
| DESTINS INVERSES | Auteur: IDEFIX | Vue: 900 |
| [Publiée le: 2008-05-01] [Mise à Jour: 2008-12-01] | ||
| G | Général/Suspense/Supernaturel | Commentaires: 25 |
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Description: Pour ceux qui ont vu le dessin animé,nous avons tous été frappés par la différence de vie entre Candy et Annie après l'adoption... Et si le choix des Brighton avait été différent ? NB : nous ne connaissions Annie qu'avec le nom des Brighton, il fallait qu'elle en ait un autre ! Plutôt que "Neige" (White en version anglaise, je crois), elle s'appelle dans cette version "Annie Flakes", soit "Annie Flocons"- ce qui allait aussi bien avec sa personnalité délicate et fragile. | ||
| Crédits: Les personnages ne m'appartiennent pas ! |
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Les cousins André[1087 mots] |
Publié le: 2008-05-09 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Les cousins André
- Aie, aie ! Tu me tires les cheveux, maladroite ! Dorothée se débrouillait beaucoup mieux que toi, je vais te faire renvoyer, tu ne sers à rien !
- Excuse-moi, Elisa, je fais de mon mieux.
- En tout cas, tu as intérêt à réussir ma coiffure, et à bien mettre mon chapeau. Nous sortons en ville, je ne peux pas être en tenue « ordinaire ».
- Voilà, j’ai fini, qu’en dis-tu ?
- Ce n’est pas trop mal. Tiens, j’ai une idée, tu vas venir avec nous pour porter les paquets.
Me voilà partie dans la voiture des Legrand, assise entre Daniel et Elisa. Pourquoi s’empressent-ils, subitement ? Quel besoin de s’acheter de nouvelles tenues, alors que leurs armoires en regorgent ? Ce matin, le facteur a apporté une lettre à Mr et Mme Legrand qui a eu l’air de beaucoup intéresser cette dernière : elle est depuis très énervée, et s’affaire « pour la grand soirée ».
- Cette robe vous va à ravir, Mademoiselle. De toutes façons, elles vous vont toutes les deux à la perfection, assure la vendeuse.
- Qu’en dis-tu, Annie ?
- Qui, moi ?
- Mais, oui, qui d’autre, petite idiote ? Je ne sais pas pourquoi, Maman m’a dit que tu devais venir avec moi, et que je devais prendre ton avis.
- Personnellement, je trouve que celle-ci te va mieux au teint.
- Votre amie a très bon goût, Melle Legrand. Voulez-vous essayer des vêtements, Mademoiselle ?
- Ce n’est pas mon amie, c’est ma domestique ! Elle m’accompagne pour porter mes achats, ce n’est pas la peine de l’appeler « Mademoiselle », ni de lui faire essayer quoique ce soit : elle doit déjà s’estimer heureuse de récupérer mes veilles affaires.
- Tu as bien raison, Elisa, ajoute Daniel, surtout qu’elle n’en aurait jamais eu d’aussi belles dans son orphelinat !
- Allons voir pour les chaussures, maintenant.
Et les humiliations continuent… Chez le chausseur, Elisa décrète qu’elle ne supporte pas qu’une étrangère touche ses pieds, et c’est à moi de m’agenouiller pour lui passer tout ce qu’elle a vu. Elle se récrie bien sûr sur ma maladresse et sur les modèles qui ne lui plaisent pas, appuyée par son frère, et fini par se décider au bout d’une longue heure. Les vendeuses préparent les paquets en échangeant des regards : elles doivent la connaître !
- Daniel, c’est à ton tour maintenant. Montre à Annie ce qu’elle doit aller chercher pour te les faire essayer.
Le rouge au front, je continue ma tâche… tous les deux ricanent, bien sûr, de me voir agenouillée, et il fini même par m’envoyer un coup de pied.
- Maladroite ! Tu m’as fait mal !
- Elle a sûrement fait exprès, je le dirai à Maman !
- Bonjour Daniel, Bonjour Elisa, voilà bien longtemps qu’on ne s’était pas vus.
Un garçon blond aux yeux bleus vient d’entrer dans la boutique, accompagné d’Alistaire. A sa ressemblance avec Albert, je devine tout de suite qui c’est : Anthony, son neveu, et le premier amour de Candy ! Comme il est beau… comme il a l’air doux et gentil… le contraire absolu de Daniel Legrand ! Elisa bondit.
- Anthony, tu te souviens de moi ! Oh, comme je suis heureuse de te revoir ! Comment vas-tu ? Comme tu as grandi depuis la dernière fois !
- Bonjour Elisa, moi aussi je suis content de te revoir, ironise Alistaire
- Euh, oui, bonjour Alistaire.
- Bonjour, nous ne nous connaissons pas, me dit Anthony, je suis Anthony Brown, un cousin d’Elisa et de Daniel, et voici Alistaire Conwell.
- Bonjour, je m’appelle Annie Flakes.
- Ne fais pas attention à elle, Anthony ! Papa l’avait engagée comme demoiselle de compagnie, mais comme elle n’a aucune conversation, elle essaye d’apprendre à être camériste. Comme elle s’y prend très mal, je pense qu’elle finira aux cuisines.
- Engagée ? Tu n’es pas un peu jeune pour déjà travailler ? Ce sont tes parents qui l’ont décidé ?
- Elle n’a pas de parents, elle vient d’un orphelinat.
- Et puis tu sais, Anthony, renchéri Daniel, elle n’a même pas un vrai nom : elle s’appelle « Flakes » parce qu’elle a été trouvée un soir de neige.
- Oui, sa mère ne lui a même pas donné un nom !
- Ma maman m’avait appelée Annie, elle l’a écrit dans une lettre !
- Insolente ! On se tait quand on est une domestique et une enfant trouvée en plus !
Elisa fait tomber la pile de boites qui s’éparpillent.
- Tiens, rends-toi utile, ramasse tout ça ! Et fini de faire essayer les chaussures à Daniel !
A la surprise de tout le monde, et à la grande confusion d’Elisa, Anthony et Alistaire s’agenouillent pour m’aider à ramasser les chaussures… c’est alors que j’entends une voix qui fait tout de suite battre mon cœur.
- Eh bien, quel désordre ! Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Elisa a fait un faux mouvement.
- Attendez, je vous aide. Oh, bonjour, qui es-tu ? Une amie d’Elisa ?
Au ton interrogatif d’Archibald, le doute est présent. Sans laisser aux Legrand le temps de répondre, Alistaire explique.
- C’est Annie Flakes, elle vit chez les Legrand et aide Elisa dans le choix et la préparation de ses toilettes.
- Bon courage, alors ! Moi, je n’y suis jamais arrivé ! Et pourtant, j’adore la mode, l’élégance mais toute discussion était inutile, n’est-ce pas Elisa ?
- Oh, Archi, tu es toujours impossible ! Viens Daniel, nous repartons !
- Mais mes chaussures…
- Tu repasseras.
Nous sortons du magasin, je porte les paquets de Daniel et d’Elisa qui ne saluent même pas leurs cousins. Au bout de quelques pas, cette dernière se retourne
- Au revoir Anthony, nous nous reverrons au grand bal ! Je me ferai très belle pour toi !
- Bon courage, Annie Flakes, il y a du travail !
La dernière répartie est d’Archibald, et je croise son regard. Son clin d’œil complice me trouble énormément : enfin je l’ai revu !
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