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Candy Candy



DESTINS INVERSES   Auteur: IDEFIX Vue: 886
[Publiée le: 2008-05-01]    [Mise à Jour: 2008-12-01]
G Général/Suspense/SupernaturelCommentaires: 25
Description:
Pour ceux qui ont vu le dessin animé,nous avons tous été frappés par la différence de vie entre Candy et Annie après l'adoption...

Et si le choix des Brighton avait été différent ?

NB : nous ne connaissions Annie qu'avec le nom des Brighton, il fallait qu'elle en ait un autre ! Plutôt que "Neige" (White en version anglaise, je crois), elle s'appelle dans cette version "Annie Flakes", soit "Annie Flocons"- ce qui allait aussi bien avec sa personnalité délicate et fragile.
Crédits:
Les personnages ne m'appartiennent pas !

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Commenter: La Colère de la Tante Elroy

La Colère de la Tante Elroy

[1585 mots]
Publié le: 2008-06-07Format imprimable  
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Chapitre 8 - La Colère de la Tante

- Est-ce que tu te rends bien compte de ce que tu as fait, Annie ? C’est extrêmement grave ! Tu as entaché la réputation de notre famille.

- Je m’étais perdue, Madame… j’ai juste vu le feu.

- Et qui était cet homme avec qui les garçons t’ont retrouvée ? C’est loin d’être convenable, d’être à la nuit tombée avec un inconnu ! Surtout que le garde des André nous a appris qu’il était recherché à travers toute la propriété !

- C’est un criminel, Maman ?

- Si il est recherché, c’est qu’il a commis des méfaits.

- Peut-être qu’Annie le connaissait déjà ?

- Que voulez-vous dire, Mademoiselle Elisa? (je sursaute)

- On ne sait rien sur ta famille, si ça se trouve tu es la fille ou la soeur d’un proscrit, et vous avez tout monté pour venir voler les Legrand !

- Je n’y avais pas pensé… mais c’est bien possible.

- Je crois que vous allez trop loin, Mme Legrand.

Mme Brighton ! Elle est le salon, avec Candy qui a changé ses vêtements trempés par une nuit de recherche.

- Annie vient d’une institution certes modeste, mais honnête. La Maison de Pony est connue pour la générosité et la piété de ses responsables, Melle Pony et Sœur Maria.

- Elles sont généreuses, comme vous le dites vous-même : pensez-vous qu’elles vérifient toutes les origines de leurs pensionnaires ?

- Elles m’avaient fait bonne impression… si ma parente n’était pas décédée en laissant Candy toute seule, j’aurais peut-être moi-même accueilli un de ces orphelins, sans doute Annie, d’ailleurs…

- Alors dîtes-moi pourquoi vous n’avez pas pris cette fille comme demoiselle de compagnie !

Mme Brighton ne répond pas- elle ne peut pas dire la vraie raison ! Elle ne pouvait pas repartir avec nous deux, l’une jouant la demoiselle de compagnie de l’autre, notre amitié aurait été trop évidente. Et Mme Legrand reprend l’avantage, triomphante.

- Vous voyez bien ! Vous n’avez pas voulu prendre de risque, et j’aurais du en faire autant. Si seulement mon mari n’avait pas insisté dans cette idée !

- Est-ce qu’on va la renvoyer, Maman ?

- Je vois mal ce qu’on pourrait faire d’autre. Mais il va falloir attendre que votre père revienne. En attendant, Annie, disparais de ma vue ! Descends aux cuisines, et ne te montre plus !

- Bien fait ! A la cuisine, la souillon !

Cette dernière réplique est de Daniel, qui n’a pas le temps de voir la réaction de Candy. Les poings levés, comme à la Maison de Pony, elle se jette sur lui, prête à en découdre, et n’est arrêtée qu’à la dernière minute par sa mère.

- Tu n’as pas le droit ! Non, tu n’as pas le droit de parler comme ça !

- Maman, Maman, elle veut me frapper ! J’ai peur !

- Tu vas faire des excuses, Daniel !

- Et qu’est-ce que ça peut te faire, ce qu’on dit sur cette fille ? Intervient Elisa

- Vous êtes méchants, tous les deux ! Vous faites partir Annie avec vos méchancetés et vous la traitez mal !

- Mais elle n’est pas de notre milieu, c’est juste une servante. Je te trouve bien concernée, comme si tu la connaissais bien, c’est bizarre.

- Candy est une petite fille généreuse, elle a bon cœur, comme ma Maman.

Anthony apparaît à son tour sur le pas de la porte, accompagné de ses cousins et de… la Tante Elroy, qui semble tellement sévère. Elle intervient à son tour :

- Je trouve que c’est beaucoup de bruit pour une personne qui n’est pas de la famille ou de nos relations. Maintenant, Elisa et Daniel, sachez qu’il convient de conserver une correction de ton, même et surtout avec nos domestiques. C’est un signe d’éducation, vous me comprenez ?

- Ma Tante, mais ce sont encore des enfants…

- Je souhaite en tout cas qu’on ne parle plus de cette fugue, et de ce vagabond. Ça ne représente aucun intérêt.

L’ordre est sans appel, et chacun le suit. Moi, je sais pourquoi la Tante ne veut pas qu’on parle de « ce vagabond »- c’est Albert, son neveu et oncle d’Anthony, et c’est aussi l’Oncle William ! Je soupçonne qu’elle a deviné la duplicité de sa nièce, Sarah Legrand, qui pourrait colporter la drôle de vie du chef de famille. Elle observe aussi Candy d’un air critique et interrogateur : mon amie est tellement différente des autres « jeunes filles du monde » ! Mais que m’arrive-t-il ? Ma tête tourne, je vois les visage devenir flous, j’ai froid !

Et c’est le trou noir.

- Elle revient à elle !

- Dieu soit loué ! Va vite prévenir Mme Legrand !

Mary, la plus âgée des domestiques, se penche vers moi. Je reconnais ma mansarde.

- Annie, comment vas-tu ? Tu me reconnais ?

- Oui, Mary, mais qu’est-ce que je fais ici ?

- Tu as perdu connaissance dans le salon, et Mme Legrand t’a fait porter dans ta chambre en attendant que tu reviennes à toi. C’était il y a trois jours, ma petite, et tu as été bien malade…

- Trois jours ! Mais où sont Melle Candy, et les autres ?

- Ils sont repartis chez eux, mais Mme Elroy a fait demander de tes nouvelles hier, puisque les garçons s’inquiétaient. C’est moi qui ai répondu à la place de Steward, et je lui ai fait savoir que tu étais toute seule dans ta chambre, sans même une couverture de plus… je me suis déplacée pour ça, tu avais beaucoup de fièvre et nous étions tous inquiets. Elle s’est mise très en colère, et va venir avec un médecin.

- Me voilà. Docteur, voici la petite fille dont je vous ai parlé.

Mme Elroy entre dans la pièce, et observe l’examen du docteur. Un bruit de pas précipité se fait entendre dans le couloir, et c’est Mme Legrand et ses enfants qui apparaissent.

- Ma Tante ? Que faites-vous ici ?

- J’ai été avertie que tu ne faisais pas soigner Annie, j’ai amené mon médecin. Alors, Docteur, qu’en dites-vous ?

- Elle a pris froid, il aurait fallu qu’elle se change très vite. Et cette enfant est épuisée, Madame, je pense qu’elle a des travaux trop durs pour son âge et sa constitution. Elle présente aussi des signes de malnutrition, elle doit être privée de certains repas.

- Vous n’avez pas à dire ça ! Elle est aux cuisines, comme d’autres domestiques qui s’y trouvent très bien.

- Sauf qu’elle est plus jeune que les autres, Sarah. Et tu as commis une grave erreur en ne la faisant pas soigner il y a trois jours : elle aurait pu être hospitalisée, ou pire encore… comment aurais-tu pu expliquer ça aux Dames de l’Orphelinat, et aux Brighton qui te l’avaient recommandée ? Tu aurais brisé l’honneur des Legrand, et des André !

- Mais Tante Elroy, Annie n’est bonne à rien…

- Je ne t’ai rien demandé, Elisa ! Je ne sais pas à quoi elle « est bonne » comme tu dis, mais en tout cas, j’ai décidé de la prendre à mon service dès qu’elle sera rétablie. Est-ce que c’est bien entendu ?

Il ne reste plus qu’à s’incliner… Mme Legrand est blême, Elisa boude de s’être faite rabrouer. Le Docteur sort une fiole de sa mallette, et la tend vers Mary.

- Voici un « remontant », vous lui en donnerez à chaque repas. Et repos complet, d’accord ?

- Oui Docteur, j’y veillerai.

Et ils sont repartis de ma chambre. Elisa et Daniel passent la tête peu de temps après

- Si tu crois t’ en sortir aussi facilement, tu te trompes !

- Espèce de Sainte-Nitouche ! Moi je sais bien que tu a joué la comédie, tu nous le paieras !

- Ne t’y trompes pas : notre Tante te prends bien comme servante, et pas comme fille de la famille. Elle verra vite que tu es une incapable, et te renverras !

- Et là, bon débarras !

Et ils s’en vont en ricanant. Ma tête tourne encore, mais je suis si heureuse de quitter cette maison et cette famille odieuse ! Et je serai sous le même toit qu’Anthony, Alistair, et mon cher Archibald !

Une angoisse me vient alors : quelles seront nos relations si je suis sa domestique ? Pourra-t-il un jour m’aimer ? Et quel rôle va me donner Mme Elroy, qui me fait si peur ? A-t-elle juste pris cette décision « pour l’honneur de la famille » ?

 


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