devions pas nous faire remarquer, c’est chose faite ! Mais je suis réconfortée de voir Alistair et Archibald nous rejoindre, ainsi que Patty qui quitte le groupe d’Elisa.
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