Chapitre 7 : Alexandre
Quelques jours après Alexandre rendait visite à son frère Ryaon hospitalisé.
- Alex ! Quel bonheur de te voir ! le salua Ryaon.
- On reste couché ! ordonna Calire, tu n'es pas encore à tel point guérit que tu peux de nouveau faire le clown !
Ryaon restait couché mais il ignorait l'avertissement de son ami.
- Ah Calire ! Je ne crois pas que tu as déjà vu mon frère ? continua-t-il joyeux. Décidément rien ne pouvait détruire sa bonne humeur.
Calire soupira.
- C'est bon Ryaon...
- Mais si on nous écoute ? répliqua-t-il.
- J'en doute. C'est voyant quelqu'un qui écoute à la porte dans un hôpital si visité que celui, répondit Calire, alors arrête tes conneries. Tu devrais être content de t'avoir sorti...
Ryaon haussait les épaules.
- Il combattait pas mal c'est vrai... mais il avait pas ma agilité. Désolé au fait Alex d'avoir mit l'appartement en miettes.
Ce dernier secoua la tête.
- Mieux ça que ta mort, murmura-t-il.
Ryaon le fixa.
- Il ne faut pas t'en vouloir. Tu n'y es pour rien. En plus on ne se débarrasse pas si facilement de moi hein ! rigolo-t-il pour augmenter son humeur.
- Et s'il revient ? On se ressemble tellement ! S'inquiétait-il.
Ryaon et Calire secouèrent la tête.
- Non. Car il cherche un Fhou qui n'a aucun lien familier avec Ryaon. L'apparition d'un frère jumeaux qui habitait longtemps à l'étranger et que j'ai prévenu de l'état de Ryaon n'est pas tellement suspect que ça. Et même si, il va sûrement directement se prendre à toi, expliqua-t-il, or on ne le laisserait pas faire. Même pas un de tes cheveux, il va toucher sans le regretter !
Un léger sourire apparaissait sur le visage d'Alexandre alias Fhou.
- Comment avez-vous eu les faux papiers en fait ? demanda-t-il.
- C'est nos soucis, répondit Ryaon en jetant un de ses regards qu'Alexandre ne pouvait pas identifier à Calire. Ce dernier hocha la tête puis il disait à son ami que le commissaire lui rendrait de nouveau visite pour l'interroger encore une fois...
- Encore ? gémit-il, mais je lui ai tout dit ! Il portait une capuche qui cachait entièrement son visage ! J'ai vu que ses yeux bleus. Et il était aussi grand que moi et mince. C'est tout ce que je sais. Qu'il me fiche la paix ton commissaire !
Calire leva les mains.
- J'y peux rien moi !
Mais le coup de gueule de Ryaon partit vite. Bientôt il recommençait à taquiner tout le monde. Calire avait beaucoup de mal à le remettre en place. D'ailleurs sans l'autorisation du médecin, Ryaon se leva quelques jours après et faisait quelques pas dans l'hôpital. Or pour son malheur, Calire ne se trouvait jamais loin, et il le traînait à chaque fois dans son lit quand il le vit sur les couloirs, en pestant bien haut et fort, en le maudissant et en se demandant comment Ryaon aurait fait pour survivre tout ses années avec cette attitude.
Quant à Fhou, il devait de nouveau s'habituer à une autre vie. Il était à présent le frère jumeau de Ryaon appelé Alexandre. Il s'était installé dans la maison de son, soi-disant frère, et il n'y bougeait pas pour si tôt, voulant tout de même « protéger son petit frère (né quelques secondes après lui) qui faisait que des conneries ». L'histoire de ce frère jumeau ne tenait pas vraiment debout, mais apparemment c'était le meilleur que Calire et « les contacts de Ryaon » aurait pu faire. On se demande que de quels contacts les deux amis profitaient. Peu n'importe aussi... Leur vie privée ne l'intéressait pas tellement, il devait de nouveau faire l'ordre dans la sienne.
Un mois après, Ryaon sortait de l'hôpital heureux comme un coq en pâte. De ses blessures ne restaient quasiment rien, preuve du talent que possédait Calire.
Ils se passaient encore des semaines avant que Fhou s'était habitué à sa nouvelle vie. Devoir supporter Ryaon presque 24/24 h n'était pas facile. Il dut également se trouver un autre emploie. Ses deux amis estimaient cela trop dangereux de rester dans le supermarché. Il trouvait après des maintes recherches un emploie en tant que secrétaire.
Or là il avait sa vie. Une vie dans laquelle il s'y mettait à fond. Le passé en vaut pas la peine d'être redécouvert, la vie en tant que Fhou, il pouvait l'oublier, il ne lui restait que cette troisième, et il espérait, dernière vie. Et il s'en souvenait. Il gardait en mémoire chaque moment, pour toujours pouvoir s'en souvenir. Voilà donc que né Alexandre, jeune homme sympathique, agréable à côtoyer même s'il met prudemment des liens vers d'autres personnes. Au travail il était apprécié, parmis les amis, estimé. Il s'approchait des choses plus hésitant que son frère, mais il s'y mettait aussi enthousiasmé que joyeux. Bientôt il commença également à taquiner Calire, et lui et son frère, ils s'amusaient à inventer une blague après l'autre pour l'énerver. Oui, ce n'était peut-être pas si mal à la fin d'être obligé de vivre chez Ryaon. Il semblait avoir une bonne influence sur lui, pour le malheur de Calire. Il osait même d'aller de nouveau dans la café avec Karen, et il lui invitait une excuse à la genre : je connais quelqu'un qui vous ressemble beaucoup et je vous ai cru pour elle. Quel hasard que vous portiez le même nom !
Cependant il n'avait pas abandonné l'écriture, et grâce à son talent il réussit à travailler en tant que volontiers chez un journal. Il envoya également des petites histoires à des différents magasins et journaux. Ryaon lui avait proposé de devenir écrivain. Mais il n'écrivit que des nouvelles. Très petites. Il n'avait pas d'idée pour un roman...du moins pas pour l'instant. Mais un jour qui sait.
Oui, elle lui plaisait bien cette vie, il s'en souvenait de chaque instant, il ne voudrait jamais là changer ou revenir au passé. Il l'adorait.
Il était Alexandre. Un joli nom à la fin....