Chapitre 2 : Premiere sortie
Calire lui apporta ces vêtements qu'il avait porté aussi dans le rêve : La veste mauve sombre avec la chemise mauve clair ainsi que le pantalon et les bottes noirs. Même le petit pendentif s'y trouvait. Il s'habilla vite, content de pouvoir enfin se débarrassez du pyjama serré. Quand il eut fini, il quitta la chambre pour rejoindre Calire qui avait dit qu'il attendrait dehors.
Quand il sortit de la chambre il se retrouva dans un couloir tout blanc comme la cambre. Calire devait vraiment apprécier le blanc. Le vent s'amusait à faire danser les rideaux blancs transparents à travers les fenêtres ouvertes. Un air frais était présent, une atmosphère calme et agréable remplissait la maison. Il se sentit tout de suite à l'aise bien qu'il sentit également qu'un secret entourait cette maison.
Où se trouvait donc Calire ? Il le chercha du regard, et le trouva non loin de lui en train de parler avec quelqu'un. Il s'arrêta net. Il y avait quelque chose qui clochait. L'homme avec qui il parlait c'était lui ! Enfin presque. Il ne portait pas une petite pierre sur le front et il avait réussi à dompter ses cheveux dans une queue de cheval. Calire, parlant avec son alter ego, ne le remarqua pas, mais son sosie oui. Il leva la main pour le saluer et sourit. Il s'approcha en courant.
- Voilà donc mon jumeau ! C'est vraiment fou qu'on se ressemble ! il ria, enchanté de faire ta connaissance !
Il lui tenait la main. Il hésita une seconde, mais la serra. L'homme ria de nouveau.
- Je m'appelle Ryaon ! Au début je n'ai pas cru mes yeux quand on t'a trouvé évanoui ! Je ne m'aurais jamais imaginé qu'il y a quelqu'un qui me ressemble tant !
Ryaon éclata de rire. Mais il ne savait pas qu'il y avait de si drôle pour qu'il rire tant.
- Dis-moi tu fais une tête toi ! Ce n'est sûrement pas drôle d'être amnésique, mais quand même un petit sourire ! Ça t'étrangle pas tu sais ?
Il ne dit rien, mais haussa simplement les épaules. Il n'arrivait pas à partager la bonne humeur de son alter ego. Il le laissa, sans dire un mot, et se dirigea vers Calire qui l'attendait déjà en souriant. Avec un geste chaleureux, il l'invita de le suivre ce qu'il accepta.
- Hé, ne me laissez pas trop longtemps tout seul ! J'ai trop peur dans une maison si sombre que celle-ci ! cria Ryaon.
Calire secoua la tête.
- Lui et son humeur à deux balles..., murmura-t-il.
Il fit des signes d'adieux à son ami puis parti avec lui faire des achats.
Il garda le silence pendant tout les temps qu'ils avaient besoin pour faire les achats. Il n'avait pas envie d'engager la conservation et Calire apparemment non plus. Par contre tout était si étrange, les autos, les immeubles, ils s'en souvenait pas...et comparé à son rêve, ils étaient si...si primitifs. Tout ici dans ce monde. C'était une sensation bizarre de savoir d'habiter ici et de trouver tout primitifs. Cependant il ne montra pas son malaise et se contenta de porter les sachets que Calire lui donnait. Calire semblait s'être décidé qu'il devait rester un bon moment chez eux, vu ce qu'il acheta :
D'un nouveau pyjama, au beau costume pour les chiques sorties jusqu'à la brosse à dents, tous étaient inclus. Il ne le contesta pas. Il savait sûrement mieux que lui de ce dont il avait besoin.
Tous les achats finis, ils allaient faire une pause dans un café avant de rentrer. Intrigué il regarda la carte : Coca Cola, Fanta, Sprite ? Il s'agissait de quoi ? Il fronça les sourcils. Même cela il avait oublié ! Il fut irrité. Qu'avait bien pu lui arriver pour qu'il devînt à un tel point amnésique ? La voix d'une serveuse interrompit ses pensées :
- Que désirez-vous, monsieurs ?
Tiens ? Cette voix....
- Une eau plate s'il vous plaît, répondit Calire.
Il entendit la serveuse écrire la commande. Il avait toujours le regard fixé sur la carte. Cette voix, il la connaissait !
- Et vus monsieur ? Que désirez-vous ?
Calire le poussa doucement pour qu'il répondît.
- Heu...un Coca s'il vous plaît, commanda-t-il au hasard.
- Très bien monsieur.
Les pas de la serveuse s'éloignèrent. Lentement il détacha les yeux de la carte. Il chercha la serveuse du regard mais elle avait déjà disparut. Il connaissait la voix, mais d'où ?
Calire se pencha vers lui.
- Vous vous sentez mal ? demanda-t-il.
- Quoi... ? N...non, non ! Ça ira. Ce n'est rien.
Calire le laissa mais l'observa toujours intrigué. Quant à lui, il se creusait sans cesse la tête d'où il connaissait cette voix. Quand la serveuse arrivait il n'avais toujours pas trouvé la réponse.
- Voilà vos boissons monsieurs.
Calire la remercia. Il leva la tête, pour voir la serveuse en train de partir. Il eut le souffle coupé et s'écria :
- Karen !
En effet, elle ressemblait comme une goutte d'eau à la Karen de son rêve. Mais...mais c'était complètement impossible !
Elle se retourna et demanda intriguée :
- On se connaît ? Je ne me souviens de vous avoir un jour rencontrer.
- Moi non plus à vrai dire..., répondit-il en murmurant.
- D'où connaissez-vous mon nom alors ?
Il baissa la tête perplexe. La serveuse attendait une réponse qu'elle ne reçut pas et elle partit finalement pour prendre d'autres commandes.
Mais...mais c'était Karen ! Celle de son rêve ! Exactement la même ! Comment se fait-il qu'elle soit ici ? Qu'elle existe en réalité ? Ce n'était rien qu'un rêve après tout ! Ou bien l'avait-il réellement une fois rencontré ? Mais elle s'en serait sûrement souvenue ! Oh comme c'était embêtant d'être amnésique ! Il se tenait la tête. C'était comme dans un immense puzzle, il cherchait dans un tas de pièces la juste qui allait avec celle qu'il avait déposé devant soi, mais il la trouvait pas ! C'était une recherche désespérée...
- Vous êtes sûr que vous allez bien ? demanda Calire inquiète.
- Oui...enfin...non. Ça me rend dingue de me souvenir à rien à part un rêve débile qui n'a rien à faire avec ma vie réelle....
- Hm...c'était dans votre rêve que vous avez croisé la serveuse ?
- Oui à part qu'elle n'y était pas une serveuse.
- Il faut que vous me racontiez ce rêve, il y a sûrement plus d'illusion à votre vie que vous pensez ! Les rêves sont bizarres parfois ! Mais buvez maintenant ! Ça vous ferra du bien !
Il fit ce que Calire lui proposa et but une gorgée de Coca. Quel goût bizarre ! Il en fut intrigué. Mais finalement le Coca n'était pas si mal que ça...