
| Je serais la pour toi... | Auteur: malabou | Vue: 1328 |
| [Publiée le: 2008-08-20] [Mise à Jour: 2009-01-02] | ||
| G | Romance | Commentaires: 29 |
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Description: Se retrouvant au Hueco Mundo, Inoue se croit seule et pourtant, ses ennemis pourraient bien être plus présents qu’elle ne le croit… Couples: Ulquiorra/Inoue/Grimmjow [Chapitre VI en cours ^^] | ||
| Crédits: Les personnages proviennent tous du manga Bleach, de Tite Kubo (Même mon ptit Ulqui T.T) |
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Chapitre II[1934 mots] |
Publié le: 2008-08-25 Mis à Jour: 2008-10-31 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Chapitre Deux :
Après qu’il eut prononcé ces mots, la porte, qui semblait être constituée d’un seul et unique bloc, se scinda en deux, une moitiée entrant dans le mur gauche, l’autre dans le mur droit, le tout sans aucun bruit.
« -Entre, dépêche toi »
C’est ainsi qu’Inoue pénétra dans une immense salle, quasiment vide de meubles, mais où étaient présents de nombreux arrancars.
« - Avance, Orihime, ne sois pas effrayée. »
Cherchant d’où venait la voix, Inoue finit par lever la tête et remarqua enfin une gigantesque estrade, où siégeait l’ex capitaine de la cinquième division du Gotei treize, Sosuke Aizen, entouré des deux autres traîtres, Gin Ichimaru, ex capitaine de la troisième division et Tosen Kaname, ex capitaine de la neuvième division. Tout trois avaient abandonné leurs précédents uniformes de shinigamis et portaient maintenant une tenue proche de celle des Arrancars.
Totalement concentrée sur ces trois personnages, Inoue ne prêtait aucune attention aux autres membres de l’assemblée, jusqu’au moment où une voix résonna dans la salle :
« - Alors, Ulquiorra, tu t’es trouvé une copine ? »
Alors qu’Inoue rougissait violemment, Ulquiorra se tourna lentement vers l’arrancar qui avait dit ces paroles, un homme de haute taille, ayant les cheveux aussi bleus que ses yeux, et dont le masque se révélait être une sorte de squelette de mâchoire. Son trou, quant à lui, était situé au niveau de son ventre. L’arrancar, semblant fier de sa plaisanterie, arborait un sourire moqueur.
« - Grimmjow, je pense bien que nous avons d’autres choses a faire qu’écouter tes plaisanteries… Et si tu es jaloux, tu n’as qu’à t’en trouver une…»
C’est alors qu’Aizen intervint de nouveau, ne laissant pas le temps à ce Grimmjow de réagir.
« - Allons allons, ne commencez pas, il serait dommage que j’intervienne, vous ne pensez pas ? »
Il accompagna ses paroles d’un brusque relâchement de sa pression spirituelle, ce qui visiblement affecta tout le monde, et notamment Inoue, qui dut faire de gros efforts pour ne pas tomber.
« - Bon, nous pouvons donc commencer à parler de choses sérieuses. Orihime, tu dois savoir la raison de ta présence, non ? Ou peut-être l’ignores tu encore ?
- Je l’ignore encore, mais je sais que je suis désormais à votre service.
- Bien, c’est déjà ca… Pour faire simple, ton pouvoir m’intéresse, tu as un don formidable !
- Mon pouvoir, hein ? En quoi est il formidable, mon pouvoir ? Je suis faible, et mon pouvoir n’est souvent d’aucune utilité…Je ne vois pas en quoi il est enviable…
- D’après ce que j’en sais, tu aurais le pouvoir de refuser la réalité, et donc de l’effacer, comme si elle n’avait jamais existé…Plutôt intéressant, n’est ce pas ?
-Re…Refuser la réalité ? Mais…Comment vous en êtes vous rendu compte ? Moi même je ne savais pas en quoi il consistait…Sur quoi vous basez vous pour affirmer ceci ?
- Comment ca, tu n’étais pas au courant ? Tu veux dire que tu ne connais pas l’essence même de ton pouvoir ? Mais, en quoi consiste-t-il, selon toi ?
- Hé bien…J’ai un pouvoir de protection, un de guérison, et un d’attaque…
- Pourrais tu nous en faire une démonstration ? »
Apeurée par tous les regards fixés sur elle, Inoue se demandait ce qu’elle était en train de faire. Que lui arrivait il pour qu’elle parle si ouvertement de son pouvoir à ces gens ? Cependant, comme l’avait signalé Ulquiorra précédemment, elle ne pouvait plus faire marche arrière et c’est ainsi qu’elle invoqua ses six fleurs de Shun-Shun, qui se mirent a flotter autour d’elle, tout aussi inquiètes que la jeune fille. Reprenant contenance, Inoue prit de nouveau la parole :
« - Voici mon pouvoir…
- Quoi ? Ce ne sont que ces petites bestioles ringardes ? C’est vraiment de cela dont vous avez besoin, seigneur Aizen ? »
Grimmjow ne vit rien venir, mais il put remarquer à sa grande surprise que son bras avait volé au travers de la pièce, pour ensuite brûler et disparaître. Sous le choc, il se tourna pour chercher l’auteur de cet acte et tomba nez à nez avec Tosen, dont les yeux aveugles fixaient le regard de Grimmjow. Son sang ne fit alors qu’un tour, et il ne put s’empêcher de saisir Tosen et de lui crier :
« - Espèce d’enfoiré ! Qu’est ce que tu m’as fait ?
- Si tu ne veux pas perdre ton autre bras, tu ferais mieux de te taire et de me lâcher, Grimmjow. Cela représente juste le châtiment que tu mérites pour avoir osé douter de ton seigneur.
- Hé bien, hé bien ! Tosen, je te suis reconnaissant de me défendre de la sorte, mais évite d’abîmer nos compagnons, à l’avenir. En tout cas, cet incident tombe plutôt bien… Orihime, montre nous donc le pouvoir dont tu disposes. »
S’avançant silencieusement vers Grimmjow, Inoue envoya deux de ses fleurs vers le bras manquant de l’arrancar, et, se concentrant, refit apparaître un bras, en tout point identique au précédent, à la grande surprise de tous les membres de l’assemblée, et au grand bonheur d’Aizen.
Grimmjow, consentant enfin à lâcher Tosen, se retourna et partit s’appuyer contre un mur, grommelant.
Aizen, tout sourire, reprit la parole :
« - Magnifique ! Superbe ! C’est exactement de cela dont j’aurais besoin ! Je ne t’en dis pas plus pour l’instant, mais je te convoquerais quand le moment viendra.
- A votre service… »
Alors qu’un brouhaha s’installa dans la salle, une voix s’éleva :
« - Huuum… Si vous n’en avez pas besoin immédiatement, Seigneur Aizen, pourrais-je soumettre cette jeune femme à quelques expériences sans danger ? Je dois avouer que son pouvoir m’intrigue, et j’aimerais approfondir le peu de connaissances que j’en ai… »
Le silence prit place dans l’assemblée des arrancars et les regards se tournèrent vers un homme plutôt jeune, dont la chevelure rose se repérait facilement. Alors qu’il s’avançait, Inoue se surprit à se dissimuler derrière Ulquiorra, s’agrippant légèrement a sa veste, à la grande surprise de celui-ci, qui, ne sachant que faire, demeura immobile.
« - Il en est hors de question, cette jeune fille doit rester entière, et ne doit en aucun cas être perturbée. Elle est mon invitée d’honneur, ne l’oubliez pas ! Sans elle, jamais nous ne pourrons réaliser notre rêve ! »
Sur ces mots, Aizen se leva et quitta la salle dans un bruissement d’étoffe, suivit de près par Tosen et Gin. Les arrancars présents prirent également congé, hormis Grimmjow qui se dirigea rapidement vers Inoue, toujours cachée derrière Ulquiorra. Arrivé assez près de celle-ci, il lui murmura :
« - J’ai une dette envers toi, je ne l’oublierais pas. »
Avant qu’Inoue ne puisse dire quoi que ce soit, il s’était déjà volatilisé, la laissant seule avec son protecteur du moment. Réalisant qu’elle tenait toujours l’arrancar, elle le lâcha subitement et s’empressa de s’incliner, tout en balbutiant
« - Je suis désolée, désolée, vraiment…Je ne sais pas ce qui m’a pris, excuse moi… »
A la grande surprise de la demoiselle, Ulquiorra sembla tout aussi gêné qu’elle et lui répondit juste « ce n’est rien », avant de reprendre contenance pour lui dire d’une manière qu’il pensait plus sèche
« - Suis moi, je te ramène dans ta cellule »
En se redressant, Inoue crut apercevoir une légère rougeur sur le visage de l’arrancar, mais elle s’empressa d’oublier cette idée idiote et elle se mit en marche, à la suite d’Ulquiorra. Tout en marchant, elle ne put s’empêcher de dire, plus pour elle même que pour lui :
« - Ce fut bref, quand même, Aizen aurait pu m’en dire un peu plus sur mon pouvoir… En plus, il n’a même pas répondu à ma question… Comment diable peut-il savoir tout cela ? »
Ulquiorra s’arrêta busquement, et Inoue percuta une nouvelle fois son prédécesseur. Elle laissa tomber un « Tu pourrais prévenir quand tu t’arrêtes, au moins ! » avant de se souvenir de l’endroit où elle était et à qui elle parlait. Ramenée à la réalité, elle se corrigea mélancoliquement.
« - Désolée…
- Regarde un peu devant toi, au lieu de dire des choses sans intérêt. Cependant, laisse moi te dire qu’il est normal qu’Aizen ne t’accorde pas plus de temps, tu n’es qu’un de ses sous-fifres, à quoi t’attendais tu, petite idiote ? Il a d’autres choses plus importantes a faire que s’occuper de toi. Et s’il ne t’as pas répondu, c’est qu’il ne jugeait pas cela nécessaire.
- Bien…
- Et une dernière chose, quand tu parles au Seigneur Aizen, ne sois pas si familière avec lui, et appelle le toujours « Seigneur Aizen », vu que c’est ce qu’il représente pour toi. »
Une fois qu’il eut terminé de parler, il se remit en route et remarqua qu’il avait été plus bavard qu’à l’accoutumée. Il fallait qu’il fasse attention, ça ne devait pas devenir une habitude, non plus… Ils continuèrent à avancer silencieusement jusqu’à ce qu’ils arrivent devant la porte d’Inoue.
« - Dans quelques instants, un repas te sera apporté. Bonne nuit. »
Après avoir soigneusement fermé la porte, il partit, laissant Inoue seule dans cette grande pièce vide. S’asseyant dans le canapé, elle observa la lune qui n’avait toujours pas changé de position depuis tout à l’heure. Sa morosité qui avait disparu quelques temps auparavant revint rapidement, et elle ne put s’empêcher de penser à ses amis : Kurosaki, Tatsuki, Rukia et tous les autres lui manquaient réellement. Qu’allaient-ils dire si elle revenait ? Et elle, que dirait-elle ? « Coucou ! C’est moiii !! Je suis de retouuuur ! » ? Non, c’est vrai que ça collerait à sa personnalité, mais pas aux circonstances… Elle fut soudain surprise d’entendre une voix qui devenait familière…
« - Voilà ton dîner. »
Se retournant, Inoue vit Ulquiorra dans l’encadrement de la porte, un plateau dans les bras.
« - Je croyais que ce serait quelqu’un d’autre qui m’amènerai le repas… Tu m’as dit bonne nuit, alors…
- Je suis le seul à avoir la clé de ta cellule…
- Oh… »
En entendant cette justification, Inoue ne put s’empêcher de sourire, chose que l’arrancar sembla remarquer, car il se dépêcha de déposer le plateau près de la porte, tournant le dos au canapé. En se relevant, il ajouta dans un murmure :
« - Et le Seigneur Aizen m’a ordonné de m’occuper de toi… »
Il se leva brusquement et partit, condamnant une nouvelle fois la porte et laissant de nouveau la jeune fille seule. Le moral de celle-ci avoisinait le zéro, mais, elle ne savait pas pourquoi, le simple fait d’avoir entendu les dernières paroles de l’arrancar la rassura un peu. Elle se leva alors pour découvrir de quoi était constitué son plateau : du pain, de l’eau, et, à sa grande surprise, une boite de pâte de haricots rouges, son aliment préféré. Malgré les évènements de la journée, elle mangea copieusement puis elle partit s’allonger sur le canapé, la tête tournée vers la lune, ne sachant plus si elle devait rire où pleurer.
Soupirant, elle se tourna sur le côté et fit le bilan des évènements : elle avait été plus où moins enlevée, ou plutôt, elle avait largement participé à son enlèvement, elle avait pour « protecteur » un arrancar étrange, impossible à cerner, mais qui possédait un certain charme, un autre arrancar voulait l’étudier sous tous les angles…
Elle ne put terminer son bilan, de chaudes larmes s’étant mises à rouler sur son visage. Certes, de « bonnes » choses lui étaient arrivées, mais en définitive, rien ne pouvait être pire pour elle que de se trouver ici, au service de l’ennemi.
C’est donc sur ces pensées qu’elle tenta tant bien que mal de s’endormir, en essayant de ne pas penser au lendemain.
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