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Candy Candy



DESTINS INVERSES   Auteur: IDEFIX Vue: 903
[Publiée le: 2008-05-01]    [Mise à Jour: 2008-12-01]
G Général/Suspense/SupernaturelCommentaires: 25
Description:
Pour ceux qui ont vu le dessin animé,nous avons tous été frappés par la différence de vie entre Candy et Annie après l'adoption...

Et si le choix des Brighton avait été différent ?

NB : nous ne connaissions Annie qu'avec le nom des Brighton, il fallait qu'elle en ait un autre ! Plutôt que "Neige" (White en version anglaise, je crois), elle s'appelle dans cette version "Annie Flakes", soit "Annie Flocons"- ce qui allait aussi bien avec sa personnalité délicate et fragile.
Crédits:
Les personnages ne m'appartiennent pas !

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Commenter: Les hésitations du coeur

Les hésitations du coeur

[1414 mots]
Publié le: 2008-06-13Format imprimable  
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Les hésitations du cœur

En ce beau jour de mai, j’arrive avec ma valise devant la demeure des André. Aussitôt, j’entends une joyeuse musique, suivie d’un bruit d’explosion ! Anthony, Archibald et Alistair (la figure noircie) apparaissent et m’entourent

- Bienvenue Annie !

- Alors ça y est, tu viens chez nous ! Sois la bienvenue !

- Je voulais te faire une surprise, mais ça n’a pas tout à fait marché comme je le pensais- mais je suis très content de te revoir !

- Merci, merci…vous êtes tellement gentils, je ne sais pas quoi dire.

- Suis-moi, Annie, la Tante Elroy t’attend.

Archibald me prend la main et m’entraine- comme je suis troublée ! Les couloirs se succèdent tous impressionnants, tout autant que les portraits qui ont l’air de m’observer. Est-ce que j’ai bien vu ? Une jeune fille qui ressemblait à Candy, mais une Candy « policée », qui tient un bouquet de roses… je tourne la tête, mais Archibald me presse.

- La Tante a horreur d’attendre, tiens, voilà sa chambre. On y va ?

- Oui… (je reprends mon souffle, et rectifie mon ruban). Est-ce que ça va, comme ça ?

- Tu es parfaite. Tante Elroy, la voilà !

- Entrez !

Archibald pousse la porte avant de s‘éclipser, et j’entre. Mme Elroy est assise dans un immense fauteuil, elle a l’air tellement sérieuse ! Sans y réfléchir, je pose ma valise et fait une révérence.

- Bonjour, Annie. Qui t’a appris à saluer ainsi ?

- Bonjour, Madame. J’ai vu Mme Legrand et Melle Elisa le faire…

- Et tu les as imitées. Je comprends mieux : ce n’est pas dans ton orphelinat que tu l’aurais appris ! Maintenant, je veux que tu m’écoute attentivement et que tu comprennes bien tout ce que je vais te dire. Sais-tu ce que tu viens faire ici ?

- Vous me prenez à votre service, Madame.

- « A mon service », c’est exact. Entendons-nous : tu n’es pas la fille de la maison, il ne saurait être question que tu te montre familière avec les garçons, même s’ils sont très gentils, est-ce que je suis claire ?

- Oui Madame. (l’angoisse me vient… le même discours que Mme Legrand)

- Ma nièce s’est montrée très imprudente en laissant ta santé se détériorer, tu ne m’as pas l’air très « solide », et de toutes façons trop jeune pour être femme de chambre ou cuisinière. J’ai par contre remarqué au bal que tu savais te montrer discrète, tout en étant là aux bons moments. Dis-moi, est-ce que tu sais lire, au moins ?

- Oh, oui, Madame, et j’adore ça.

- Eh bien je t’engage comme lectrice, et aussi pour me tenir compagnie. Messieurs Anthony, Alistair et Archibald ont leurs propres occupation, et guère envie de passer du temps avec une vieille dame. Ma vue baisse, tu me liras donc mes romans, et je t’apprendrai à jouer aux échecs. J’avoue que si tu as un peu de conversation, ce serait encore mieux, mais Sarah m’a fait comprendre que je n’aurais rien à espérer… on verra bien. En attendant, afin d’enrichir ton esprit, tu suivras les cours du précepteur des garçons tous les matins. Tu as bien compris ton rôle ?

- Oui Madame, et je ferai de mon mieux.

- Va donc t’installer dans ta chambre, je n’ai plus besoin de toi pour l’instant.

Et tel fut mon accueil dans la famille André,tellement différent de mon autre vie d’Annie Brighton !

***********************************

Les jours puis les semaines passent dans la demeure des André. Ma vie n’est pas toute simple, les cousins se montrent très gentils et me poussent à les tutoyer et à venir partager leurs passions : les inventions pour Alistair, la mode pour Archibald, les roses pour Anthony. Mme Elroy m’impressionne toujours autant, mais au moins elle ne me fait pas de critiques incessantes et injustes comme Elisa, et hoche parfois la tête d’un air approbateur. Quand aux domestiques, certains se montrent gentils, la plupart me tiennent à l’écart : je me sens « entre deux mondes ».

Ce jour là, c’est une voiture connue qui apparaît le long de l’allée : les Brighton ! Candy et sa mère en descendent, et saluent Mme Elroy et les garçons.

- Coucou, Candy !

- Coucou, Archi, ça va ?

- Archi ? Il s’appelle Archibald ! Intervient Mme Elroy.

- Excusez-moi, Madame, je trouvais que ça lui allait bien…vous ne croyez pas ?

- Voyons, Candy ! (Mme Brighton est visiblement embarrassée)

- Ce n’est pas grave, chère Madame, c’est encore une enfant, elle apprendra. Allons prendre le thé, voulez-vous ?

- Puis-je montrer la roseraie à Candy, Tante Elroy.

- Si tu veux, mais ne vous attardez pas.

Le visage de Mme Elroy retrouve sa sévérité à la vue d’Anthony et Candy partant vers la roseraie, main dans la main… visiblement, ça lui déplait. C’est alors que Mme Brighton me voit.

- Oh, Annie, c’est bien toi ?

- Bonjour Madame Brighton, je suis très heureuse de vous revoir.

- Elle habite ici, maintenant, vous savez ? Interroge Alistaire.

- C’est-ce que je vois. Tu vas bien, Annie ?

- Oh oui, Madame, et j’apprends beaucoup de choses.

- J’avoue qu’Annie est une compagne agréable, j’en suis même très surprise sachant d’où elle vient. Mais elle est très appliquée, a beaucoup envie d’apprendre et est déjà bien élevée.

- Tant mieux pour vous, alors.

Mme Brighton me regarde d’un air pensif- regrette-t-elle son choix à la Maison de Pony ? Quelles sont ses relations avec Candy ? Certainement différentes de celles que nous avions… Mon amie est restée si spontanée ! Elle ne doit pas accepter facilement les règles de la bonne société.

J’aide à servir le thé comme si j’étais la petite fille de Mme Elroy, qui se tourne rapidement vers moi.

- Annie, veux-tu bien aller chercher Mr Anthony et Melle Candy ? Il me semble qu’ils ont déjà eu suffisamment de temps pour voir les nouvelles roses, ils doivent maintenant se joindre à nous.

- J’y vais, Madame.

En parcourant la roseraie, j’entends alors la conversation…

- Eh bien, Candy, qu’en dis-tu ?

- C’est vrai que maintenant que j’ai vu le portrait, je comprends pourquoi tu parles de ta Maman avec autant d’amour : elle était très belle.

- Ce n’est pas ça que je voulais dire..

- Quoi, alors ?

- Je t’ai déjà dit que j’avais presque l’impression de la retrouver avec toi : vous avez les mêmes yeux, toutes les deux, et aussi le même regard…

- Oh…

Candy tourne le dos à Anthony, et semble perdue dans ses pensées.

- Candy, qu’est-ce qu’il y a ?

- Je croyais que tu étais vraiment mon ami. En fait, tu m’aimes peut-être juste un petit peu parce que je te rappelle ta Maman… autrement tu ne m’aurais peut-être même pas parlé.

- Mais non, tu es une fille formidable, Candy, c’est pour ça que je t’aime, pour toi-même !

- Tu en es sûr ?

- Mais oui, d’ailleurs regarde : je viens de créer cette rose rien que pour toi. Je ne l’aurais fait pour aucune autre !

Mon cœur bat à tout rompre ! Quelle belle déclaration ! Je sens alors une vague de jalousie monter… jalouse encore une fois de ma « soeur » qui sait tellement attirer la sympathie, et en particulier jalouse parce que c’est Anthony qui lui a dédié une rose ! Il faut bien que je me l’avoue, si Archibald est toujours éblouissant, j’ai découvert son cousin- tellement prévenant, si délicat ! J’ai presque l’impression d’avoir trouvé mon « jumeau »… Quel est celui que je préfère, finalement ? Et l’un des deux me regardera-t-il un jour autrement que comme la pauvre petite orpheline ?


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